“Télé-Imposteurs”, la suite – Aujourd’hui : QUIZZ

Les phrases qui suivent ce quizz ont été prononcées à la TV dans une émission de grande écoute. Sauras-tu répondre à toutes les questions et ainsi gagner le quizz de ce jour ?

Dans quelle émission ?

– « La chambre rose », le programme de Mireille Dumas repris récemment par la sémillante Sophie Davant

– « The 5 minutes of Hate », un nouveau concept animé par Janathon Rolls sur MFNBS

– « Touché Coulé », une nouvelle émission Frenchy de chez Frenchy qui n’invite que des stars nationales, dans leurs disciplines respectives, pour parler, avec, en apothéose, un sketch de Joséphine Poirier, la nouvelle égérie qui monte (paraît même qu’ c’est un trans, avec de fausses loches et tout)

– « Des Promesses et de la Branlitude », la nouvelle émission politique pink punk présentée par Dave Pushitass

Indice 1 pour les télélopes :

A quelle occasion ?

–          Un dîner champêtre avec rien que du beau monde

–          Une partie de dames

–          Une touze SM au Ritz

–          Un godet avec Michel au « Gambrinus »

Un autre indice pour les webmateurs :

« Je suis… Je suis… Je suis… »

Qui ?

–          Un clone du Dr. Goebbels

–          La brume de l’homme trop visible

–          Un journaleux déférent avec le pouvoir, adepte de la pensée unique de vacuité, adulé par certains pour ses contacts

–          Un membre de la Secte de la TEA (Télé-Emotion approximative)

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Extraits significatifs transcrits fidèlement et chronologiquement :

« Il me plombe, ce Philippe POUTOU, là, hein franchement, il y avait d’autres choses intéressantes quand même. […] C’est le candidat des journalistes, on le voit bien.[…] C’est un type extrêmement sympathique, totalement baba cool – j’ai plein de copains comme ça, d’ailleurs on passe de bonnes soirées, hein, on bouffe de bonne sardines à Marseille, on rigole bien – mais il ne connaît absolument rien de ses dossiers. Il confond 1,9 milliard [avec] 19 milliards. Enfin, il ne sait pas du tout de quoi il parle. C’est absolument incroyable : avec le programme le plus dingue, dire qu’on va régler le problème du chômage en embauchant un million de fonctionnaires, tout le monde sait que ça ne marche plus, et d’ailleurs, il s’en fout, il s’en fout. Et donc, ce n’est pas de la politique. […] On voit bien que les mailles du filet sont un peu larges et, au niveau de la sélection, ça n’a pas été terrible parce que, les autres candidats, entre nous, bon…

On a entendu Nathalie ARTHAUD… très intéressant, là, c’est un vrai moulin à paroles – ‘fin, moi aussi, d’ailleurs, dans mon genre – mais, franchement, ça fait froid dans le dos quand on pense qu’elle est prof d’économie, que nos enfants apprennent l’économie avec elle. […] Je fais preuve d’objectivité : c’est « Les Bronzés font de l’économie ». Hein, je crois que c’est ça, on peut dire que c’est ça, en gros, hein, voilà.

Je ne parle pas de – parce qu’on parlait de folklorique – Jacques CHEMINADE, alors là, il vit dans sa bulle, très intelligent, d’ailleurs, cet étrange personnage complotiste – il voit le mal partout – très cultivé, beaucoup de citations, mais franchement, il sera mieux, bien mieux en première partie de la prochaine tournée de Nicolas Canteloup ou de Laurent Gerra, parce que c’est, voilà, c’est c’est, voilà… […]

Après, Eva JOLY… très intéressante, Eva Joly, parce qu’elle a une bonne formule – c’est un copain qui a dû lui filer – : « coincée entre la gauche molle et la gauche folle », c’était pas mal, c’était marrant, mais franchement, c’est l’erreur de casting absolue, on ne comprend rien de ce qu’elle dit. D’ailleurs, tout le monde s’en fout […] Les écologistes, ils avaient un bon candidat, c’était Nicolas Hulot, voilà. […]

 Il y a Nicolas DUPONT-AIGNAN qu’on a oublié, hein. Celui-là, vous voyez, on l’a oublié. C’est intéressant [pourtant] comme cas. C’est le mini gaulliste, tout petit petit, le gaulliste de poche. Au début, ça commençait bien et, à la fin, son espèce de discours absolument incroyable sur le protectionnisme, etc., et vous avez vu lui, il a été fini à coup de gourdin par François Lenglet […] Il a fini, il était complètement dans les cordes, c’était le candidat assommé. […]

C’est un moment intéressant, parce [que Marine LE PEN] relisait les vieux discours de papa, mais il y le côté aussi abattage, bulldozer, moi, qui m’a frappé, parce que son programme économique n’est pas terrible, c’est le moins qu’on puisse dire, enfin, il ressemble à beaucoup de candidats économiques, c’est-à-dire : dépensons, dépensons, c’est vrai, il y a de la dette, eh ben, dépensons encore plus, on verra bien. […] Avec un dossier épouvantable, elle réussissait [face aux journalistes] à tenir le choc.

[Puis il y a Jean-Luc MELENCHON,] l’attraction totale de cette campagne, c’est le talent – on vient de voir  un show absolument incroyable – il dit des choses justes, c’est vrai qu’il a un problème, hein, parce qu’il y a quelque chose, il y a une vraie sincérité, il y a une culture, enfin, il y a tout, et puis, en même temps, il a un problème, c’est son programme économique, qui est quand même complètement dingue, quoi.  Ca, c’est clair qu’il a quelque chose qui ne vas pas, là.

Le cas de BAYROU est passionnant [quant à lui]. Là, on a vu quelqu’un – v’ voyez – qui commence à dire qu’il faut réduire les dépenses publiques. C’est nouveau, d’ailleurs. D’ailleurs, Sarkozy, aussi. Ca commence à venir. Bon, il ouvre les vrais dossiers : le modèle social français, ça ne pourra pas continuer ; la désindustrialisation, c’est un vrai problème. Ce qu’il disait, par exemple, la stratégie qu’il faudrait avoir sur le bois, le textile, tout ça était absol’, sur le tourisme aussi, c’est absolument passionnant. Bon, ça ne marche pas, et là, c’est je reviens, je me dis quand même, on est quand même un pays de Bisounours, c’est-à-dire que quand quelqu’un vous dit : il y a ces problèmes, on va essayer de les régler, ça n’intéresse pas, c’est-à-dire [qu’] on préfère parler effectivement de la réforme du permis de conduire, de qu’est-ce qu’on va faire, combien de fonctionnaires il faut embaucher. Bayrou le barriste…

Mitterrand est revenu avec HOLLANDE, ça, c’est clair, le mitterrandien habile, intelligent : c’est le planeur, voilà, comme ça, il est là, comme ça, il attend… C’est la meilleure position quand on est en haut, quand on est favori, eh bien, bien sûr, on plane, on fait très attention à tout. Je dirais autre chose aussi, il y a un petit côté écureuil chez lui que je trouve amusant – on le voyait dans laéé – , c’est-à-dire qu’il ne tombe dans aucun piège, et saute comme ça d’un arbre à l’autre : il fait très attention. Les types, on tire, tout le monde tire dessus, et, en fait, il est déjà sur un autre arbre, il est reparti ailleurs. Et puis, le dernier point, c’est quand même une poêle en téflon, quoi. Rien n’accroche, quoi, c’est-à-dire tout le monde essaye, personne n’y arrive. […] On voit très bien dans les sondages [qu’] il est toujours à un niveau très haut. Il y a un seul truc qu’il m’a dit qui m’a frappé, c’est quand il dit, à propos des marchés : « je ne me laisserai pas dominer par les marchés » – il l’a dit hier – « le rôle des politiques, c’est de dominer les marchés. » Ben, il verra, tiens, il verra, il verra, parce que ça ne se passe pas comme ça, hein, ça, c’est clair qu’il va falloir serrer un petit peu la vis pour justement tenir face aux marchés.

[Quant à SARKOZY, enfin,] je vais carrément dire ce que je pense, c’est qu’il était bon, c’est qu’il est bon, c’est-à-dire que, là, […], et pendant des semaines, il n’a pensé qu’à capter l’électorat du front national – là, on voit très bien [qu’] il amorce le [second] tour – et il commence à tendre la main aux abstentionnistes, aux bayrouistes un peu. […] On le voit très bien, c’est son discours sur la majorité silencieuse, c’est-à-dire qu’on a une campagne… Franchement, il était bon jusqu’à présent, parce qu’avec son bilan, avec son score dans les sondages au démarrage, personne n’aurait pensé […] qu’il en serait à ce niveau-là aujourd’hui. Il n’a pas gagné, loin de là, hein, il n’est nettement pas le favori pour le second tour, mais il a réussi à reconstruire quelque chose, et ça, c’est intéressant, à travers un langage très intéressant parce qu’en 2007, on avait Superman [tandis que là] on a un personnage différent, un petit peu plus modeste et alors, moi, ce qui me frappe énormément, c’est […] qu’il a réussi à nous faire croire qu’il n’est pas président sortant, hein, depuis le début, il essaie, et il se présente comme quelqu’un d’un peu différent : il y a un président sortant qui serait François Hollande –  il y a peut-être des Français qui vont finir par le croire – et lui, une sorte de challenger, voilà, et donc il joue sur un registre tout à fait intéressant, tout à fait inédit, et je trouve qu’il le fait avec charisme, oui, il faut le dire… Je vais en prendre plein la gueule demain sur internet, mais je trouve qu’il a clairement bien joué. Alors, en fait, on le voit très bien dans l’émission et on peut le dire aussi, parce qu’on va se lâcher : il y [en] a deux qui dominent très clairement, avec deux stratégies différentes. Alors, je ne sais pas comment les qualifier tout à fait, mais heu, heu, heu, on est un peu dans les deux cas dans l’art du camouflage, c’est-à-dire que l’un essaie de faire oublier qu’il est président sortant, et l’autre esquive […] pour garder toutes ses troupes avec lui, parce que ça fait faire le grand écart aussi, François Bayrou. »

 

« JOSIANE, tu me remets une Pils, steplé ! »

  

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Réponse et source : http://www.dailymotion.com/video/xq3k9a_fog-jouan-critiques-candidats-des-paroles-et-des-actes-12-04-2012_news?search_algo=1

Le fascisme n’est une projection que pour qui ne se rend pas compte que le protofascisme est déjà au pouvoir !

“LIQUIDATION TOTALE, Mesdames, Messieurs, profitez-en !”

1 / L’ARCHITECTE DU NEANT :

PAR CALCUL ELECTORAL (1), CETTE FIOTTE D’OPERETTE EST EN TRAIN DE METTRE EN DANGER LA VIE DE FRANCAIS INNOCENTS !!!

Que serait-il advenu de la Germanie et du monde si le colonel Stauffenberg avait accompli sa mission ?

2/ L’ARLEQUIN ET SON ANCIEN MENTOR :

Balladur et le nabot se font de basses messes

3/ LES EXECUTANTS :

B. Squarcini (DG DCRI, espionnage intérieur), proche du nabot et mis en examen pour « atteinte au secret des correspondances », « collecte illicite de données » et « recel du secret professionnel »

Erard Corbin de Mangoux (DG DGSE, espionnage extérieur)

4/ LES VEREUX A LA RETRAITE :

Le J. Edgar français, “mafioso” prétendument ancien résistant devenu empereur de l’Intérieur sous Chirac

 

Millon, le transfuge de la Défense

5/ LES PITEUX FAIRE-VALOIR :

Takieddine, le clown en mission commandée (accabler Chirac, dédouaner le nabot)

le pote à la brune bombardé président de l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration pour les qualités intellectuelles considérables qui lui ont valu de proposer l’érection d’un mur “anti-étrangers” le long de la frontière grecque

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(1) qui ne s’exprime pas nécessairement dans le timing des arrestations massives et soudaines d’islamistes dits dangereux, mais se lit, en revanche, bel et bien dans la théâtralisation médiatique de celles-ci…

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montage photo piqué sur le web

“CSOJ” – spéciale “Psy-Phi”

Toby, moi j’aime bien. Ca ne coure pas les rues, les Toby, c’est même assez rare… Oui, j’aime ce prénom. C’est sans doute idiot, mais il me fait penser à Toby Ziegler, l’un de mes personnages préférés dans la série américaine « The West Wing ». Ziegler, c’est la classe, c’est celui qui, en sa qualité de directeur de la communication, écrit les discours du président Bartlett… une espèce de Guaino réussi, en somme… C’est aussi celui qui sait s’élever avec fermeté contre l’injustice et les dérives du pouvoir. Bref, Toby, c’est mon ami…

C’est un autre Tobie (avec une terminaison différente, donc), à savoir Tobie Nathan, ethnopsychiatre de son état (Késako, donc ?) qui était l’invité de l’émission désormais hebdomadaire « Ce soir ou jamais » de mardi dernier. Comme ses convives de salon, parmi lesquels deux autres psy et un phi, celui-ci était invité à se prononcer tour à tour sur les drames successifs qui ont endeuillé la ville de Toulouse depuis plusieurs jours (L’identité du tueur en série n’était pas encore connue à ce moment.), sur l’ « insurrection civique » à laquelle appelle le candidat Mélenchon, et sur les dernières frasques du couple al-Assad telles que révélées par des e-fuites non vérifiées mais pourtant relayées par la presse dans son ensemble.

Brièvement, sans faire de généralisation (encore qu’un tel procédé ne serait pas nécessairement abusif dans ce cas), je vais tenter notamment de démontrer, à travers une analyse sans concession des prises de position de monsieur Nathan à CSOJ, que les pressions, les influences, qui agissent sur le psychiatre et que celui-ci dévoile impudiquement, qu’elles soient le fait de convictions personnelles, d’éducation ou de goûts, sont autant de biais qui amènent ce dernier, dans son appréhension de son client, à restreindre le champ des possibles, des admissibles et même des souhaitables. Je mettrai en outre en lumière une trame matricielle prédéfinie qui, toujours dans le chef du psy, s’appliquerait uniformément au réel humain dans toute sa diversité, et tenterai d’en tirer l’une ou l’autre conclusion, si possible pertinente.

Voici le verbatim de ses principales interventions :

(à propos des drames toulousains des derniers jours)

« Il est évidemment très difficile de parler de cela. D’abord, que faire d’autre que se faire le porte-parole de la détresse de chacun… Ce n’est [d’ailleurs] pas seulement une détresse : nous sommes pétrifiés, en fait, pétrifiés devant l’événement, c’est-à-dire que tirer sur des enfants à bout portant, de manière délibérée, en les regardant en face, dans les yeux… c’est un acte inouï et, quand on le pense à partir de l’enfant [ou] à partir de nous-mêmes, c’est-à-dire en imaginant nos propres enfants (on se dit : cela aurait pu arriver à mon fils, à ma fille, […] à n’importe qui, à chacun d’entre nous ici), on est pétrifié ! Maintenant […], au-delà de cette douleur, au-delà de la force de cette émotion, qui, je crois, ne va pas passer si facilement – il va falloir beaucoup d’élaboration, il ne s’agit pas seulement de temps – […] la question que l’on a à se poser – tous les traumatismes débouchent là-dessus : quel est le motif, quelle est la motivation de la personne qui fait cela ? [En effet, que l’acte ait été] délibéré ou que ce soit un acte fou (Là aussi, [il s’agit d’] actes délibérés, mais peut-être pas tout à fait maîtrisés, contrôlés, dans un cas comme dans l’autre, il y a une réflexion derrière, il y a une pensée, et l’on ne peut résoudre, l’on ne peut élaborer cette pétrification qu’en ayant résolu la question [du] pourquoi. Ce n’est pas possible de rester sur une interrogation : « pourquoi ? » Et, là, je pense qu’on a toute une série de choses […] à nous dire, les uns et les autres, et d’ailleurs, cela a commencé : tout le monde se pose la question : « mais pourquoi ? » Pourquoi, que s’est-il passé dans la société ? Pourquoi, que s’est-il passé dans la tête de cette personne ? Pourquoi, qu’est-ce qu’il vis[ait], quelle [était] sa stratégie ? Qu’est-ce qu’il [voulait] obtenir ? Qu’est-ce qu’il [voulait] faire entendre ? Quel [était] son message ? Pourquoi ? Pourquoi ? Tant que l’on n’aura pas répondu à [ces questions], je pense que nous resterons tous dans cette pétrification, [qui] est source de difficultés pour nous-mêmes, parce que c’est une sorte de désordre intérieur que l’on va semer, qui va se répandre comme une épidémie. Il faut répondre à la question « pourquoi ? »

[Toutefois,] il y a plus que cela ; [il ne s’agit pas uniquement] de comprendre : on voit bien […] qu’il y a un temps où s’installe quand même quelque chose qui ressemble à de la terreur. C’est bien plus grave que ce que l’on pense : il ne s’agit pas seulement de l’événement, il s’agit de la trace que va laisser cet événement à Toulouse, dans ses environs, dans les écoles juives, dans les écoles confessionnelles, dans les écoles musulmanes […]. Il va y avoir de plus en plus de gardiens, de plus en plus de policiers. Il va s’installer une sensation de terreur, […] après l’événement [aussi], c’est-à-dire que cet événement va produire quelque chose dans la société qu’il est indispensable de comprendre pour que l’on délie cette espèce de capture dans laquelle on va être emprisonné tous, les uns et les autres, à cause de cet événement. C’est [donc] beaucoup plus grave que ce que l’on [croit]. »

Le présupposé que les attentats perpétrés à Toulouse engendrent un surcroît de besoin sécuritaire me paraît intéressant. Il faudrait cependant le creuser davantage afin d’établir s’il peut être le prélude à une instrumentalisation comparable, à échelle distincte, à celle menée par l’administration Bush à la suite des attentats de 2001, et, dans l’affirmative, en quoi.

Il me semble y avoir, dans cette affaire, pour expliquer autant que faire se peut les motivations qui ont poussé le tueur à passer à l’acte, concomitance de trois facteurs : les éléments personnels, le cadre social national, et l’environnement sociopolitique international.

La presse a déjà fait rapport du passé de djihadiste supposé (1) du tueur toulousain, qui a affirmé agir en représailles contre la présence militaire française au Proche-Orient, ainsi que contre le zèle devenu coutumier de l’armée israélienne à Gaza. C’est aux enquêteurs et aux journalistes qu’il appartiendra de déterminer ce qui, dans le vécu de l’intéressé, a servi d’élément déclencheur, bref ce qui faisait office de lien entre sa supposée frustration personnelle et la définition des tensions proche-orientales comme objets de celle-ci. Rouvrir, à cette occasion, quelle que soit la nature de l’arrière-pensée, le débat sur la problématique israélo-palestinienne serait déplacé, voire malsain (2).

En revanche, s’interroger, indépendamment du Proche-Orient, sur ce que ces événements révèlent de nos propres sociétés est, une fois encore, impératif. Quels rapprochements pourraient-ils être ici effectués ? Curieusement peut-être, la première analogie qui me vient à l’esprit est celle des suicides en série au sein de grandes entreprises françaises. Quel pourrait être le rapport avec ces assassinats ? Pour commencer, les deux phénomènes revêtent, certes de manière différente, un caractère froid, déterminé et répétitif. Tous deux trahissent l’impossibilité pour ceux qui sont passés à l’acte de trouver leur place dans le groupe social. L’un relève d’un processus d’introversion : je n’ai plus ma place ici et il n’y a plus la moindre échappatoire concevable, donc je me retire de l’échiquier et tire ma révérence. L’autre part du même constat, mais projette le désarroi qui en résulte sur l’autre, ou les autres : si je m’en vais, ce ne sera pas avant d’avoir réglé quelques comptes et éliminé sur l’échiquier quelques pièces qui me paraissent revêtir un rôle symbolique. Les deux occurrences, l’une horrible, l’autre doublement horrible, ne sont-ils autant de rappels adressés à un système occidental qu’un cartésianisme matérialiste (3) effréné rend de plus en plus inhumain ? N’est-ce pas là pourquoi ces drames ont eu lieu ? N’en est-ce pas la raison essentielle ?…

Dans cette société intrinsèquement mélancolique, chacun roule pour lui-même et sait qu’il ne doit compter sur personne. Dans ce système, les travailleurs deviennent de vulgaires variables d’ajustement, même lorsque les entreprises réalisent des bénéfices. Dans ce système, les citoyens ordinaires sont de pauvres hères inéduqués (qui doivent le rester pour pouvoir produire), des colporteurs d’obscurantisme qu’il s’agit à tout prix de mettre hors d’état de nuire, comme on l’a vu en Grèce à l’occasion du non-référendum abhorré ! Ce système se fonde sur les egos et les clans, il a tourné le dos à l’individualisme et à l’universalisme véritables ! Ce système divise pour régner par l’abrutissement. Ce système assomme pour engourdir alors qu’il devrait susciter. C’est le système de la concurrence mercantile globale, dans lequel l’autre est a priori mon adversaire, mon Cerbère… C’est la négation de la vie, où être n’est que produit et humain n’est que matière !!! C’est la négation de l’évolution humaine depuis les Lumières, ou plutôt sa confiscation par une poignée de mafieux universels !

Dans « Comment je vois le monde », Einstein écrivait : « Je crois que cette crise est singulièrement différente des précédentes. […] Pour la production de la totalité des biens de consommation nécessaires à la vie, seule une fraction de la main d’œuvre disponible devient indispensable. Or, dans ce type d’économie libérale, cette évidence détermine forcément un chômage. »

En raison de la pression des marchés et des institutions internationales mais aussi par panique, les pseudo-responsables politiques courent aujourd’hui derrière la société d’hier, en voie de disparition, plutôt que de façonner le visage de la société de demain, en esquisse. Pour ce faire, ils continuent envers et contre tout d’utiliser des leurres, tels que le plein emploi et la croissance infinie. Ainsi, non seulement ils trompent la population, mais ils tentent en sus de soumettre par la contrainte et la peur la fraction de cette dernière qui n’a pas son saint emploi ! C’est une politique incantatoire, réactionnaire, irrationnelle et inefficace !

Réformer en profondeur notre façon de concevoir et d’organiser l’activité humaine sera la clé de voûte d’une société régénérée, dont sera exclue l’exclusion mais dans laquelle sera réintégrée la prospective ! Gageons qu’une telle société sera beaucoup moins encline à produire de nouveaux Merah…

 (à propos de l’ « insurrection civique » de Mélenchon)

« Je trouve que Mélenchon, c’est un peu Coluche. C’est le personnage de Coluche, c’est-à-dire c’est le remake de Coluche. Il a été […] candidat [lui aussi], Coluche. Il propose de penser avec les gens qui refusent de penser comme tout le monde. Il propose de penser cela, et Coluche avait déjà fait le coup, et devant le succès qu’il avait eu, [ce dernier] s’est [d’ailleurs] retiré. [Or,] Mélenchon a eu un mouvement de recul : il ne se rend pas compte à quel point les gens… le monde… la France… les Français ont le sentiment de l’inconsistance des paroles. Ce sont des paroles inconsistantes, […] sans profondeur, sans matière. Et il y a tout à coup quelqu’un qui dit : « je vais vous donner de la matière, je vais vous donner de la pensée », [et] tout le monde suit, évidemment sur des paradoxes, presque des plaisanteries, et pourtant tout le monde suit. Il est aussi étonnant que Coluche. Donc, Mélenchon, forcément, il va prendre peur, [car que fait-on] avec cela ? C’est une exigence de pensée, et [en cette matière], tout le monde est en panne. […] Qu’est-ce qu’on va inventer ? On ne va pas inventer de nouveau la révolution socialiste. C’est une blague. […] On va forcément inventer quelque chose d’autre, et ce moment-là, il ne l’a pas pensé, il est au pied du mur. [Tous ses sympathisants sont derrière lui à crier :] « vas-y, vas-y, sors-le, ce que tu as pensé », et il ne l’a pas encore pensé… […] Il est brillant, authentique, sympathique, il sait parler, il a une espèce de puissance de tribun, [mais] à un moment donné, il va falloir qu’il propose. [Jusque-là, il n’a fait que] des propositions sans commune mesure avec l’espoir qu’il a donné. […] Dans les paradoxes de Mélenchon, il y a une dérision. »

A plusieurs reprises, il m’a été donné de m’entretenir, lors de colloques autres que singuliers, avec des représentants de la profession psy. Comme toutes les natures sont dans la nature, je parvenais à m’entendre avec certains d’entre eux, pas du tout avec d’autres : oui, un psy a une personnalité… Dans la mesure où ces entretiens, ces rencontres, ces dîners mondains, encourageaient mes interlocuteurs à se dévoiler sur des sujets qu’ils n’aborderaient pas de prime abord lors d’une session, des sujets politiques notamment, je me suis plusieurs fois demandé, en entendant tel ultraconservateur stijf ou telle frigide revendiquée, comment diable quelqu’un pouvait confier son esprit à un type ou une meuf pareille.

Certes, il serait possible de débattre des semaines entières de l’honnêteté absolue et des postures en politique, et Mélenchon le sait bien. Certes, une nouvelle révolution ne peut être une réédition d’une révolution passée, mais en quoi Mélenchon est-il plus kitsch, plus coluchien, que les impétrants résiduels, en particulier la chose ?…

L’opinion de « notre psy national » (« Ah oui, ben quand même, si… ») en la matière est en fait un parti pris, tacite lors de la consultation, mais un parti pris dont on peut supposer qu’il exerce une influence sur le cours de l’entretien qu’il a avec ses clients. Ainsi, comment un psychiatre de droite (Je ne sais si telle est l’étiquette de Nathan.) pourrait-il, à défaut de s’effacer complètement, être aussi sensible que son homologue de gauche à la valeur de l’engagement, par exemple ?

Supposé aiguillon dénué d’émotion et faisant office de guide muet pour son interlocuteur, le psy charrie en vérité toute sa subjectivité, politique y compris. C’est pourquoi il est utile de rappeler que la psychologie et la psychiatrie ne sont pas des sciences exactes, et qu’effectuer des généralisations linéaires en leur nom s’apparente à de la fraude intellectuelle…

 (à propos de la Syrie et du couple al-Assad / de musique)

« Il [Bachar al-Assad] est extrêmement angoissé, cet homme. Il faut regarder les choses en face : il est extrêmement angoissé. Il se réfugie dans les bras de sa femme. Il essaie de trouver dans cette relation, qu’il espère fusionnelle, une compensation à la perte de crédit [dont il pâtit, depuis] le début de son régime. Il voulait prendre la même position que son père et il n’arriv[e] pas à la prendre et, se retrouvant dans cette position, il voulait démontrer absolument qu’il était aussi fort que son père. Il n’y est pas parvenu et il se réfugie [donc] auprès de sa femme, auprès de ses musiques qui sont [à] se brouiller la tête [!], et je pense qu’il doit prendre des substances aussi. Ca me semble évident, ce type est totalement angoissé, il faut lui porter secours. […] [Al-Assad et sa femme sont] des gens aux abois. […] »

Monsieur Nathan nous livre ici un court guide pratique à l’usage des praticiens de comptoir : son omniscience l’amène en effet – dérive courante dans le milieu – à évoquer avec force détails la personnalité de quelqu’un, un chef d’Etat en l’occurrence, qu’il ne connaît pas, qu’il n’a jamais rencontré, dont il ignore tout des stratégies et des méthodes de communication, en le passant à travers le tamis psychanalytique traditionnel auquel nul n’est supposé échapper : papa al-Assad avait une autorité que fiston ne peut qu’envier, ce qui rend fiston angoissé et le pousse dans les bras de sa femme avec qui il aspire à la fusion. S’il n’était le cynique « il faut lui porter secours » de conclusion, nous aurions là un chef d’œuvre d’imposture prototypique. Portons secours, en effet, à cet assassin de masse dont rien, dans la constance du discours et la monotonie du timbre, ne laisse suggérer la moindre angoisse, mais tout, au contraire, contribue à asseoir la détermination tranquille du pouvoir absolu. C’est confondant tant c’est con !

Les certitudes infuses du psychiatre, son moule psychanalytique prêt-à-porter, il les assaisonne par ailleurs d’un ostensible dédain pour la musique pop. Répéter que la barbarie est dans l’homme, très rarement dans la musique, qu’Heydrich (pour ne retenir qu’un exemple fâcheux) jouait du violon à merveille, serait superflu et redondant, de même que qualifier ex abrupto et quasiment ex cathedra des musiques que l’on entend pour la première fois de nuisibles à l’esprit témoigne d’une intolérance avérée vis-à-vis de choix personnels différents des siens. Sans ranger monsieur Nathan dans cette catégorie (puisqu’il n’a pas déclaré telle flamme sur le plateau), jamais je ne comprendrai ces aficionados de musique classique arrogants et exclusifs qui étalent avec fracas leur inculture musicale de tout ce qui excède Mozzie

Quant aux « substances » qu’évoque Tobie, il me semble plus propice de les chercher chez tel ou tel « VRP cocaïné » (parole d’expert revendiqué…) que dans la fadeur des interventions d’al-Assad…

Coût de la téléséance : 1250 €, à verser ASAP sur le compte de monsieur Tobie Nathan, par l’entremise de la filiale qatarie de l’UBS…

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(1)    Le State Department (Ministères des Affaires étrangères) américain aurait, selon plusieurs sources sur internet, démenti que Merah se fût exilé au Pakistan ou en Afghanistan pour y suivre une formation paramilitaire, thèse de la place Beauvau.

(2)    Un tel sujet mérite au moins un post – si pas un blog – à part entière. Espérons que la sagesse fera en sorte qu’il ne soit plus nécessaire de l’écrire…

(3)    Contradictio in terminis, sans doute…

“L’idiot du village […], c’est Jésus !” (N. Sarkozy, Pres. RF 2007-2012, live on Comedy Central)

as approved by :

and culture vet :

KMN Production Presents :

starring Nick Lambrouill & Vanessa Inurb, as the housewife

“Une jouissance littéraire

“Ce gars-là, il parlait comme un livre, il causait comme on respire, j’aime autant vous dire qu’il n’était pas du genre à avoir souvent la langue qui fourchait, à devoir la tourner sept fois dans un sens ou sept fois dans l’autre avant de s’exprimer, tout le monde s’arrêtait pour l’écouter et s’il avait fait de la politique il serait ministre à l’heure qu’il est, je crois même que quand il commençait à raconter quelque chose il ne savait pas exactement ce qu’il allait dire, souvent il devait se mettre à parler pour le seul plaisir de parler et l’histoire suivait tout naturellement(…)”

Et voilà pourquoi l’on commence à lire “La danse du fumiste” pour le seul plaisir de lire, pour le seul plaisir de se laisser emporter par les mots qui s’alignent sur les pages, en une seule et interminable phrase. Le plaisir de se laisser mener en bateau, de se voir amené à prendre des vessies pour des lanternes pour être détrompé quelques pages plus loin par notre “fumiste” des plus moqueurs. Pas d’histoire dans cette “danse du fumiste”, mais des rebondissements à la pelle et des chausses-trappes qui évoquent irrésistiblement les pièges du “Bavard” de Louis-René Des Forêts. Mais contrairement au “Bavard”, le fumiste de Paul Emond ne laisse pas au lecteur le temps de respirer, et on arrive au point d’exclamation final à bout de souffle et en proie au vertige comme après un tour de manège.

A lire pour la pure jouissance de la langue et des mots.”

Source : Free_carabine @ http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/6394

Reporters are hy-ste-ric-al :

” Visiting New Francisco Today, Pres. AMABO had a rather cynical reply to a journalist’s question : « Why the fuck should I care a rat’s hole bout wutchur tellin me, you scumbag. » (Vivien Anapurna, reporting live from where it was said)

Franky King sez : “If I only had one question to Pres. Yzokrass, then I’d probably ask him : 9/11 wasn’t staged, now was it ? So it could happen anywhere. How would Mr. Authority react to that, I ask ?

Thrilling to the last bit…

Behind the scenes of one of the best kept secrets in the world… Real face President Yzokrass revealed. Le Roi est new… Ground Breaking ! ***** (New Francisco Film Weekly)

“Mais chéri, nous aussi on a le droit de prendre un petit peu de bon temps, mon amour  (0)”

Out of the picture soon.

Tomorrow live on Foxy News :

“Behind the scenes of a European Parliament Orgy” – Don’t miss it !

A la cohorte de prétendants présidentiables socialistes français avec un balai dans le cul…

Montebourg, Valls, Hollande et son ex (qui, sans s’être exprimée sur le sujet lors du premier débat des primaires socialistes françaises (1), hier soir, a eu l’occasion, précédemment, d’étaler son opinion en la matière) sont tous d’accord pour affirmer que l’Etat a pour mission de régenter le corps des individus, ainsi que leurs options individuelles, même si celles-ci n’attentent en rien ni à l’intégrité des personnes, ni à leurs biens.

En effet, toutes ces Eminences s’opposent fermement tant à la dépénalisation qu’à la légalisation du cannabis, de « la drogue », comme ils disent. On croirait entendre bon-papa, encore que de nombreux grand-pères aient probablement une opinion plus progressiste qu’eux…

Leurs arguments ne sont pas neufs : maints utilisateurs de drogues dures ont commencé par le cannabis… « Combien d’entre eux ont-ils commencé par l’alcool et la cigarette ? », les interrogerait alors logiquement l’observateur éclairé. Pourquoi, en outre, dramatiser, instrumentaliser la peur, en rappelant ce qu’il faut bien qualifier de réalité mais en se gardant bien de mentionner en parallèle que, dans le flux inverse, seuls quelque 5 % des utilisateurs de cannabis (selon de nombreuses études) franchissent le cap des des drogues dures ?

Poser ces questions équivaut, face à ces Père-la-Rigueur qui se permettent d’infantiliser alors qu’ils feraient bien de se regarder dans le miroir, à s’égosiller en vain… En effet, il n’est pas question, dans ce débat, d’argumentation rationnelle, mais d’obscurantisme, de conservatisme des mœurs, sur fond – quoiqu’ils s’en défendraient sans doute – de mixité culturelle (Le cannabis vient d’ailleurs, du Maroc, de Jamaïque, etc.).

De sources très sûres et très directes, j’ai appris il y a plusieurs années déjà que pour tenir le coup face au rythme effréné qu’ils s’infligent (négociations pénibles, quelquefois jusque tard dans la nuit, quatre heures de sommeil en moyenne par nuit, obligations fatigantes, débats éprouvants, soirées mondaines à n’en plus finir), de nombreux politiciens utilisent, si pas des psychotropes durs, en tout cas la pharmacopée en vente libre. Une fois encore, il n’est pas poujadiste de le dire : c’est tout simplement humain !

Puis, il y a les autres, ceux qui n’ont rien vécu mais se permettent d’asséner à la cantonade des leçons d’Ordre moral et vertueux… Cet ordre-là, Monsieur Montebourg, est frelaté, voire dangereux, pour les individus, pour une société en mouvement et, in fine, pour l’ordre lui-même ! Votre position en la matière est d’autant plus regrettable que plusieurs autres pistes que vous proposez, principalement pour remettre de l’ordre dans la finance, sont pertinentes, quant à elles. Sans doute avez-vous pris connaissance, ici aussi, vous comme ceux qui partagent votre position, de sondages sociologiques auprès de l’électeur socialiste type, qui indiqueraient le maintien d’une franche hostilité à l’égard d’une politique plus raisonnée en matière de drogues douces. Mais un responsable politique doit-il suivre le mouvement et faire feu d’un bois déjà incandescent ou allumer lui-même la mèche qui provoquera le changement ? Oui, le cannabis est subversif dans le contexte social qui est le nôtre (Dans le Maghreb, c’est l’alcool…) ! Où est-elle donc, dans ce débat, la fougue qui vous caractérise par ailleurs ?

Plus fondamentalement, la vérité, quelle est-elle ? Je vais vous le dire : nous vivons dans une société gangrenée par l’alcool (dont la consommation excessive est toujours le fait de pauvres hères complètement déboussolés face à  l’évolution du monde), le tabac (dont la consommation va de pair avec le stress ambiant, car s’il est bien une drogue qui n’apporte strictement rien à celui qui la consomme, c’est celle-là !), les calmants (tous en vente libre ou disponibles sur prescription complice, faut-il le rappeler ?), et la coke et ses dérivés ! Oui, la coke : c’est elle qui est en grande partie, avec la mondialisation médiatique, responsable de l’accélération factice du quotidien, et qui rend celui-ci de plus en plus agressif ! Managers, cadres, commerciaux, boursicoteurs, journalistes, … qui oserait réaliser une enquête pointue sur l’omniprésence de ce fléau qu’est la coke dans la plupart des milieux où se décident les choses ?… Et pourquoi considérerait-on suspect un mandataire qui s’affirme catholiquissime alors qu’il lui arrive de s’adonner, la nuit, à de viles pratiques en rapport avec son anus, mais accepterait-on sans rechigner le discours pontifiant de son collègue en matières de drogues si, par ailleurs, celui-ci en est lui-même consommateur ? « Et pourrrquoi  ? », comme le demande Bigard dans ses spectacles avec un faciès amusé ?…

Face à cette crasse chimique, qui n’a d’autre effet, chez la plupart, que de glorifier l’ego, le cannabis, drogue sociale,  invite au recul (philosophique, notamment) et, partant, à la contestation. Mais peut-être ce qui est bon pour les seigneurs ne l’est-il pas pour les Manants, que les premiers ont pour charge de maintenir sur les rails de la productivité…

Autre argument souvent développé : tous les pays qui ont adopté une politique plus progressiste quant à l’usage du cannabis reviennent en arrière. Mensonge éhonté, bien sûr : le Portugal et la Tchéquie, notamment, viennent de se lancer dans  « l’aventure ». Quant aux Pays-Bas, jusqu’il y a peu le phare européen en matière de tolérance des comportements individuels non prédateurs et de liberté d’expression, peut-être les prétendants socialistes susnommés feraient-ils bien, à l’instar de Madame Aubry et de Madame Joly, de s’inspirer des positions des travaillistes de Job Cohen et des verts de Jolande Sap, tous deux favorables à un approfondissement de la politique dite de tolérance à l’égard du cannabis (où il s’agirait, pour eux, d’inclure la production domestique à grande échelle mais contrôlée), plutôt que de celles, rétrogrades, de la majorité de droite dure actuellement aux affaires…

La santé publique, enfin… Feu le professeur Schwartzenberg fumait-il donc pétard sur pétard pour oser prétendre, enquêtes scientifiques à l’appui, que le cannabis est moins nocif que le tabac ? Le journal médical de référence The Lancet est-il un repaire de fumeurs de joints, lui qui a osé, enquêtes scientifiques à l’appui, ici aussi (cela va de soi), écrire que «sur base des preuves médicales disponibles, le cannabis a un effet néfaste très limité sur la santé, et [que] les décisions de bannir ou de légaliser le cannabis devraient se baser sur d’autres considérations » (2)? Koffi Annan et ses nombreux collègues de l’ONU qui ont appelé, en juin dernier, à la dépénalisation étaient-ils sous influence, les bougres ?

(DVD remis gratuitement le 18/03/11 par la Vereniging ter Opheffing van het Cannabisverbod [VOC], association militante néerlandaise, à l’ensemble des représentants élus des deux Chambres [Parlement] néerlandaises)

Il ne s’agit pas de vanter les mérites du cannabis pour le cannabis ! Il s’agit simplement d’affirmer de manière rationnelle un droit individuel inaliénable et une autre vision de la société que celle, arrogante et speedée, dans laquelle est plongé l’occident.

Et puisque convaincre des conservateurs moraux semble relever de la gageure, PEUT-ETRE SERAIT-IL TEMPS POUR LES CANNABINOPHILES DE TOUS PAYS, DE TOUTES ORIGINES ET DE TOUTES COULEURS, DE SE STRUCTURER, DE REVENDIQUER LEURS DROITS ET DE CONQUERIR LEUR LIBERTE, COMME DANS TOUT MOUVEMENT D’EMANCIPATION !!! Marre, en effet, de ces élites autoproclamées et sourdes aux réalités populaires (ce qui, pour des socialistes, est un comble, vous en conviendrez…), qui ne cessent de limiter le champ des possibles !…

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(1) A propos de ces primaires, une question me taraude : les socialistes français souhaitent-ils réellement le pouvoir en 2012 ou se satisferaient-ils volontiers, au-delà du petit théâtre des apparences, de laisser Colas se dépatouiller dans la crise majeure qui s’annonce ?…

(2) In vol. 352, # 9140, 14/11/98

Le Gosier @ Guadeloupe, source d’inspiration centenaire…

“- Hi, kids !

Hi, Mister Skoolteacha !

My name is Rod Biggens…

We heard you were Weekid, Sir… I mean, is it true all they say about you ?

And what, incidentally, might they say ?…

Well, all sorts of stuff…

In that case, it must be true, I guess… But back to the matter @ hand, shall we… You will now write down and tell me in a concise fashion about your holidays. I want to know everything : how many ? Did you swallow ? Are you a shooter or a dripper ? All but basic stuff, but of course in your own style ! ...”

Le Gosier, à droite en sortant des bidonvilles de Pointe-à-Pitre : un assemblement de cases en bord de mer, quelques lucratifs projets immobiliers, quelques rues fraîchement asphaltées (c’était en 2003 !)… Un douteux commerce de beu et de crack y voit le jour la nuit, accompagnant son cortège de filles délavées et au bout du rouleau qui vendent leur corps déconfit et se laissent maculer pour une poignée de Washingtons, provoquant l’excitation d’une armée de moustiques lubriques et génétiquement modifiés qui résistent à toutes formes d’insecticides, tandis que le jour, le Soleil parvient, dès six heures du matin, à instiller une nonchalance moite qui ferait presque oublier l’odieux spectacle mis à nu par sa lumière : plus à l’ouest du Gosier, cette enclave où s’engouffre l’océan, de luxueux hôtels, les rares Accord et autres (en 2003 !) qu’une population à bout de nerfs contre les inégalités sociales criantes qui caractérisent l’île aura tolérés, privilégiant l’ancrage local à l’impérialisme financier de la métropole, ces hôtels, disions-nous, déversent au vu et au su de tous leurs eaux usées dans l’embouchure du gosier, où s’égayent les petit marmots du cru de l’autre bord, pendant que leur maman y nettoie les quelques vêtements conquis avec parcimonie. Sur sa façade est, le Gosier est surplombé par le Fort Fleur-d’Epée…

Le Fort abrite dans son sillage les villas avec piscine cossues mais discrètes du coin, celles de quelques hauts fonctionnaires de l’Etat qui profitent d’une retraite bien méritée (encore qu’ils soient plus présents en Martinique), celles de vermines spéculatrices et celles de top managers d’origines diverses et variées. Au pied du fort, un gigantesque supermarché Cora : il n’y a pas de petit profit !…

En 2006, Kokoz a, sans doute au détour d’une visite de courtoisie à l’un de ses sponsors spirituels, rendu visite au Gosier. Il se trouve, sur la photo ci-dessus, à l’endroit marqué d’une croix. “Rien de tel“, a-t-il dû se dire, “que de humer de douces effluves de fumier marin par mes petits camarades déversés pour m’imprégner véritablement de la couleur (et de l’odeur) locale(s)...”

“- This is agent Delta. Pedaling Eagle is on the run… I repeat : PE is on the run !

Jim, is that you ?

Fuck it, Dolores : I told you I’d see you after the show…

But Jim, each time you’re on a mission, I fear, honey, I fear we’ll become strangers to each others.

You women !

– – Carlita, t’a pris ma mallette ?… Oh, il me fait trop chier, ce gosse, à crier tout le temps… Tu sais, j’ai plus l’âge, moi, hein… Un jour, je vais lui envoyer ma sandale à la figure, tu vas voir…

Mais, mon chéri, il faut laisser le bébé s’exprimer… Sinon, il pourrait devenir comme toi plus tard, ahaha, je rigole…

– – Pedaling Eagle has made his nest. I repeat : Pedaling Eagle…

Jim… Jim…

What happened, Dolores ?

I lost com.

Triangulate his LKP and engage protocol 25b, section 22…

You could ask me politely, Siiir. You know we’re all in this together…

Dolores, just do it ! NOW !!!”

Pointe-à-Pitre, longtemps le bagne à fous de la métropole, le petit bout d’Empire aux ancêtres gaulois

FRANCAIS, LES SONDEURS SONT DANS VOTRE CUL (AGAIN) !!!

Tell me people, what do you think of a WORLDWIDE WEED WEEK ?!!!

Prive joke feel…

L’Afrique, où divergent principes et intérêts…

Le crépuscule de la franc-maçonnerie française, vu du Gabon

 Dans « Le crépuscule des frères : la fin de la franc-maçonnerie », Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient de France, constate que la franc-maçonnerie  est en crise et ne cesse de diminuer en effectif, spécialement dans les bastions anglo-saxons.

Un autre franc-maçon avoue : « La quasi-totalité des francs-maçons français ont honte de la politique africaine de la GLNF [qui consiste] à soutenir les  “frères-despotes” (Ali Bongo au Gabon mais aussi Denis Sassou Nguesso au Congo, Blaise Compaoré au Burkina Faso, ou Faure Gnassingbé au Togo et biens d’autres…). Le chantier est immense pour contrecarrer l’image détestable que la GLNF donne de l’Ordre Maçonnique sur le continent africain. »

Certes, c’est aujourd’hui la GLNF qui défraye la chronique à cause des dérives autoritaires de son actuel grand maître, François Stifani, qui, justement, veut gérer son obédience a l’africaine, « en despote non éclairé », selon le bon mot de Roger Dachez, président de l’Institut maçonnique de France. Cependant, outre la GLNF, qualifiée de « marraine» des grandes loges africaines, le Grand Orient de France a également été un complice passif des dérives des loges africaines, observatrice tolérante de l’inacceptable… Première obédience maçonnique de France, [elle compte plusieurs] membres [qui] gèrent des affaires africaines au haut niveau. D’ailleurs, dans le cas du Gabon, Omar Bongo est entré dans le monde maçonnique  en se faisant initier au sein d’une loge du Grand Orient de France, dans le temple de la place Jean Faure à Angoulême.  Le GODF a simplement gagné moins d’argent en Afrique dans la course à l’affairisme, la GLNF lui ayant été rapidement préférée a cause de l’accès aux réseaux anglo-saxons que lui donne sa « régularité ».

Il semble que l’Afrique a plus avivé les convoitises matérielles des francs-maçons que leur désir de solidarité fraternelle et d’assistance aux idéaux maçonniques de liberté et de développement des potentialités humaines à l’endroit d’un des peuples parmi les plus malheureux de la terre.

[…]La franc-maçonnerie a un problème profond avec son histoire qu’elle se sent parfois obligée de [se] parer de mythes fondateurs mensongers.  [Ainsi,] on redécouvre que durant la Commune il y avait plus de francs-maçons parmi les Versaillistes que parmi les communards. S’il y a eu autant d’application à détruire la monarchie française, c’est qu’elle représentait un absolutisme héréditaire incontrôlable et préjudiciable à la promotion de certaines libertés. Mais, pourtant, c’est un absolutisme d’un autre type qui s’est développé au sein du monde maçonnique, avec une organisation de pouvoir de type pyramidale, ou l’on retrouve régulièrement au sommet les membres des mêmes familles, une sorte « d’aristocratie maçonnique ».

Les francs-maçons français ont un intérêt fort pour les questions sociales et le progressisme, au sein d’une société largement aboutie du point de vue social, à l’avant-garde des pays occidentaux. L’essentiel social ayant été tellement fait dans les dernières décennies, qu’aujourd’hui cette franc-maçonnerie trop centrée sur ses problèmes domestiques ou qui fignole les détails pour l’harmonisation européenne donne l’impression qu’elle est en panne parce qu’il n y a plus eu récemment de grande réalisation sociale spectaculaire ni de grands défis domestiques à venir. Les grands défis sociaux se situent désormais au niveau planétaire et n’y sont impliquée qu’une infime élite suffisamment au fait de variables complexes. Le travail symbolique d’ordre personnel a pour but l’empowerment individuel, qui donne une force d’engagement et de conviction (puisées dans la recherche spirituelle) permettant d’assumer ces défis. La jeune génération occidentale actuelle, trop « cocoonée » n’a plus la volonté, l’abnégation et le sens du juste combat social. D’ailleurs, l’intérêt d’une expérience gnostique est d’apporter à l’individu la connaissance de ses connections internes à l’univers et de réaliser ses potentialités divines afin de susciter en lui une responsabilisation sociétale propice à éveiller en lui des engagements forts dans des domaines critiques, sans craindre pour sa vie ou son confort, et dans des conditions adverses difficiles…

La difficulté actuelle est comment être un homme vrai, vecteur de progrès, capable d’agir sur la société, mais au sein d’une population qui lâche spirituellement prise, s’amollit et plonge de plus en plus dans la déchéance morale. La question pourrait aussi être : pourquoi devenir un véritable initié et comment maintenir sa progression sans tomber dans la tentation matérialiste (que peut apporter l’ivresse des sommets) ou le repli fondamentaliste (en rejet de la décadence ambiante, en opposition avec les idéaux de tolérance) ?

La franc-maçonnerie française semble avoir suivi la tendance à l’amollissement de ses concitoyens. Elle s’est spécialisée dans le lancement d’idée novatrice, l’influence discrète et l’entrisme ciblé, soit :  agir dans des conditions de confort et « la masse faite le reste !». [Rarement pose-t-elle encore] des actes concrets très engagés ! Certains maçons sont des jeteurs de cailloux dans l’eau pour créer des ondes, mais quel  est l’impact de ces ondes [au milieu de] flot[s] agités ? La franc-maçonnerie devrait trouver une juste mesure à sa participation sociétale, qui produise des effets significatifs.

De mon point de vue d’Africain, la majorité des francs-maçons français ont vis-à-vis de l’Afrique soit des visées affairistes pour ceux qui y viennent, soit l’indifférence pour ceux qui n’y ont pas d’intérêts. [Cette dernière] peut venir de la méconnaissance de nos interdépendances économiques et de la focalisation sur les problèmes domestiques franco-français et l’Europe. […]

 Quant aux rares qui auraient une pensée constructive pour leurs frères africains francophones (ayant donc en partage une culture commune, quoique forcée), je leur suggèrerais de dire ceci : « certains de mes frères vous ont fait du tort et ont sali le nom de ma famille. Permettez-moi donc de vous aider à détacher vos liens et à réparer les dommages qu’ils ont faits a votre maison… »

 Car l’Africain vit dans une maison prête à s’écrouler, avec aux pieds une chaine attachée au poteau central. Les rares qu’on laisse batifoler dans les verts pâturages ont un collier et viennent dormir le soir au chenil.

Et je ne pense pas que l’idéal maçonnique universel de liberté ne soit réservé qu’aux frères blancs. Des associations telles que Survie ou Sherpa, qui ont une bonne connaissance de terrain (à cause des enquêtes menées) et de solides arguments intellectuels regardant la problématique de libération des anciennes colonies françaises, mériteraient un intérêt autrement plus important.

 Concernant l’intelligentsia africaine, les intellectuels de la diaspora, les jeunes doctorants des universités africaines, qui sont dans la tranche 25-40 ans (où il y a la plus grosse production intellectuelle), sont pour la plupart déphasés et donnent une interprétation pas toujours réaliste des problèmes africains. Car au moment où ils écrivent, ils sont dans des situations d’autocensure ou ils veulent plaire à certaines coteries afin de rejoindre le statut bourgeois qu’ils revendiquent. C’est ainsi que les germes des problèmes actuels et futurs, ainsi que les grandes tendances leur échappent totalement. Ce sont des commentateurs « après l’événement ». D’ailleurs, quel éditeur accepterait de publier ou quel directeur de thèse accepterait le mémoire d’un intellectuel africain qui exprimerait franchement de bons arguments anti-français ?

 Par exemple, tant qu’un manœuvre tchadien ou centrafricain (pays du pré carré français) à 20 000 FCFA par moi gagnera 35 fois moins qu’un manœuvre occidental, il ne saurait y avoir de paix, sauf une paix forcée par des interpositions militaires. Car sa misère même est une violence morale qui lui est faite, un acte d’agression de la part de ceux qui tirent les ficelles.

 Aucun intellectuel africain noir mature, désintéressé (soit hors système) ne peut cautionner la misère africaine et cette stagnation. Ce sont les mêmes situations vécues depuis 50 ans, les mêmes réclamations auprès de chefs d’états sans souveraineté économique et politique. Des classes moyennes ont pu émerger localement çà et là, mais [elles] se sont heurtées, dans leur désir de progression, aux monopoles économiques et commerciaux érigés par les tenants du pouvoir et les compagnies étrangères. Le pouvoir essaye de tenir en coupe réglée cette classe moyenne à travers un système d’entonnoir qui ne laisse filtrer que les « obéissants ». Cette classe moyenne, qui a soif de réussite, qui prend progressivement conscience de la chape de plomb sous laquelle elle vit, est en mesure de fournir ipso facto les racines intellectuelles et la structure agissante des contestations multiformes futures.

Curieusement ceux qui voient le mieux venir les choses sont les théoriciens militaires américains, qui développent activement pour l’Afrique des doctrines touchant [au] contre-terrorisme, et des mesures anti-insurrectionnelles. Les causes sous-jacentes, d’ordres religieux, politique, et idéologique, sont bien cernées. Malheureusement, les recommandations primaires (par partenaires interposés) sont essentiellement le développement des contre-mesures militaires et de la coercition, au lieu d’agir sur les causes […], jugé trop compliqué a cause de trop nombreuses spécificités culturelles d’Etats multiethniques pour la plupart.   

Après 50 ans d’indépendance, les pays d’Afrique noire francophone n’ont pas eu le développement escompté. Le mieux aurait été l’esquisse d’une nécessaire révolution africaine par l’essor des industries, de l’économie, de la culture… Mais les courants néocoloniaux en complicité avec les « frères despotes » ont eu raison des ces espoirs pacifiques. La plupart des théoriciens se sont donc fait à cette idée que l’Afrique francophone sera […] touchée par les mêmes tendances contestataires extrémistes que celles qui ont cours dans d’autres pays […], celles-ci se résumant à l’expression « Pen and Swords », soit la libération qui s’écrit et s’obtient nécessairement par le sang de l’épée.

Heureusement pour le Gabon, nous sommes loin des extrémismes. La population (1,5 millions d’habitants) est relativement trop faible pour des effets de masse, voire des débordements incontrôlables. La misère est présente, mais les manques d’ordre personnel sont peu visibles. Ceux qui vivent cette misère font confiance au nouveau dictateur, qui, en se faisant le chantre de « l’émergence » et [l’architecte] d’une politique populiste, s’est posé en personnalité populaire et sympathique. Le peuple, majoritairement peu éduqué, voit en lui le « père Noël » qui résoudra bientôt tous les maux du Gabon. Ce n’est que le énième épisode progressiste qui a permis le maintien d’un système dictatorial au Gabon depuis 50 ans. Car, assez régulièrement, tous les cinq ou sept ans, le pouvoir en place introduit une once de réformisme, en appliquant une partie des programmes sociaux prônés par l’opposition. Le pouvoir distille donc à dose homéopathique les minimas sociaux qui permettent l’acceptation de la pérennité d’un même type de pouvoir autoritaire. Ainsi, il se donne politiquement un répit populaire et continue de consommer la rente pétrolière (en circuit fermé) jusqu’au prochain épisode réformiste…

L’incertitude gabonaise actuelle est le front social animé par les syndicats sectoriels du Pétrole et de la Fonction publique. Ce sont de beaux combats qui prennent le système dans le défaut de la cuirasse,  car ils n’invoquent que l’application de lois votées antérieurement et qui sont restées lettre morte. Les problèmes de la Fonction Publique sont peu complexes à résoudre mais ont toutefois un impact budgétaire significatif. En revanche, les revendications des employés du pétrole ont des incidences collatérales importantes, notamment sur les travailleurs étrangers, en particulier les expatriés occidentaux. Mais les incidences seront aussi sur les futurs programmes des compagnies (investissement, formation, bénéfices financiers minimum à conserver dans le pays hôte…). La plupart des compagnies sur la sellette sont d’anciennes compagnies concessionnaires habituées a des solides pratiques de pillages économiques et de criminalité financière, ou composées de membres de la même mouvance idéologique prenant pour modèle les pratiques des premiers cités. Les technostructures locales actuelles des filiales pétrolières françaises au Gabon sont de notoriété publique composées d’un nombre importants de francs-maçons. Par conséquent, une gabonisation agressive (surtout si elle touche les postes supérieurs d’encadrement) risque […] d’affecter les rapports de force au sein des technostructures dirigeantes locales, et risque aussi de mettre en lumière les délits et malversations passés.

Toutefois, les ressentiments anti-expatriés et surtout anti-français étant à leur comble au sein des filiales des grandes compagnies, c’est une mauvaise pilule que les maisons-mères devront avaler si elles veulent conserver des relations sociales harmonieuses avec la population gabonaise. Des compagnies anglo-saxonnes (Shell, Baker Hughes…) [et] marocaine (EGCA) ont commencé à anticiper et entament une démarche sérieuse de gabonisation.

Dans le domaine professionnel, la lutte de défense des tenants des intérêts des réseaux maçonniques et de la francafrique sera donc intéressante à observer, pour les mois suivants.”

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(source : http://www.toto.rengondo.over-blog.com)

 

« Moi, Stellar Lyon, blogueur, féministe, célibataire et idéaliste… »

“Heï, toi… Oui, toi !… Toi aussi, tu veux une fois gicleï ?…”

http://xhamster.com/movies/93697/diner_main_course_n15.html (!!! 18 + !!!)

L’observateur peu averti pourrait être tenté de déceler dans la loi visant, en France, à pénaliser les clients des prostitué(e)s quelque ironie : le caporal en chef ne se trimballe-t-il pas lui-même, en effet, aux bras d’une pute de luxe contractualisée ?…

Quoi qu’il en soit, l’initiative, qui s’inscrit dans une stratégie politique de conflit social funeste mais éprouvée, de leurre destiné à détourner l’attention des préoccupations prioritaires, de courbettes vis-à-vis du nazi pontife, a débouché, comme on pouvait s’y attendre, sur une futile confrontation de stéréotypes : il y aurait, d’un côté, les défenseurs des valeurs familiales et, accessoirement, de la dignité féminine, secondés par la frange la plus conservatrice du mouvement féministe, et de l’autre, les exploiteurs, ceux qui, loin de toute maîtrise, jouissent envers et contre tous…

Faire à la mère Bachelot le procès de l’ignorance de l’inanité de ses mesures serait toutefois injuste : celle-ci sait pertinemment que sa loi ne mettra pas un terme aux agissements des mafias de la chair. Elle n’ignore pas davantage que ses gesticulations traduisent en fait la volonté de cacher cette prostitution que d’aucuns ne sauraient voir, non de l’éradiquer. Elle sait tout autant que la pénalisation du coït rémunéré  aura pour effet de rendre plus interlopes encore les sombres milieux dans lesquels évoluent les salopes, en conséquence de quoi la santé et la sécurité de ces dernières se précariseront davantage.

Mais, peu importe : comme pour la burqa, il s’agit uniquement de miser sur l’électorat catho : à quels minables calculs d’apothicaire cette administration Bush française (qui, idiote, n’a toujours pas compris que le potentiel de ce type d’électorat en France est sans commune mesure avec celui des évangélistes protestants d’outre-Atlantique) n’est-elle décidément réduite…

Comme pour la burqa ? Mais bien sûr : c’est, évidemment, au nom d’intangibles principes laïcs et de la dignité de la femme que la loi qui interdit celle-ci a été votée. Ce que les femmes concernées –  assignées désormais à résidence, sans doute – sont devenues, peu chaut aux auteurs de l’initiative législative… Il en va de même en l’occurrence, donc : qu’à l’abri des regards, dans quelque parking souterrain mal éclairé ou, au contraire, dans de feutrées et cossues demeures luxueuses, les vagins et les culs sur pattes risquent de subir des pratiques plus détestables encore que par le passé, sans pouvoir en quoi que ce soit espérer recourir, si besoin, à l’aile protectrice de l’Etat, relève des préoccupations secondaires. Voilà encore une catégorie d’individus, en effet, qui rejoignent l’interminable liste de ceux dont il a été décrété par un pouvoir frelaté et exsangue qu’ils n’étaient pas de vrais (bons) citoyens !

Or, en aucun cas l’Etat (qui que ce soit, en réalité) n’a-t-il à sa mêler de ce qu’il y a dans le pantalon ou sous la jupe, sauf et seulement sauf si son action s’inscrit dans le cadre de son légitime devoir de protection des citoyens, par la mise hors jeu des mafias par exemple, tous objectifs dont la mère Bachelot se soucie, en vérité, comme d’une guigne. Plutôt que cette initiative, c’est une table-ronde entre les pouvoirs publics (locaux et nationaux) et les (représentant(e)s des) prostitué(e)s qui aurait donc dû être privilégiée dans un Etat fonctionnel dont les soucis ne se limiteraient pas à la réélection de son petit caporal.

Outre qu’elle eût permis d’accoler des visages et des histoires au qualificatif qui englobe la réalité de ces dernières, une telle rencontre aurait pu déboucher sur des mesures ambitieuses de lutte contre les mafias et des dispositions qui auraient accru la sécurité de celles qui exercent le métier pointé du doigt (mise en place de salons communs semi-publics et sécurisés par des vigiles, par exemple). Mais, une fois encore, tel n’était pas ici l’objectif : ce n’est pas de l’accompagnement d’une tendance sociale qu’il est question  – il s’agit certes du plus vieux métier du monde, mais le nombre de ses émules aujourd’hui est sans commune mesure avec ce qu’il était naguère – en en bannissant les dérives, mais de l’affirmation d’une position dirigiste, qui se veut supérieure, et de l’imposition d’un diktat !

Sans même évoquer la drastique augmentation du nombre de contrôleurs de bites (« Ouais, mais, Monsieur, je l’avais pas encore enfoncée ! Y a la jurisprudence Bill Clinton, non ? ») qui sera requise dans cet Etat qui pénalise tout et n’importe quoi, n’importe-t-il pas de rappeler que chacun(e) est libre de faire ce qu’il (elle) veut de son corps ?…

Dans une société idéale, il n’y aurait pas de prostitution, non pas parce que chaque bite se réserverait à sa chatte légitime, mais parce qu’il n’y aurait aucune raison de se prostituer ! Soyons de bon aloi : même parmi ceux et celles qui ont pris sans contrainte physique la décision de faire marché de leur corps, le besoin d’argent (qu’il ne faut pas toujours confondre avec l’appât du gain…) n’est-il pas une contrainte en soi ? Certes, il y a chez certain(e)s le désir de bousculer les codes, de se frotter à une réalité peu amène pour se renforcer soi-même et le refus de se soumettre à une routine professionnelle aliénante. Mais, dans une société idéale, chaque emploi, chaque profession ferait sens, laissant les tâches robotiques à ceux qui sont les mieux outillés pour les assumer ! Par ailleurs, l’empathie serait la règle, non plus la productivité : la collectivité s’assurerait alors qu’une mère de famille dont le père a piteusement déclaré forfait ne soit pas contrainte de se prostituer pour pouvoir payer de la bouffe à ses enfants…

Certes, nous ne vivons pas dans une société idéale, et cela ne serait frustrant si n’avait été abandonnée jusqu’à l’idée de tendre vers un tel modèle : tout n’est plus aujourd’hui que sarcasmes, manipulations et egos. Mais il y a un hic, rétorqueront les totalitarophobes (dont je fais partie, en général), qui auront tôt fait d’associer la société idéale au mythe nauséabond de la société pure. C’est tout le contraire, bande d’abrutis : la société idéale est celle de tous les possibles (oui, même la polygamie inversée et le reverse gang bang), une société mûre parce que composée d’individus épanouis qui s’encourageraient fraternellement à dépasser leurs limites et n’auraient plus la prétention, née de leur frustration personnelle dissipée dans l’odeur de clan, de se juger les uns les autres, une société juste et prospère qui tendrait vers un idéal suffisamment grand que pour rassembler tout le monde et ne fixerait d’autre règle fondamentale que le respect de la liberté d’autrui.

On en est très loin. Pire : on s’en écarte ! Dans la société de l’ego anti-empathique qui est la nôtre, ce qui est dégoûtant et inadmissible, c’est ce que je ne conçois pas de faire, ce qui me dégoûte, en somme, que ce soit en référence à un vieux bouquin poussiéreux dans lequel quatre compères se sont associé pour instrumentaliser politiquement un pauvre idéaliste et l’ont ainsi assassiné une seconde fois (Il a bien dû planter sa queue dans quelques trous, le Jésus, non ?) ou en raison de ce qui prévaut dans une société donnée, à un moment donné, les deux n’étant bien sûr pas nécessairement étrangers l’un à l’autre. A ce compte-là, on se demande pourquoi la mère Bachelot ne pond pas fissa une loi anti-fist, par exemple… L’Inde a son Kama Sutra, il n’y aucune raison que la France ne dispose pas de son tableau inversé de toutes les pratiques sexuelles bannies…

Respect aux clients des putes, alors ? Ce serait trop simple !… Si le système patriarcal traditionnel n’a plus rien à apprendre à l’Européen contemporain, s’affranchir du système mercantile global, qui a pris son relais, ne serait pas sotte idée, comme nous le rappellent depuis trois ans des signaux de moins en moins équivoques émanant de la planète financière : dans les deux systèmes, qui, sur le plan des mœurs, s’alimentent mutuellement, la femme reste socialement asservie, même si les conditions de cet asservissement fluctuent !

Ah, qu’il est plaisant à en pouffer d’entendre le marivaudage de tel ou tel hexagonal intellectuel qui, se référant à la séculaire réputation de jouisseurs hors normes de ses prédécesseurs, en vient, pour défendre la prostitution contemporaine, à appeler la poésie, la littérature et le romantisme à la rescousse. Tant que, aujourd’hui comme hier, la femme, en particulier la femme de basse extraction, se rappelle sa juste place !… « Open your fucking mouth, slut… »

Un pauvre type qui va chez les putes vider ses couilles, ce n’est pas un homme qui essaie de comprendre la sexualité féminine : la prostituée, elle ne jouit pas, la plupart du temps. Non, c’est simplement un pauvre type incapable de maîtriser son excitation, qui limite son être à sa bite et paye un autre être humain pour se transformer en chose ! C’est d’ailleurs ce qui amène certains à mettre spéculativement en cause, non plus uniquement la prostitution, mais la sexualité masculine dans son ensemble : celle-ci en serait, selon d’autres, menacée dans son essence. Conséquence : la résurgence d’un certain discours machiste assumé…

Ainsi, il faudrait que chaque homme, parce qu’il est né couillu, se sente une solidarité avec les clients de prostitué(e)s, qu’il écoute sa bite lorsqu’elle lui dit de fourrer hic et nunc, s’interdise surtout toute forme d’émotion et de sentiment, et reste basique de bout en bout, car le désir ne peut qu’une seule forme revêtir, et périlleuse pour la dureté du membre est l’imagination…

Homme, il faudrait, en somme, se résoudre à être minable et à avoir une sexualité minable, qu’il s’agit d’imposer au tout-venant, dans la droite ligne des bites préhistoriques. Il faudrait, en outre, accepter d’être les dépositaires d’une rationalité froide, inhumaine et impertinente qui n’est autre que la compensation perverse d’une sexualité complètement irrationnelle, laquelle passe forcément par la domination et la destruction.

Si l’un des principaux combats féministes a été la reconnaissance de l’individualité de la femme, qui impliquait l’affranchissement de celle-ci par rapport au rôle et aux clichés qui lui ont été dévolus au fil des ans, faisant par là de la féminité et des sentiments, attitudes ou caractères y associés des attributs dont peuvent se revendiquer les mâles (et vice versa), il serait grand temps que la gent masculine s’affranchisse du postulat selon lequel la virilité et la sexualité masculine sont en soi univoques, au grand dam (soit dit en passant) d’un certain nombre de donzelles…

Parallèlement, alors qu’a été réjouissante et bénéfique la dissociation entre coït et procréation, la séparation entre sexe et sentiments (Ne parlons pas d’amour… Commençons par le respect !) est-elle pertinente, quant à elle, et est-elle plutôt masculine ou féminine ?…

That’s right : “meet the new boss… same as the old boss…”

Tiens, et pour conclure : si mater, en intro, l’ex-tentateur de l’île fourrer son manche au plus profond de la gorge d’une femme autour des yeux et des cheveux de laquelle il aura préalablement enroulé du gros tape bien collant, jusqu’à lui écarteler quasiment la cervelle et la faire vomir, t’a fait gicler d’abondants litrons de sperme, ce qui suit te fera rebander illico. Comment, t’as déjà plus envie ? Une seule fois, et c’est fini ? P’tit joueur, va…

http://www.xvideos.com/video454495/amateur_female_orgasm_compilation (!!!  18+ !!!)

http://www.sockshare.com/file/BF55F18065C10271#

2 + 1 = 4 (ou “à liberté, liberté et demie”)

La liberté d’association (et même une certaine liberté de secret) est-elle dissociable de la liberté d’expression, et donc aussi de la liberté de contestation…

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