Le nouvel impérialisme mondial américain – SLAVES NO MORE : 2/ les USA, une société fasciste ?

Ne nous méprenons pas : l’objet de notre critique dans cette série de posts que nous avons décidé de consacrer au néo-impérialisme américain, qui trouve sa genèse dans le présomptueux « Project for a New American Century (PNAC)», pondu par les Wolfowitz et autres Rumsfeld, de sinistre mémoire (1), peut être partagé par la majeure partie du peuple américain lui-même : comment expliquer, en effet, que des dizaines de milliards de dollars – la somme exacte est inconnue des intéressés eux-mêmes, comme nous le verrons ci-après – soient dépensées en services de renseignements de toutes sortes dont même ceux qui en ont la charge contestent l’efficacité, ceci alors que, comme vous le verrez dans le post du 19/05/12, plus particulièrement le reportage de la BBC intitulé « Poor America », de plus en plus de citoyens américains de la classe moyenne voient s’effondrer leur train de vie, certains étant même contraints de dormir sous les ponts.

La plupart des Européens ont grandi, depuis les eighties, sous une influence culturelle nord-américaine omniprésente et une soumission politique inconditionnelle à l’oncle d’outre-Atlantique. Rejeter cette influence en bloc est insensé car cela signifierait, pour eux, se défaire d’une partie d’eux-mêmes. Ce blog fourmille d’ailleurs de trailers de films hollywoodiens, et plus encore de musiques underground produites le plus souvent aux States. Que les ados du siècle dernier refusent de jeter le bébé avec l’eau du bain n’équivaut pas pour eux, contrairement à ce que nous entendons parfois, souscrire à la vassalité politique, qui ferait partie d’un package, dans la mesure où, à l’opposé de la soupe dégénérée servie aux ados du siècle actuel, une large majorité des œuvres du XXe contenaient en elles les germes de la contestation à l’égard du système américain lui-même ! Sans doute est-il là, le génie américain !… Que l’on songe, par exemple, aux textes rageurs de Zack de La Rocha, frontman de Rage Against the Machine, qui jamais, lors de ses concerts, ne manque une occasion d’égratigner la CIA, ou encore, plus largement, à la multitude d’Américains qui se sont ralliés au mouvement Occupy Wall Street !, parmi lesquels l’organisateur du très populaire festival de rock underground Lollapalooza, Perry Farrell, par ailleurs frontman de l’excellent Jane’s Addiction…

Notre propos n’est donc pas là : seuls ceux qui ne connaissent rien aux Etats-Unis critiquent ceux-ci en bloc, dévoilant ainsi leur méconnaissance du sujet. Les Etats-Unis ne sont pas un bloc ! Il n’y a pas que les fous furieux du Tea Party aux Etats-Unis ! Les Etats-Unis, malgré le phénoménal écart qui existe entre le peuple et ses élites, qui rend la prise de décision souvent encore plus opaque que chez nous et explique pour partie le taux d’abstention record lors de la plupart des élections, ainsi que la quasi-mainmise de lobbies affairistes sur le Congrès – comme c’est encore le cas en ce qui concerne les minables tentatives de repeal, c’est-à-dire de retrait, de la loi qu’Obama, lorsqu’il avait les coudées plus franches, avait courageusement fait voter pour permettre à tous, y compris aux plus démunis, l’accès aux soins de santé – sont indéniablement une belle et grande démocratie, en tout cas au sens inachevé et très, très perfectible où nous l’entendons aujourd’hui…

Stricto sensu, parler de fascisme américain, a fortiori de nouveau fascisme américain, n’a donc aucun sens, les USA n’ayant jamais jusqu’à présent, à l’exception peut-être de l’ère Bush Jr., traversé de période fasciste. Toutefois, ce sur quoi nous tentons dans cette série d’attirer l’attention, ce sont les dérives antidémocratiques que permet, voire favorise, précisément un tel libéralisme politique, dans lequel un chat ne retrouverait plus ses petits.

Soyons lucides : le président américain, et avec lui le Congrès, sont loin de contrôler tout. Certes, conformes à leur impérialisme prétendument émancipateur, en dépit de ce que l’on continue d’enseigner contre toute évidence à de nombreux petits élèves américains, et fidèles, en outre, à leur mentalité de pseudo-porte-étendard de la liberté mondiale, qui résultent bel et bien d’une direction et de choix politiques, les Etats-Unis sont tout sauf les enfants de chœur dont ils ne résistent pas de se parer, de temps à autre, des atours. Mais au-delà de cette arrogante tentation de faire tourner le monde à eux seuls, un danger – peut-être plus important encore – guette, un danger auquel le peuple américain lui-même est exposé en première ligne, et qui est consubstantiel au libéralisme politique du pays (2), à son anti-jacobinisme, à son anti-centralisation (laquelle se marque par le grand pouvoir, justifié historiquement, qui est dévolu aux Etats qui composent l’Union), c’est le morcellement du pouvoir, la possibilité pour l’un ou l’autre groupe donné, pour tel ou tel groupement phalangiste, pour d’obscurs adorateurs de divinités païennes ou ultra-chrétiennes par exemple, de contrecarrer, fût-ce, le cas échéant, sous couvert de l’alibi de la « plausible deniability » (3), l’autorité des pouvoirs constitués afin de mettre en œuvre un agenda politique et / ou financier qui leur est propre et ainsi, peut-être, poser les bases d’une société beaucoup moins libre qui pourrait, à terme, s’approcher du totalitarisme.

A cet égard, le document qui suit, un reportage de l’émission « Frontline », de la très professionnelle chaîne publique américaine PBS, est édifiant à plus d’un titre. Consacrée à l’entrelacs d’agences de renseignement qui ont poussé comme des champignons depuis les attentats de 2001, l’enquête révèle en effet, outre l’obsession du fichage qui caractérise désormais les USA (et pas eux uniquement !), une évolution des plus inquiétantes, une faille béante en fait, dans le réseau de protection national américain, à telle enseigne qu’elle pourrait, pour un esprit mal tourné, être à l’origine d’éventuelles vulnérabilités, de possibles attentats futurs sur le sol américain.

En guise d’illustration, voici quelques propos significatifs de hauts responsables américains du renseignement qui tous avouent très cyniquement être complètement dépassés par la machine mise en branle sous Bushito

L e documentaire est disponible en fin de post. Enjoy, if you can !

Michael Hayden, Ancien directeur de la NSA et de la CIA et Général 4 étoiles e.r . :

« Je ne pourrais raisonnablement prétendre savoir tout ce qui s’y passe. Je pense que quelqu’un a dit que seul Dieu connaissait tous les programmes spéciaux. Je pense que c’est vrai. Est-ce une bonne chose ? Probablement pas. Est-il possible de l’éviter ? Probablement pas.

[…]

J’ai été au service du gouvernement [américain] pendant quarante ans, principalement dans le renseignement. Jamais je ne vous affirmerais que j’en connaissais toutes les entités. » (4)

Thomas Kean, Président de la commission du Congrès américain consacrée aux attentats du 11/09/01

« Le Congrès n’assume pas sa tâche de supervision, et il admet lui-même ce dysfonctionnement. Dès lors, qui prend les décisions et où se prennent-elles ? Elles le sont dans les 17 différentes agences de renseignement, et personne n’en assure la coordination. Par conséquent, le gonflement des budgets est inévitable, au même titre que les redondances. » (4)

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(1) Souvenez-vous, il s’agit de ce sale personnage hautain, à l’appartenance au KKK (ou à ses succédanés) présumée, qui avait eu l’outrecuidance de s’adresser sur un ton menaçant au Parlement européen comme à une troupe de cirque, à l’aube de l’aventure irakienne… Le PNAC, quant à lui, visait tout aussi présomptueusement à assurer la domination séculaire des Etats-Unis sur le monde.

(2) Ce libéralisme est cependant battu en brèche par la constitution d’une administration du renseignement pléthorique : le reportage qui suit révèle en effet que 800.000 employés américains disposent d’une higher security clearance, c’est-à-dire d’un accès à des renseignements privilégiés.

(3) Souvent utilisée par les auteurs de scénarios hollywoodiens, cette ficelle permet à des groupes, militaires ou autres, de mener des actions spécifiques de manière covert, c’est-à-dire officieuse, parfois sans même que les élus en aient eu vent au préalable, donc sans même qu’ils n’aient eu à donner leur aval.

(4) Traduction libre

Le nouvel impérialisme mondial américain – SLAVES NO MORE : 1/ HAARP

« Le Programme HAARP

Science ou désastre? »

par Luc Mampaey, attaché de recherche au GRIP

Le texte ci-dessous est un résumé du Rapport du GRIP 98/5. Ce rapport a obtenu le Prix Philippe Bourdeau décerné par l’Institut de Gestion de l’Environnement et d’Aménagement du Territoire (IGEAT) de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) pour récompenser un travail de fin d’études présenté en vue de l’obtention du DES en Gestion de l’Environnement (année académique 1997-98).

« Sur un site du département américain de la défense (DoD) à Gakona, en Alaska, l’U.S. Air Force et U.S. Navy ont entrepris, en 1993, de faire construire une station de recherche sur les propriétés de l’ionosphère d’une puissance jusqu’ici inégalée: c’est le programme HAARP, High Frequency Active Auroral Research Program.

Pure recherche scientifique affirment les militaires; étape supplémentaire et risquée dans les tentatives militaires de manipuler l’environnement à des fins hostiles, rétorquent quelques scientifiques et des organisations écologistes ou pacifistes.

A première lecture, rien ne distingue pourtant HAARP des installations de recherches ionosphériques déjà en fonctionnement. Sauf le gigantisme des puissances évoquées, et le contrôle exclusivement militaire du projet. D’où les inquiétudes et la perplexité qu’il suscite, amplifiées encore par la langue de bois, ou les silences, des autorités militaires. HAARP n’est-il que la partie émergée de nouveaux projets militaires, préludes à une nouvelle course aux armements? HAARP risque-t-il de provoquer des dommages irréversibles ou majeurs à l’environnement? Ou bien n’y a-t-il vraiment aucune raison de s’inquiéter?

Les modifications de la biosphère à des fins militaires, ou à d’autres fins hostiles, sont interdites par une Convention de 1977, dite la Convention ENMOD. Pourtant, le concept de Environmental Warfare fait bien partie du langage et des manuels militaires. Depuis le début des années 90 cependant, alors que se développe aux Etats-Unis une Revolution in Military Affairs (RMA) sensée adapter les forces armées à leurs missions du 21ème siècle, les références aux techniques de modifications environnementales se multiplient.

Ces nouvelles missions, ou Future Warfare, reposent sur une domination dans l’air et dans l’espace, et nécessitent une maîtrise optimale de l’information, de l’environnement et des moyens de communication, ainsi que de nouvelles classes d’armes à énergie dirigée. Vue sous cet angle, une intensification des recherches militaires sur les propriétés ionosphériques et les ondes électromagnétiques n’a rien de surprenant.

Il n’en fallait pas davantage pour propulser le Programme HAARP au coeur d’une controverse, qui finit par franchir l’Atlantique. Ce travail propose d’en faire le point.

La première partie rappellera certaines notions élémentaires de physique et de chimie de l’atmosphère. Ces rappels fondamentaux permettront de mieux comprendre ce qu’est l’ionosphère et l’importance qu’elle revêt, notamment pour les opérations militaires. La deuxième partie s’intéressera au concept et aux définitions de l’Environmental Warfare ainsi qu’aux règles de droit international qui s’y appliquent. La troisième partie s’intéressera au Programme HAARP proprement dit: la description du programme, la procédure d’impact sur l’environnement, son inscription dans un contexte historique et militaire, et la confrontation des points de vue à son égard.

HAARP est un programme scientifique. Aux mains des puissants, il peut cependant conduire au progrès comme à l’oppression et au désastre. Sans préjuger des intentions finales des Etats-Unis, et reconnaissant que ce travail émet plusieurs hypothèses, et relaye certaines spéculations, il s’avère fonder d’affirmer que le programme HAARP, en synergie avec d’autres programmes militaires, peut conduire à des déséquilibres dangereux pour l’environnement et les populations. »

Site de la Marine américaine : http://server5550.itd.nrl.navy.mil/projects/haarp/

Rapport du Parlement européen – 28 janvier 1999 (A4-0005/99)

Extraits:

« […] vu l’audition sur le projet HAARP et les armes non létales convoquée à Bruxelles, le 5 février 1998, par la sous-commission “sécurité et désarmement” de la commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense,

R.  considérant que la recherche militaire porte actuellement sur la manipulation de l’environnement à des fins militaires, et ce en dépit des conventions existantes; c’est le cas, par exemple, du système HAARP basé en Alaska,

24.   considère que le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Project), en raison de son impact général sur l’environnement, est un problème d’une portée mondiale et demande que ses implications juridiques, écologiques et éthiques soient examinées par un organe international indépendant avant la poursuite des travaux de recherche et la réalisation d’essais; déplore que le gouvernement des États-Unis ait à maintes reprises refusé d’envoyer un représentant pour apporter un témoignage sur les risques que comporte pour l’environnement et la population le projet HAARP financé actuellement en Alaska, durant l’audition publique ou à l’occasion d’une réunion subséquente de sa commission compétente;

25.   demande à l’organe chargé de l’évaluation des choix scientifiques et techniques (STOA) d’accepter d’examiner les preuves scientifiques et techniques fournies par tous les résultats existants de la recherche sur le programme HAARP aux fins d’évaluer la nature et l’ampleur exactes du danger que HAARP représente pour l’environnement local et mondial et pour la santé publique en général […] »

WAKE UP !!! Rupert Murdoch n’est que l’épicentre d’un gigantesque voyeurisme médiatique international organisé !

Avant nous, d’autres ont entrepris, avec plus ou moins de succès, de dévoiler le dessous des cartes de la gigantesque tromperie médiatique. Ne vous méprenez pas : il ne s’agit aucunement d’un complot, au sens où l’entendent certains, mais d’une organisation antisociale effrontée et méthodique.

Récemment, quelque commentateur avisé – il en reste une poignée – expliquait à la télé que la fin d’un régime se marquait toujours par le fait de livrer en pâture  ses figures les plus emblématiques au Moloch populaire : la bête, que l’on a savamment mise au pain sec et à l’eau, a faim, voyez-vous, et il faut la nourrir ! Car la bête est entretenue, nul ne cherche à l’assagir, encore moins à l’affranchir, dans la mesure où elle joue un rôle prédéfini dans la spirale qui mène la Majestueuse Civilisation Occidentale au néant blanc ! Comme jadis, certains prêtres roublards des civilisations préchrétiennes sacrifiaient tantôt un animal, tantôt un membre innocent de la communauté (le plus jeune homme, parfois) sur l’autel improbable de la temporaire satisfaction de l’appétit céleste, en réalité pour asseoir leur autorité perverse – des offrandes auxquelles, à en croire un texte fondamental, Dieu a mis un terme définitif – nos prêtres cathodiques contemporains ont besoin de lyncher de temps à autre un membre éminent des leurs. Mais, ajoutait l’analyste, une telle offrande marque uniquement un passage de témoin dans les hautes sphères. La nouvelle garde souhaite se débarrasser de l’ancienne. Cette dernière se trouve dès lors absolument vilipendée par les masses poussées à bout, tandis que la première peut asseoir dans l’ombre son autorité nouvelle.

Le commentateur dont question évoquait-il des dictatures tropicales ? Que non : c’est du cas Murdoch qu’il était question ! Murdoch, ce magnat international de la presse, aujourd’hui passablement en déclin, qui faisait chanter tout l’appareil politique anglo-saxon, britannique en particulier, s’est fait trucider pour quelques écoutes téléphoniques, dont certaines, qui visaient l’entourage d’une jeune fille kidnappée et assassinée, étaient proprement diaboliques.

Ainsi, comme si la pièce de théâtre s’était déroulée au milieu du XXe siècle, quelques dizaines d’années après l’invention du téléphone par Bell, ses metteurs en scène ont tenté de faire croire à l’opinion publique qu’une technologie complètement obsolète – les écoutes téléphoniques – étaient à l’origine du scandale. A l’époque d’Echelon, ce gigantesque réseau de surveillance et d’interception de données de toutes sortes, militaires mais aussi civiles (privées et professionnelles), à l’époque de la surveillance constante et tous azimuts d’individus par des satellites militaires et commerciaux – le cocaïné Branson se vantait encore récemment de la « privatisation de l’espace » ! – capables de zoomer jusqu’au dixième de centimètre, même en oblique depuis une dizaine d’années – il s’agissait de rassurer le citoyen lambda sur le semblant de vie privée qu’il lui reste. Or, comme le citoyen lambda est lassé après la dure journée de labeur que d’autres metteurs en scène lui imposent, obnubilé par les factures à payer à la fin du mois, son conjoint (sa conjointe) qui lui tape sur les nerfs et la bouffe à procurer à ses gosses, il ne réfléchit pas plus loin. Comme pour clore ce cercle imparfait, cette caverne néoplatonicienne éternelle, c’est aux mêmes médias qu’il s’en remet pour libérer son semblant de conscience de ses tracas quotidiens. « La télé, c’est tout ce qu’il me reste… » Combien de fois n’a-t-on entendu, dans les couches populaires, cet aveu d’abandon qui résonne comme une gifle pour le(s) convive(s) d’un soir ?

S’il réfléchissait davantage, l’électeur-esclave se poserait toutefois des questions hautement dérangeantes, l’ironie consistant dans les quelques clés de compréhension qui lui sont délivrées par une frange du spectacle américain scénarisé : comment se fait-il, par exemple, que dans une société de surveillance permanente et de fichage généralisé, un tueur sanguinaire comme Breivik ait pu passer à l’acte ? Qui l’a laissé faire ?

La consanguinité intellectuelle des médias est établie : le droit de cuissage y est la règle, y compris au cinéma. Tout ce petit monde se baise allègrement au propre pour baiser ensuite le public dans son ensemble au figuré. Ceux qui tentent vainement d’apporter quelque clarté aux débats renoncent bien vite devant l’énorme appareil de désinformation auquel ils font face : d’une certaine manière, les médias occidentaux (certains plus que d’autres) sont les gardiens d’un temple en voie d’effondrement. Ils considèrent, à juste titre, qu’il convient de circonscrire la parole médiatique à ceux qui respectent certaines règles démocratiques (ne pas appeler à la haine, par exemple), mais parallèlement, comme dans n’importe quel régime autoritaire, ils défendent le pouvoir en place. Pourquoi le siège de la télévision nationale est-il systématiquement, lors de toute révolte ou révolution, l’un des premiers lieux de pouvoir à être pris d’assaut ? Le pouvoir de broadcaster, quoique réduit par l’influence d’internet, est énorme : c’est la faculté de délivrer une vérité publique, même noyée sous les oripeaux du multipartisme, que des millions d’individus feront leur. C’est le formatage du « temps de cerveau disponible ».

Or, s’il est aisément compréhensible que des insurgés, dans tel ou tel pays plus exotique aux yeux des occidentaux, bouillent de renverser la voix de leur maître, tant la démocratie est pour eux un horizon, pourquoi semble-t-il si malaisé de faire passer dans les médias occidentaux quelque idée iconoclaste que ce soit ? Nous avons notre réponse : pas plus qu’ailleurs, les détenteurs autoproclamés et cooptés de notre pouvoir, à l’opacité avérée lui aussi, ne souhaitent-ils voir disparaître leurs prérogatives. Mais, au-delà de ce souci, commun à tout groupe influent, trône la conviction bien ancrée que notre système est le meilleur et, par conséquent, qu’il est fini, donc imperfectible puisque parfait !

Il est tellement parfait, d’ailleurs, ce système, qu’il entretient en permanence, ici plus que là, la nécessité de se fondre dans le moule crasseux de l’abandon total de soi et des autres au profit de la logique mathématique : les idoles de pacotille sont vénérées non pour leur créativité, mais pour le fric qu’elles génèrent et empochent. Les couches populaires sont piétinées en permanence par l’arrogance médiatique et le seul salut réservé à tel ou tel populo qui se distinguerait des autres est de souscrire indistinctement à cette logique socialement suicidaire ! La mélancolie du Tout est noyée dans un bain brunâtre de pisse, de rires forcés, de foutre, de touzes, de coke, de merde, de domination et de mépris dont plus rien ne distingue les éléments, alors que, dans l’indifférence suscitée, crèvent dans la rue les rebuts de la société.

Prenez Omar et Fred, par exemple, ces deux boursouflures médiatiques qui gagnent des ponts en abreuvant leurs spectateurs de prive jokes en boucle et de pitreries prépubères. Sympa, le homard, pourtant ? Oh oui, très sympa : intouchable, vecteur d’une meilleure compréhension interculturelle dans son dernier film, il nourrit pour ainsi dire toute sa vaste famille. C’est un héros ! Vraiment ? Et que leur apprend-il, à ses petits frères et sœurs et à tous les autres gosses ? Quel modèle de société véhicule-t-il ? Quelles perspectives leur offre-t-il à terme ? Ah, mais j’oubliais : les vaches sacrées, ça ne se critique pas !

Prenez Denisot, cette clette bourrée de fric qui, toujours et à toute occasion, s’efforce de demeurer superficiel, interroge toujours à côté de la plaque et en focalisant sur la personne plutôt que sur les enjeux ou les objectifs. Prenez Massenet, cette blondasse écervelée qui se la joue. Prenez Ardisson, le prince de la nuit sur le retour à la déco kitsch et criarde, qui essaie, qui essaie en s’y croyant à fond lui aussi, mais qui jamais ne dépassera le niveau de son nombril. Songez au cercle de plus en plus restreint de célébrités qui, elliptiquement, nous abreuvent de ce qu’il faut penser. MAIS QUI SONT CES GENS, BON DIEU ?

Des suppôts du pouvoir, de la servitude, du néant, qui, par leur gouaille, contribuent à rendre impossible tout mouvement, toute évolution, à lisser les profils, à faire croire que tout se vaut, à décérébrer, tel un Barthès et ses séquences de quelques secondes destinées à brouiller les esprits, à glorifier le bling et le fake, bref à maintenir le populo dans le gigantesque bain dont référence ci-dessus.

Récemment, le président Chavez s’interrogeait publiquement sur les pouvoirs réels des puissances occidentales : il trouvait curieux que l’ensemble des dirigeants sud-américains de gauche aient tous été soudainement frappés par le sale C. Récemment, Ahmadinejad clamait que l’Europe disposait d’un outil satellitaire destiné à influencer, voire contrôler, les masses nuageuses. Quelques dizaines d’années après Reagan et sa guerre des étoiles et, dans la foulée, Bush Sr. et son « new world order », que de sottes superstitions, en effet, auxquels les médias occidentaux libres ont bien fait de n’accorder aucun intérêt…

« Service après-vente, bonsoir ! » …

Je n’ai plus la moindre confiance en Di Rupo ! Ce pseudo-gouvernement de ballerine doit tomber !

Comme annoncé il y a deux semaines déjà, le gouvernement belge a décidé de raboter considérablement l’allocation de subsistance des chômeurs. Alors que, partout dans ce pays en voie d’effondrement, sont mises en lumière la gabegie publique et l’incompétence managériale des irresponsables politiques – Dexia n’en est que la face émergée – ce sont de nouveau les plus faibles qui doivent trinquer. C’est inacceptable et, à tout prendre, il serait préférable qu’une telle mesure émane de la N.V.A., dont le programme socio-économique a, lui au moins, le mérite de la limpidité (1) !

Un isolé (2) perçoit aujourd’hui par mois un peu plus de 1000 € lorsqu’il a dépassé la période de six mois qui lui garantissait jusqu’à présent de percevoir 60 % de son dernier salaire brut s’il avait travaillé pendant une durée déterminée. La nouvelle réforme (3) prévoit de diminuer cette somme de 17 %, soit, dans notre exemple, 170 €. Lorsque l’on connaît les difficultés pour une personne de boucler ses fins de mois à l’heure actuelle – et il n’est point besoin d’être grand-clerc pour se les imaginer ! – il va sans dire que cette mesure va plonger les chômeurs un peu plus encore dans le désarroi. Pas tous les chômeurs bien sûr, seulement les plus affaiblis d’entre eux, ceux qui ne peuvent compter sur le soutien d’aucun proche, les jeunes homosexuels en rupture de ban familial par exemple ! A plusieurs titres, Di Rupo est donc un traître !

Qu’il se souvienne de son arrivée en Belgique avec la mamma, telle qu’il la narrait il y a peu dans une émission que lui avait consacré la chaîne de télévision commerciale flamande VTM : c’est à peine si lui et les siens avaient des clous pour se gratter le cul ! Mieux que quiconque, l’Empereur de boulevard devrait donc être sensible au statut des plus démunis. Certes, mais, voyez-vous, le Prems a derrière lui une épouvantable expérience qu’il ne souhaiterait pour rien au monde rééditer. Pour l’avoir croisé à plusieurs reprises en rue, en divers endroits de Bruxelles, le plus souvent du côté de la place Saint-Jean, à deux pas du Parlement bruxellois, je sais que les 541 jours nécessaires à la formation de son gouvernement l’ont transformé littéralement en spectre hagard et errant ! « Nie wieder ! Plus jamais ça ! » a-t-il dû se promettre, fût-ce au détriment de ceux qu’il est supposé défendre en priorité !

Certes, le premier ministre belge est réputé être, en toute une série de domaines, un asexué, histoire de garder l’église au milieu du village et de faire preuve d’impartialité face aux nombreux courants idéologiques, aux appartenances culturelles et linguistiques diverses, etc. Il n’en demeure pas moins qu’il a cédé sur un dossier de trop. A qui ? A de petites bourgeoises endimanchées à la Christine Defraigne, libérale, présente sur le plateau de l’émission de la RTBF « Mise au Point » consacrée, ce dimanche, à la problématique… des petites bourgeoises endimanchées toujours promptes à donner des leçons du haut de leur supériorité financière mais qui n’ont jamais eu à travailler réellement de leur vie. Dans son cas, c’était parce que papa s’était déjà fait un nom en politique et que la bourgeoise n’a eu qu’à reprendre le flambeau ! Mais les petites bourgeoises ne se trouvent pas que du côté libéral : le Parti Social-Compassionnel, et même les socialistes, en ont également leur part !

Certes, il serait indécent et indéfendable pour quiconque de passer sa vie aux crochets de la société. Mais pour que s’instaure une relation d’égal à égal – ne mentionnons même pas la confiance – entre employeur et travaillant, il importe que ce dernier ne soit pas contraint de signer un contrat le couteau sous la gorge ! Or, voilà précisément le type de relation qu’une telle réforme prévoit et instaure. « T’es pas content de travailler pour des peanuts à t’abrutir devant ton écran ou ta machine-outil pendant les sept heures quarante que tu pointes par jour ? Eh bien, dégage, à la rue, d’autres attendent !… »

Eh oui, Mesdames, Messieurs, le cynisme en politique n’a plus la moindre limite. Les maîtres se sont tellement confortés, depuis Berlin 1989, dans leur rôle, ou du moins l’impression qu’ils s’en font, qu’ils s’imaginent être au-dessus de tout et de tout le monde.

Etudiant, je me souviens avoir été invité, un soir, par quelques potes, à participer à une manche de « Res Publica », un jeu de société extrêmement sophistiqué, ancré dans la Rome antique, où il s’agissait notamment, pour les sénateurs et autres dirigeants romains, de jauger précisément le niveau de tolérance de la plèbe à l’égard de réformes impopulaires. Qu’ils essaient de faire avaler à cette dernière la préréforme de trop, qu’ils lui enlèvent trop abruptement ses pains et ses jeux, et voilà le Sénat renversé et les rues de Rome le théâtre d’un bain de sang ! Di Rupo apprécierait ce jeu, j’en suis convaincu. Peut-être les irresponsables politiques verraient-ils toutefois d’un œil moins favorable la structuration et la coalition des masses de chômeurs (près d’un million de voix en Belgique uniquement, si l’on compte leurs proches), aujourd’hui freinées par des syndicats dépassés par la radicalité des mesures antisociales, et tous les partis politiques, au nom du « Cachez ces flux de misère, ces irréductibles Intouchables, que l’on ne saurait voir » !

Ne le cachons pas, j’avais pour le personnage de Di Rupo une certaine admiration, en tout cas un a priori favorable : cohérent, faussement charmeur, très sec à ses heures, il en impose non par la force, mais par une sorte de désinvolture dandy couplée à une fermeté dans la durée rarement démentie. En souscrivant au coup tordu fait aux chômeurs, tel que concocté par la droite, il m’a irrémédiablement déçu car, ce faisant, c’est non seulement ceux dont il se déclare socio-politiquement proche qu’il a trahis, c’est aussi lui-même et son passé, redevenant de facto et qu’il le veuille ou non le spectre au pull blanc et au jean bleu qui arpentait craintivement les rues de la capitale en frôlant les murs…

Avec la NVA au moins, que j’exècre et dont il faut que ce pays se débarrasse (pour que les choses soient claires), les rapports de force seraient moins alambiqués : elle cogne ? On la ratiboise, un peu comme au Québec avec cet infâme libéral-fasciste qu’est Charest ! Ancien condamné ou pas, c’est le moment d’écouter Monsieur Hermanus, Mijnheer de Premier

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(1) Gageons que celle-ci, arguant qu’il ne va pas assez loin, votera contre ce plan de paupérisation programmée, ou au moins qu’elle s’abstiendra, contribuant ainsi à conférer du gouvernement en place une image modérée et à reporter très temporairement sa chute. On a les soutiens qu’on peut !

(2) Telle est la désagréable terminologie officielle qui désigne celui qui n’est ni marié, ni cohabitant.

(3) Telle est, depuis au moins vingt ans, l’appellation donnée le plus souvent par ces Eminences à des reculs sociaux caractérisés.

The End of an Era, TOWARDS A NEW WORLD EQUILIBRIUM !

As I would not be a slave, so I would not be a master.

This expresses my idea of democracy.

(Abraham Lincoln)

Gather, ye forest folk, and attend our tale ! The desperate call of heavy hearts is answered ! Mocking priests of the dusk, by the power of our Alliance, the four elements shall have their will of all of you, and with the water that will submerge your infinite boastfulness will rise the sign :PEASANTS ARE FREE ! CARE IS RESTORED !” ”

« Minner Burris est un homme heureux, il a cet ensemble de petits quelques choses qui le démarque des autres. Le succès professionnel, le succès auprès des autres hommes et des femmes.
L’Homme a quitté le système solaire depuis peu – et c’est à la tête d’une équipe de trois astronautes que Minner part sur Manipool établir un premier contact. Leurs corps y seront l’objet d’expériences où ils seront démontés puis reconstruits entièrement mais dont seul Minner réchappera. C’est donc détruit mentalement et physiquement qu’il rejoint la Terre où il passe ses jours enfermé seul à se morfondre.

Lona Kelvin est une fille banale de dix-sept ans, unique par son histoire : c’est la vierge aux cent bébés ! Des savants lui ont prélevé des centaines d’ovules fertiles mais immatures pour réaliser cette expérience. Celle-ci était publique mais pas le nom de la donneuse, alors le jour où la fuite a lieu c’est l’explosion médiatique : on écrit des chansons et des livres sur elle, on réalise des reportages sur sa vie, etc. Puis, « celle qui avait été l’idole du monde pendant neufs jours retomba dans l’obscurité le dixième », seule et sans bébé.

Duncan Chalk est un magnat de l’industrie du spectacle. Il possède le don « vampirique » de se nourrir des émotions des autres et plus particulièrement de la souffrance et du doute. Il est constamment à la recherche de nouveaux phénomènes pour satisfaire ses besoins ainsi que ceux des foules anonymes qui ont fait son empire. La fille et l’astronaute ne manquent pas d’intérêt pour lui. Ce livre est l’histoire de leur rencontre.

Il va les réunir en promettant un nouveau corps à Minner ainsi qu’un de ses bébés à Lona, puis leur permettent de poursuivre leur rencontre par un énorme voyage de plusieurs mois à travers la Terre puis le système solaire. Une histoire riche en émotions au cours de laquelle leur relation évoluera pour le plus grand plaisir des gens normaux.

Silverberg critique la société du spectacle en particulier à travers le don de Chalk, une métaphore de chacun d’entre nous dans le monde actuel. Si l’auteur impute principalement ce défaut aux couches populaires, il s’attaque aussi aux médecins, au sens moral quelque peu diminué, qui mettent plus en avant le progrès [au sens de l’approfondissement et de l’augmentation du savoir sur la physiologie et la psychologie humaines] et la technique que l’être humain. » (1)

« Suddenly, a banking community will not be able to lend money. People will not be able to buy houses. That feeds on itself, and that’s how recessions work : businesses start to lay off workers, they can’t get loans to meet their payoff, they can’t get loans to keep their businesses going. Businesses go out of business, more people are let go. Other people are afraid they will be let go, they stop spending, they spend less money. Business makes even less profit, more businesses go under, and all this feeds on itself, and the economy sinks into a sort of death spiral […], but that takes time : markets can collapse in a few days, the economy sinking takes time.” (2)

America will never be destroyed from the outside.

[When] we [will] falter and lose our freedoms, it will be because we destroyed ourselves !

(Abraham Lincoln)

 

LONG LIVE THE AMERICAN PEOPLE !

TO HELL WITH AMERICAN SHARKS AND VULTURES !

________

(1) Source : http://www.cafardcosmique.com/Un-jeu-cruel-de-Robert-SILVERBERG

(2) Jeff Madrick (Journalist, Economic Policy Consultant and Analyst, Author of “Age of Greed, The Triumph of Finance and the Decline of America, 1970 to the Present”) in “1929, La Crise” by William Karel, Roche Productions)

PROFS D’UNIFS, vous devriez ouvrir les yeux sur le monde qui vous entoure !

J’ai déjà abordé dans ce blog la notion d’esprit critique, notamment à travers la reproduction d’un article que le journal flamand « De Morgen » avait consacré à la philosophe américaine Martha Nussbaum (1). En quelque sorte, le blog lui-même est une ode infinie en l’honneur de la méthode critique…

L’honneur de bénéficier d’un enseignement de qualité, je l’ai eu, quant à moi, principalement – il faut être honnête – dans le secondaire, et ce grâce surtout au professionnalisme éducatif et aux convictions (au sens large) d’un certain nombre de professeurs plus anciens, mais aussi au bagout qui était le leur pour les défendre. L’université, avec ses cohues dans les auditoires, ses cours pour la plupart formatés, parfois même immuables d’année en année (même lorsqu’il s’agissait de classes moins fournies), fut, à cet égard, génératrice d’une grande déception, encore qu’il y eut heureusement de notables et agréables exceptions.

Plusieurs conversations singulières avec des profs m’ont amené à mieux comprendre la réalité de leur métier. Ainsi, par exemple, un enseignant d’anglais, blasé et lassé malgré son très jeune âge par la pression productive qui émanait (et émane aujourd’hui encore davantage) des autorités académiques, m’a-t-il expliqué qu’entre la nécessité d’effectuer des recherches académiques et celle de publier un quota d’articles dans des journaux de référence, la part de son temps qu’il était en mesure de consacrer à la confection de nouveaux cours, à la relecture pour correction ou adaptation de ses modules plus anciens et à l’accompagnement plus personnalisé de ses étudiants devenait de plus en plus menue, à son grand dam ! Après tout, n’est-ce pas là son “corps de métier”, comme on dit dans le business ?

L’appel lancé par la prof Martha Nussbaum était une réplique à ce constat, qu’effectuent au demeurant de plus en plus de ses collègues. Récemment encore, dans l’émission « Ter Zake » (2) de la VRT, le recteur de l’université de Louvain reconnaissait, tout en le relativisant, cet état de fait. « Mais l’université se doit », y ajouta-t-il, « de vivre avec son temps ». Quelle curieuse expression et de quel temps s’agit-il précisément ?

L’expression me semble bizarre, en effet, dans la mesure où, à mon estime, le rôle de l’université, à travers ses recherches pionnières par exemple, est de donner le la scientifique, et par conséquent non d’accompagner les évolutions, parfois malheureuses, de la société contemporaine, mais de s’inscrire dans le futur. Elle est ambiguë, en outre, tant elle permet une multiplicité d’angles d’approche : notre temps serait-il donc si univoque ?…

En fait, à y réfléchir, il l’est, assurément, tournoyant autour des concepts clés que sont la productivité et la rentabilité : il faut produire beaucoup et il faut que ça rapporte, toujours ! Or, si tel est le schéma auquel souscrit le recteur dont mention supra ainsi que nombre de ses confrères et de profs ordinaires, l’université se fourvoie de manière grandiose et dur sera son réveil !

En effet, la productivité et la rentabilité exigent la spécialisation, une autre caractéristique de notre époque. Celles-ci façonnent la « tête bien pleine » plutôt que « bien faite » tout en sacralisant la « ruine de l’âme » ! Elles produisent – car il va de soi qu’une telle pédagogie exerce en premier lieu son impact sur les étudiants, ce qui est peut-être son objectif – de dociles et fonctionnels petits rouages que le marché pourra à sa guise employer

Il va sans dire que ces petits rouages, si sympathiques puissent-ils être par ailleurs, sont largement inconscients du monde qui les entoure et qu’il ne leur viendrait donc pas à l’idée d’en contester les aspects les plus abjects dans une perspective évolutive, mais n’est-ce pas là la nature des petits rouages ?

A l’exact opposé d’une telle fonctionnalisation, Madame Nussbaum appelait à une réintégration dans les cursus universitaires de toutes les disciplines qui ne rapportent rien sinon une meilleure compréhension de soi et du monde et, partant, une plus grande harmonie personnelle et sociale : l’art, la philosophie, le sport aussi. Nul doute que le marché aura raison des velléités émancipatrices de cette prof d’un autre âge ! Pourquoi, en effet, alors que partout sévit de nouveau une intolérance des plus nauséabonde, tandis qu’un nombre croissant de jeunes soutiennent désormais la droite dure, lorsque ce n’est pas l’extrême-droite, nous embarrasserions-nous d’un tel superflu ?…

Pschhhhttt !….

_________

(1)    « Leer je studenten kritisch denken » in De Morgen, 31/08/11

(2)    Emission du 27/02/12

Pourquoi la crise financière est la résultante d’une offensive concertée de fonds spéculatifs ! Pourquoi la Commission et le Conseil européens sont un groupe de vendus ! … LA GUERRE FROIDE FINANCIERE POUR LES NULS…

A force d’entendre les télétubbies de l’économie nous expliquer en boucle que si l’Europe est aujourd’hui en crise, c’est qu’elle l’a bien cherché, le citoyen s’abstient de poser les bonnes questions, par exemple :

– Pourquoi la crise maintenant,  alors que le niveau des dettes nationales est pharaonique depuis des décennies ?

– Pourquoi autoriser des produits spéculatifs qui misent sur l’effondrement de valeurs ?

– Pourquoi obliger les Etats européens à emprunter à des banques privées ?

Certes, à certains égards, la gestion dépensière, les prébendes, l’absence de vision à long terme sont indiscutablement à imputer à un personnel politique qui prend aujourd’hui sa retraite. Regardez donc le gros Dehaene, ce provincial bouffi qui a monopolisé l’attention des médias flamands hier soir à l’occasion de l’annonce de la sortie de ses Mémoires.

Here’s the fit pag !

Regardez donc cet imposteur bouffi et fier, ce quasi-criminel en col blanc, qui, à travers le naufrage de Dexia, coûte désormais des milliards d’euros à la Belgique… alors que sont rabotées avec le sourire et “dans leur intérêt” les allocations de subsistance des chômeurs.

Shame on you, Socialist Traitor ! “Justice”, my ass !

Rappelez-vous les “grands travaux inutiles“, ces scandales publics (tronçons d’autoroutes entamés mais jamais finis, ponts gigantesques au milieu de champs, etc.) dévoilés naguère par Jean-Claude Defossé. Oui, le personnel politique a une responsabilité éclatante dans la pseudo-faillite des Etats. Mais ils ne sont que l’iceberg qui cache la forêt !

La stratégie est bien huilée :

1/ Contraindre les Etats à investir massivement des fonds publics dans des entreprises privées (banques déficitaires, entreprises qui menacent de délocaliser leurs activités, réduction massive de charges patronales);

15 milliards d’euros de réductions de charges patronales en Belgique sous Verhofstadt,

aujourd’hui à la tête du groupe libéral-démocrate du Parlement européen

2/ Une fois vidées les mannes du trésor public, entreprendre des coupes drastiques dans la sécurité sociale, de sorte qu’une fois encore, le privé récupère la mise (en termes de pension complémentaire, d’assurance hospitalisation, et autres). Seule compte l’économie virtuelle ! L’éducation, la santé et la culture, qui répondent à des besoins républicains réels, sont relégués à l’arrière-plan. A cet égard, l’évolution du salaire d’un professeur d’école au fil du XXe siècle est révélatrice : le temps est aux managers de ceci et de cela…

3/ Réduire les Etats à néant pour assurer le grand soir matérialiste, capitaliste et totalisant.

C’est, en effet, l’incompétence, le suivisme et le pervers petit parcours initiatique des ces Messieurs-Dames de la politique, qui les forcent à caresser leur ego, à faire la courbette et à évacuer toute notion de solidarité, qui rendent une telle stratégie possible !

Ceux qui ont pris l’habitude et la peine de nous lire au cours des derniers mois ou dernières années savent que si nous nous efforçons de demeurer rationnels, nous ne mâchons pas nos mots pour autant. Ce qui précède pourrait donc vous inciter à refermer ce blog illico. N’en faites rien ! Ecoutez plutôt l’édifiante analyse de la crise financière qu’effectuent ci-après Madame Myret ZAKI, Journaliste économique suisse romande, et Monsieur Etienne CHOUARD, Enseignant français d’Economie et de Droit. Et vous comprendrez pourquoi, plus que jamais, la Révolution démocratique est vitale !

Gr8, it’s “European Festival” today !!!

FOR THE THIRD TIME IN THIS BLOG, I ENCOURAGE EVERYONE TO LOOK UP BARROSO ‘S RELATION TO GREEK BILLIONAIR SPIROS LATSIS !

I know it’s inconvenient to just use slogans, to bring down an adversary without elaborating, but sincerely, when confronted with such greedy opportunists without the slightest vision, corrupt assholes who, against all fascist warnings, keep implementing a policy that benefits solely to finance and to the wealthy, illiterate third rank rulers who are unable to articulate (The word “competiveness’, often used by the Master Clown of the EC, does not exist !), when confronted with such douchebags who never try to convince, but always impose, it’s time to use a clear vocabulary :

GREECE WITHIN THE EU & THE EUROZONE !

NO MORE CUTS ON PUBLIC SPENDINGS !

EUROPE WILL BEND !

WHY DON’T YOU JUST FUCK OFF, BROSO !!!

It’s the ‘phallus’, stupid !

Il est de ces expériences tellement farfelues, de ces idées si saugrenues, qu’on peine parfois à les prendre pour réelles. Ce sont les moments ‘chat noir’ dans « The Matrix », généralement annonciateurs d’une reconception en cours…

L’autre jour, par exemple, j’ai trouvé le sauna un peu tiède. Tandis que, du côté obscur, le beau Braz Eduardo branlait son gros membre Incognito, je lançai : « This is a fucking sauna for sissies. » Eh bien, si ça se trouve, voilà la seule phrase par laquelle l’on se souviendra de moi. C’est drôle, non ?…

Maar dan heb ik het begrepen, dankzij het logootje met het vierkantje. “Kunst Zal U Redden !” stond er in hemelse letters geschreven. “Om 21 u op Canvas”, stond erbij… “Ja, Dames en heren, wees niet bang, kom dichterbij, ze bijt niet, kom maar kijken, ja hoor, je mag ze aanraken !” De Canvascollectie is klaar !

And this yèr’s winner is : Ignacio… for his slogan “Forever Now, Never !”

Het bekendmaken van de laureaat werd onthaald door boe-geroep van het publiek, allemaal gefrustreerde, pennyloze,  kunstenaars waarschijnlijk, die het minimalisme van de performance acts van voornoemde misschien aanschouwden als een soort provocatie. En telkens opnieuw komt men terecht bij de allesomvattende vraag : wat is kunst ?

Our opinion is that Canvas has been indulging in a gigantic self-satisfactory exercise. Let us explain a bit further… Our first impression of the laureate was that of a hungry yet sad clown, with second age dandy clothing, rough manners and hermetic verbiage. Yet, we don’t know the artist for anything but his performance. He could be experiencing a huge loneliness, for all we know. All clowns know that the hardest time is when they come home, take off their disguise and face the mirror.

Le public, quant à lui, qu’en sait-on ? Pas grande chose non plus, ni de sa composition, ni des raisons pour lesquelles il a hué le lauréat. Quant à cette interférence, précisément, pourquoi ne pas aller au-delà de l’hypothèse du rejet, du mécontentement, voire du mépris ? Pourquoi ne pas, en effet, considérer ici l’œuvre potentielle dans son ensemble ?

C’est l’œuvre de notre Temps, c’est l’œuvre de la décadence du système contemporain pris, tel dans un Lynch, dans le mouvement centrifuge de son propre dégoût. Le pseudo-artiste serait alors le miroir réceptacle de l’indécente débauche occidentale. Le public, partie prenante du spectacle, a besoin de le huer pour s’en distancer intellectuellement, mais tous deux sont encerclés par l’unité d’espace.

Maar indien het kunstwerk, zij het een performance, ook kunstenaar en publiek omvat, wat is dan nog hun status ? Zijn het dan nog wel levende wezens ? Er hing eens aan de gevel van de faculteit Psychologie op campus een reuze poster met de afbeelding van een huisjesslak die dreigde te worden verpletterd door een anonieme laars. Ligt hier de enige geldige grens tussen beschaving en decadentie niet, ook voor kunst : “Thou Shalt Not Harm, In Any Way !

Als een door dode mussen omringde ‘Prisoner’ mus zou onze artiest, op Canvasrood, wel eens het verhaal van onze tijd kunnen brengen, je weet wel, die van den “It’s Now Or Never”, die van den up & down, die van het goede en het kwade, die van het slachtoffer en het beest, die van den top en den bottom, die van de slaaf en de meester, die van de Vrouw en de Man ! … en van de zwarte gaten die hen verbinden. Als een God trakteert Canvas ons op de finale abstractie !

Celui du « All That Goes Up Must Come Down », du « tant que la machine fonctionne encore un peu », du « pendant que la viande est chaude », du « 3 petits tours et puis s’encrachent », du « Love… To The Rhythm… Slave To… » Nah !

Tous se précipitent sur la nouveauté comme la meute sur un nouveau parfum : nouvelle robe, nouvelle caisse, nouvelle bite, nouveau produit, nouveau format, nouveau, nouveau, nouveau… Mais si tout est nouveau, que reste-t-il de nouveau ?…

C’est la mode qui fermente nos vies dissolues. Or, la mode est une girouette…

La société phallique vous dit bonjour ! « Grow, grow, grow… et crache ! »

Thank you, VDL… BELFIOTE ALL ‘ACTIVE’ NOW !

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