Antisionisme et antisémitisme à travers le prisme de Dieudonné, le sophiste…

« sophisme (n. m. – grec ‘sophisma’)

• Argument qui, partant de prémisses vraies, ou jugées telles, aboutit à une conclusion absurde et difficile à réfuter.
• Raisonnement vicié à la base reposant sur un jeu de mots, un argument séduisant mais faux, destiné à induire l’interlocuteur en erreur. »
(Larousse online [http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais])

Critiquer ce que fait un Juif ou un groupe de Juifs, un Arabe ou un groupe d’Arabes, un Français ou un groupe de Français, un Belge ou un groupe de Belges, etc., et même un gouvernement, ne fait évidemment pas de quelqu’un un raciste (ou un antisémite). Refuser de reconnaître un Etat, c’est déjà autre chose… Alors, que dire d’un faisceau d’insultes destiné à humilier et à peiner tout un peuple ?…

Certes, sémantiquement, antisémitisme n’égale pas antisionisme, mais force est de reconnaître que celui-ci est très souvent, en nos contrées, un paravent pour celui-là et que, s’il se trouve effectivement des Juifs, Israéliens ou non par ailleurs, pour se réclamer du second tout en ne pouvant être suspecté d’être tenté par le premier, une telle occurrence est beaucoup plus rare dans d’autres communautés…

Dieudonné est un sophiste. Il est même si bon en la matière que plusieurs de ses proches, qui l’ont soutenu avant de ne plus très bien comprendre où il voulait en venir avec les Le Pen et les Faurisson, ne savaient plus à quoi s’en tenir. Dieudonné est un épiphénomène, qui cherche, face à ses angoisses existentielles, un coupable désigné, un bouc émissaire en somme.

Notre époque y est malheureusement propice, mais comme le disait Camus, “mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.” Or, le combat initial de l’ “humoriste” n’avait-il pas trait à la reconnaissance des malheurs de la colonisation ? Pas sûr que ses excès anti-juifs aient servi “sa” cause… L’analyse « psychologique » de sa radicalisation par Bruno Solo me semble pertinente :

Or, si même ses proches doutent de son antisémitisme, que penser du public (français) de ses spectacles ? Celui-ci, majoritairement échaudé par le terrorisme d’Etat qu’ont pratiqué depuis une dizaine d’années les gouvernements israéliens successifs à l’encontre du peuple palestinien, un conflit où d’innombrables meurtres de civils –parmi lesquels des gosses ! – ont constitué la réponse totalement irrationnelle, disproportionnée et contre-productive (1) aux missiles lancés depuis les territoires palestiniens sur des « bourgades-dortoirs » (ne visant donc que des civils), à tel point qu’un nombre important de soldats de Tsahal, l’armée israélienne, ont dénoncé publiquement cette situation, mais [un public] dont la sensibilité est également à fleur de peau en raison d’injustices à répétition dont certaines communautés, pourtant constitutives de la République, font les frais jour après jour, est-il en mesure de prendre, par rapport à ce sophisme, le recul requis ?

En d’autres termes, son  public dispose-t-il des clés et de la sérénité intellectuelle qui permettent de « recadrer » le propos ? Ou est-il plutôt tenté de gober, comme un enfant sa panade, les propos de Dieudonné, déclamés sur un ton incendiaire ?

Dans sa satire du terroriste, celui qui s’imagine sans doute dans la lignée de Malcolm X ne caricature pas les musulmans, mais les islamistes, les intégristes, c’est-à-dire une catégorie dont la majorité des musulmans, pacifiques, se distancent. Il a beau jeu de prétendre que, dans son sketch chez Fogiel, c’est Yigal Amir, le meurtrier israélien de Yitzhak Rabin (cet ancien faucon devenu un réel artisan de la paix) qu’il a voulu tourner en dérision…  A la vue du « sketch » ci-dessus et, a fortiori de celui où un acteur apparaît sur scène en costume de prisonnier juif d’un camp d’extermination, on n’y croit plus, car, malgré l’anachronisme et ses démentis, face cam, ses outrances ont l’air de rééditions des spectacles anti-Juifs odieux qui fleurissaient (en France aussi) dans les années ’30, lesquels ont malheureusement été effacés de la mémoire collective par l’accélération médiatique…

Comment réagiraient Dieudonné et son public si, demain, une poignée de fanatiques juifs imaginaient un spectacle qui tournerait en dérision les massacres de Gaza ? Continueraient-ils de vanter la liberté d’expression, un droit (qui serait) de plus en plus restreint par une élite médiatique bien-pensante autoproclamée qui a forcément partie liée avec certaines « forces de l’ombre », ou en viendraient-ils aux mains ? Je pense, en tout cas, que les rires “coups de poing” se tariraient très vite : l’on ne peut demander, en effet, de la considération pour sa propre souffrance, en tant qu’individu, peuple et / ou communauté, tout en foulant au pied – en écrasant même – la souffrance de l’autre, dans le plus total irrespect…

Certes, il y en aura alors encore pour soutenir que d’autres, humoristes ou politiques, ont été en mesure, sans être trop inquiétés, de tenir, en des temps pas si reculés, des propos, de promouvoir des thèses, qui, si elles n’étaient pas toutes over the edge, flirtaient malgré tout avec les obsessions dieudonnesques. Qu’on en juge :

C’était l’époque où, lorsqu’on introduisait, sur Google (qui n’existait pas encore), le nom d’une personnalité quelconque, on n’était pas encore confronté (en vertu de critères de recherche purement arithmétiques) à l’association du nom de celle-ci et de l’adjectif “juif” ou “juive”, destiné à estampiller quelqu’un en fonction d’une communauté auquel il (elle) appartiendrait et dont il (elle) serait par conséquent tributaire de toutes les avanies et les projections, avant même qu’il (elle) ait pu ouvrir la bouche !!!

Devrais-je tenir compte d’un tel élément lorsque je recherche des informations sur Robert Badinter, par exemple, qui a acquis mon respect pour sa lutte indéfectible pour l’abolition de la peine de mort en France, ou sur Gisèle Halimi ou Simone Veil, pour leur combat inlassable en faveur de l’émancipation des femmes ? Savoir que ces personnes se sont battues à fond pour ces causes justes ne suffit-il donc pas ?

Alors, intouchables, les Juifs, comme le prétendait Coluche ? Et doivent-ils l’être ? Selon moi, seule est sacrée la mémoire de tous ceux qui ont péri dans les camps, que chacun ferait bien de laisser se reposer en paix…

Suivre Coluche sur ce point ne revient-ils pas à faire fi de toutes les persécutions dont ce peuple a fait l’objet, à travers le temps et l’espace ? Toujours et partout, « le Juif » (car il n’y en a qu’un seul, archétypal, bien sûr, comme il n’y a, pour d’autres, qu’un musulman, un Rom, etc.) a été pointé du doigt, et dans des contextes très divers, par le biais d’accusations pour le moins contradictoires. Ainsi, en URSS, on le soupçonnait d’être un agent infiltré de la finance mondiale (de la droite, donc) et les pogroms ont été inventés « en son honneur », tandis que l’exterminateur moustachu était d’avis, lui (comme on l’a vu supra) qu’il était à la base d’un complot de gauche, lorsqu’il n’était pas carrément l’instigateur de l’asservissement supposé de l’Allemagne de Weimar par la France.

En effet, le Juif, ce n’est pas celui qui a inventé le multiculturalisme, le cosmopolitisme, l’intégration. Non, Le Juif, c’est l’ennemi… Encore aujourd’hui, donc… Et, comme chacun sait, ce leitmotiv n’est pas apparu avec la création de l’Etat d’Israël…

… Un Etat envisagé par Herzl dès la fin du XIXe mais qui ne s’est concrétisé, remords occidentaux tardifs aidant, qu’après la deuxième guerre mondiale. Il s’agissait, alors, de s’assurer que plus jamais une réédition de ce qui s’était produit ne serait possible et, parallèlement, de permettre aux survivants de retrouver un semblant de quiétude après l’horreur innommable qu’ils avaient traversée (dont les Arabes ne sont certes pas tributaires).

Leur histoire de persécutions successives est gravée dans la chair des Juifs. Elle fait croire à certains d’entre eux (à tort ou à raison) que la liste ne s’arrêtera pas là (cf. BHL et Finkielkraut, notamment). Alors, effectivement, ceux-là se structurent et cherchent à prévenir le mal. Paranoïaques ? Univoques dans leur appréciation du conflit israélo-palestinien ? Sans doute… Mais qui n’a pas ses névroses ? Ce qu’il importe de garder à l’esprit, c’est que la solution à cette incompréhension réciproque ne viendra que d’un apaisement mutuel, tout le contraire, en somme, de ce à quoi œuvre Dieudonné…

Peut-on rire de tout ? La question est sempiternelle. Je pense que c’est Bedos qui avait répondu :  « oui, mais pas avec tout le monde ». A moins que ce ne soit Desproges, tiens…

Pourquoi me fait-il rire, celui-là, et pas l’autre ? Parce qu’il fait une démonstration par l’absurde qui renvoie dans les cordes Faurisson et consorts, là où Dieudonné mobilise et galvanise. Parce qu’il grossit tellement le trait que le public est en mesure de prendre du recul et que, tout à la fois, il moque gentiment certains petits travers (réels ou supposés) d’une communauté. Parce qu’il est humoriste (de grand talent), là où Dieudonné est politique…

Et le conflit proche-oriental dans tout ça ? Ne nous leurrons pas : ce sont les Israéliens (et eux seuls !!!), qu’on le veuille ou non, qui en permettront (ou non) une sortie par le haut. Par là, je ne prétends pas qu’il faut benoitement attendre du gouvernement de ce pays qu’il imprègne tout à coup sa politique à l’égard des Palestiniens de tendresse et d’affection ; je clame que c’est le peuple israélien qu’il s’agit de convaincre du mal-fondé du virage pris par l’essentiel de son personnel politique depuis une dizaine d’années, sous l’impulsion de Sharon, et avec comme conséquence l’arrivée au pouvoir en grandes pompes de l’extrême-droite.

Il s’agit, en effet, selon moi, de le convaincre, ce peuple, de rejeter la frilosité à l’égard de la paix, qui s’est abattue sur lui comme une chape de plomb depuis l’assassinat de Rabin, et le repli sur soi qui lui a été subséquent, ainsi que de le persuader que, si, en effet, connaître son passé, son histoire, sa culture (et, pour certains, sa religion) est crucial pour savoir “où on va”, il faudra bien, à un moment donné, à défaut de recourir à l’arme nucléaire, que toutes les parties se résolvent à accepter la situation actuelle…

… car il est des évidences tellement évidentes qu’il est parfois bon de les rappeler : on est tous des êtres humains !…

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(1) En 1954, à l’aube de la guerre d’indépendance de l’Algérie, Camus écrivait, dans L’Express : « (…) Disons d’abord ce que tout le monde sait, même les colons et les nationalistes : le terrorisme et la répression sont (…) deux forces purement négatives, vouées toutes deux à la destruction pure, sans autre avenir qu’un redoublement de fureur et de folie (…). »

Petite conversation “privée” avec Alain Bauer sur la LEGALISATION du cannabis…

La Sarkozie est-elle la France des néocons ? En d’autres termes, le nabot est-il à l’Hexagone ce que W. Bush était aux US ? Il y a des similitudes : tous deux revendiquent leur inculture, semblent complètement dépassés par ce que leur fonction suppose d’eux et apparaissent, en conséquence, instables et peu dignes de confiance. Politiquement, leur obsession sécuritaire, leur hantise de l’impôt et leur combat sans pitié en faveur des privilèges de classe les rapprochent encore davantage.

Si l’on considère donc un instant le parallèle fondé, il est nécessaire de s’interroger aussi, voire surtout, sur l’entourage des deux présidents. Dans cette perspective, Bush était l’idiot utile de l’entrepreneur véreux Cheney et d’une certaine droite fasciste, dont les inspirateurs du « Project for a New American Century » (parmi lesquels Wolfowitz et Rumsfeld) étaient quelques figures de proue.

La comparaison a ses limites, certes : en France, Cheney ne fait pas directement partie du gouvernement, même si les sociétés des Bolloré, Lagardère, Bouygues, Dassault et autres « potes du préso » gravitent autour du pouvoir comme autant de Halliburton, Black Water ou encore Fox News. Le fascisme est, quant à lui, très bien représenté au gouvernement par qui l’on sait…

Reste un élément du parallèle à explorer, du côté français : Mister Alain Bauer. Fourbe comme Karl Rove, disposant de pouvoirs informels comparables à ceux d’un national security advisor, le criminologue attitré du petit empereur de pacotille dispose d’une aura incommensurable, y compris au sein de l’opposition. Dès qu’il ouvre la bouche, l’ensemble de ses interlocuteurs l’écoutent religieusement.

Est-ce son expérience passée ès qualité de G.°.M .°. du Grand-Orient de France qui justifie la déférence dont chacun fait preuve à son égard ? Est-ce ce respect mêlé d’une peur sourde face à un individu forcément soupçonné de puissance (ce qui doit bien faire rire l’intéressé) qui explique que presque personne n’ose contredire l’ex- « Grand-Maître » ?

Quoi qu’il en soit, il serait salutaire, tant pour la démocratie des débats auxquels il prend part que pour la vérité des faits, que les propos d’Alain-la-Moustache soient démentis un peu plus souvent !  Bauer s’exprime toujours très doctement, à la manière de ces profs d’univ’ qui en jettent et dont on se dit qu’ils savent de quoi ils parlent. Mais, en creusant un peu le discours, on se rend compte que les raisonnements et arguments qu’il articule sont souvent aussi partisans, parfois aussi creux et insignifiants, quelquefois aussi mensongers que le dernier speech de représentant de commerce raté préparé pour « une sortie » de Sarkozy par un bouseux du département marketing de l’Elysée.

Ainsi du discours de Son Eminence en matière de drogues douces. Bauer, dans l’émission « Mots Croisés » du 22/11 : « […] Une libéralisation est parfaitement contradictoire avec le principe sur lequel on s’appuie pour ce qui est d’avoir des individus libres. Je rappelle que toutes les organisations travaillistes et sociale-démocrates dans le monde se sont mobilisées contre l’alcool et la dépendance pour permettre l’émancipation des individus […]. »

Dans cette même émission, le « spécialiste » de la lutte contre la criminalité à la sauce néoconne Sarkozy (Quel succès !) distille habilement et avec assurance d’autres éléments de propagande conservatrice. Répondons-y immédiatement…

–          Les Pays-Bas ont constaté l’échec de leur politique de libéralisation des drogues douces. Ils font à présent marche arrière.

INTOX : seule la droite néerlandaise – poussée dans le dos par le PVV du populiste Wilders – est favorable à un durcissement de la politique de tolérance (gedoogbeleid). Les travaillistes de Job Cohen et les Verts de GroenLinks optent, quant à eux, pour un encadrement étatique plus poussé (production dans le pays, vente, contrôle du niveau de THC,…), c’est-à-dire à un approfondissement de ladite politique, qui en corrigerait les effets néfastes et s’assurerait la mise hors jeu des mafias (1).

–          Le taux moyen de THC (tétrahydrocannabinol, ou principe actif de la résine de la plante, qui fait planer…) aujourd’hui mesuré est jusqu’à sept fois supérieur à celui mesuré en ’68.

INTOX : avant tout, où sont les études scientifiques réalisées en plein flower power ?… Ensuite, s’il est vrai qu’une hausse inquiétante de THC a été constatée à la fin des années nonante, le taux est aujourd’hui revenu à la normale, selon les enquêtes officielles menées par les autorités néerlandaises.

Dans la même émission, le nouveau secrétaire général de l’UMP – voilà encore l’un de ces partis de dinosaures où le primus inter pares est nommé par le chef, et non par les adhérents ! – a ajouté que, pour son parti, légaliser le cannabis était inconcevable car cela reviendrait immanquablement à envisager, dans quelques années, la même approche pour les drogues dures. Ce serait donc un signal de mollesse que l’Etat lancerait aux jeunes.

INTOX, à lire Bert Van der Vliet (2), président de la section du PvdA (3) de Harlemmermeer, une municipalité de 143.000 âmes, favorable à l’ouverture d’un troisième coffee shop dans sa ville :
 
There is great demand for soft drugs. It is much better to regulate and control the trade than have it go underground, in which case there is no way to prevent children from buying them. It would also be impossible to monitor quality. We would much rather impose restrictions to keep this under control.

Si on quitte un instant le terrain de la politique et de la propagande, sur lequel Alain Bauer a voulu situer ce débat, on se souviendra, en outre, qu’il y a plus de dix ans déjà, des études scientifiques rigoureuses telles que celles menées par feu le professeur Schwartzenberg – lequel  s’était déjà, à l’époque, prononcé en faveur de la légalisation des drogues douces – ont prouvé qu’un usage raisonné de cannabis était moins dangereux qu’une consommation similaire d’alcool et même de tabac.

Schwartzenberg et d’autres l’ont démontré : faire au cannabis le procès d’une dangerosité contre laquelle l’Etat se devrait de protéger ses citoyens est au mieux un non-sens, au pire une manipulation : le cannabis ne provoque aucune accoutumance physique !

Certes, le type de consommation de chacun entre en ligne de compte, mais n’est-ce pas le cas pour toutes les drogues ? N’y a-t-il pas lieu, de manière générale, de s’interroger, en cas d’abus manifeste (que peut traduire, par exemple, une agressivité anormale), sur les raisons sociales et personnelles (psychologiques, notamment) qui peuvent être à la base de cet abus ? Difficile, ce débat n’en est pas moins fondamental : en quoi la concurrence érigée en dogme, l’accroissement manifeste des inégalités et l’accélération factice du temps quotidien contribuent-ils au recours à des drogues ?

Inscrire la consommation de tels produits dans un débat social et sociétal plus large a également le mérite de poser, en termes culturels, l’acceptation ou le rejet de drogues diverses par des sociétés données : dans des pays pas si lointains des nôtres, l’alcool est totalement proscrit et le cannabis (voire des drogues plus dures) intégré dans les pratiques. Peut-on en conclure que nos pays louent Bacchus, mais vilipendent Bob Marley, en raison d’a priori culturels que les nouvelles générations ne partagent plus ?

Quant aux troubles à l’ordre public, la légalisation (plutôt que la dépénalisation) est précisément destinée à les prévenir. Les mêmes incompatibilités qui s’appliquent, aujourd’hui, à l’alcool (conduire un véhicule ou en proposer à des mineurs, par exemple) seraient de rigueur en ce qui concerne la marijeanne. Enfin, les échauffourées qui ont échauffé certaines banlieues françaises récemment étaient la conséquence directe du climat de peur (de quasi-terreur même) instillé, en cette matière comme en tant d’autres, par la “nouvelle droite décomplexée” menée par le nabot présidentiel, sur conseils de Bauer.

Comme un jésuite qui pourfend le vice et sacralise la vertu, ce dernier explique donc son refus de la légalisation (lire : du libertarisme) par le souci de maintenir des individus libres… Libres, vraiment ? « Emancipés » par le Xanax, sans doute ! En effet, Bauer ne peut ignorer que  la France figure parmi les pays les plus consommateurs de calmants et d’antidépresseurs. Ou s’emploierait-il, en réalité, à réactualiser la nauséabonde « utopie » d’une société totalement dénuée de drogue, une société PURE ?…

Ses expériences paraprofessionnelles passées devraient, en tout état de cause, inciter l’arrière-grand-oncle caché de Jack à privilégier les faits à la propagande et à la désinformation…

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(1) La politique actuelle est malsaine en ce qu’elle oblige les propiétaires de coffee shops à s’approvisionner nolens volens auprès de producteurs étrangers, dans la mesure où la production de cannabis est (jusqu’à présent) interdite aux Pays-Bas. Une mesure qui était initialement destinée à permettre de suivre le parcours du cannabis, en monitorant les fournisseurs auxquels s’adressent les vendeurs, est ainsi devenue une faille dans laquelle se sont engouffrées les mafias. C’est donc en cela qu’il est nécessaire de réformer la “politique de tolérance”, ce qui n’implique aucunement d’y mettre fin…

(2)    Cité par Radio Netherlands Worldwide (in “Wilders, drugs, green issues dominate Dutch local elections”, www.rnw.nl, 28/02/10)

(3)    Partij van de Arbeid = parti travailliste

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Cet article a été expurgé du nom “Thierry Lévy” le 16 janvier 2014.

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