Boniments d’archevêque…

A drame humain national, unanimité requise. Chaque Belge se souvient de la soudaine mais passionnelle ferveur qui avait animé la nation à l’occasion de la disparition du roi Baudouin, en 1993. Reflet de ce que ressentait la population, projection de ce qu’elle était supposée ressentir ou plus ou moins habile mélange des deux, les comptes rendus médiatiques de l’événement étaient empreints d’une unanimité totalisante qu’une mise en abime par principe malsaine en ce type d’occurrence rendait exponentielle.

Dans un tout autre registre, c’est également l’unanimité (transnationale) face au désarroi qui a accueilli la nouvelle du tragique accident de car survenu le 13, à Sierre, dans le Valais suisse. Imaginez-vous, occidental, enfant prisonnier de cette carcasse de métal à moitié pulvérisée, au milieu des dizaines de dépouilles mortelles de vos amis à qui vous veniez de parler, sans la moindre figure tutélaire, le moindre adulte, pour vous porter secours ou atténuer votre désarroi. C’est un scénario littéralement apocalyptique ! Mettez-vous à présent dans la peau d’un proche de l’une des victimes (possibles) à qui la terrible nouvelle vient d’être annoncée.

Là est l’Humanité, dans l’empathie qu’est capable de ressentir tout être doté d’affect, et dans le témoignage sincère de cette empathie. Il est regrettable qu’il faille de tels événements, dans nos pays industriels aseptisés, pour que cette faculté se rappelle à nous… Ecrire qu’il l’est encore bien davantage que l’Eglise en soit le réceptacle désigné ne relève pas d’une prise de position politique, qui serait bien entendu malvenue aujourd’hui, c’est au contraire affirmer haut et fort que l’Eglise n’a pas, en tant qu’institution, à s’approprier une telle catastrophe…

De l’aveu même du doyen de Louvain, jamais, de mémoire, son église n’a-t-elle accueilli assistance si nombreuse. Lorsque survient la terreur de l’inexplicable, lorsque la tragédie dépasse l’entendement, le partage des émotions est nécessaire : pour justifier son ressenti, chercher consolation dans le groupe et tracer la perspective qui permettra de continuer de vivre.

Lorsqu’il y a quelques années, mon grand-père s’est éteint, lui aussi très soudainement, j’ai tenu à prononcer quelques mots en sa mémoire, des mots personnels, subjectifs sans doute, qui devaient permettre d’accoler une histoire singulière à son vécu, d’esquisser brièvement les contours d’un visage, d’une identité, de mettre en exergue ce qui lui était cher, bref de lui restituer son humanité à travers les vivants. Ces mots furent les seuls, ce jour-là, dans cette chapelle de circonstance, à donner quelque résonnance à l’homme qu’il avait été. Tout le reste fut blablas liturgiques, charabia de bondieuseries et récupération évangélique pour bourges bien-pensants prononcés par un employé du Vatican peut-être bien intentionné mais non moins enfermé dans la logique implacable du système ecclésiastique, du système-Eglise, qui a institutionnalisé un mécanisme aussi absurde que celui qui consiste à demander à un total inconnu, qui ne connaissait le trépassé ni d’Eve, ni d’Adam, de prononcer une oraison en son nom. Ce doit être ça, le personnalisme chrétien : faire fi de la personne !

Les enfants morts mardi dernier sur la route de Sion, le doyen de la paroisse de Louvain ne les connaissait pas davantage… Cela ne l’a pas empêché de fondre en sanglots lorsqu’il a évoqué leur souvenir dans son homélie. Preuve – il en faut – qu’il reste quelques êtres humains parmi les gens de robe. Certes, cela ne fera pas l’affaire des pourfendeurs d’émotions, des rationalistes pur jus, des anti-empathiques, mais cela avait tout de même une autre envergure humaine que le énième sermon du pote belge de Ratzinger !…

Ah, le Léonard !… Il aurait fait des ravages au temps de l’inquisition, le Léonard (1). Mais ce n’est pas l’objet de ce débat.

« Mon dieu, Mon dieu, pourquoi m’as-tu quitté(e) ? N’est-ce pas là le cri poussé par tant de personnes ce soir ? Où est Dieu ? Pourquoi reste-t-il silencieux ? […] »

(extrait du speech de Mgr. Leonard lors de la veillée de prière qui s’est tenue le 14/03/12 à Louvain, en l’honneur des enfants disparus – traduit du néerlandais)

Quel est donc ce dieu auquel frère André-Mutien adressait hier soir ses lamentations feintes ? Celui, barbu, que l’on vendait aux ignorants dans les manuels de catéchèse de son enfance ? A quoi pouvaient bien servir les références templières et autres abstractions aussi malvenues que des cheveux dans la soupe, dont il a parsemé l’essentiel de son discours ? Etaient-ils d’ailleurs tous catholiques (ou même chrétiens), les enfants décédés la veille ? Qu’importe que tout cela : est-il chrétien, le nouveau-né que l’on baptise ou est-ce le fait de le baptiser qui le rend tel (contre son gré) ? Un tel procédé, qui assassine les enfants une seconde fois en les instrumentalisant alors que leur dépouille n’est pas encore froide, est tout simplement à vomir !

Le fatalisme du ton et du discours de l’archevêque honni n’avait qu’un but : servir politiquement l’Eglise multiséculaire dans sa vocation obscurantiste, point c’est tout ! Des implorations cyniques (dans le chef d’un savant lettré qui cache son jeu) à la « Pourquoi, Seigneur ? » et la pseudo-réponse qui les accompagne souvent n’ont d’autre but que de rendre inintelligible la trame des événements. Il y a dans tout cela un tel paternalisme, une telle condescendance, vis-à-vis du peuple. « Pourquoi, oh pourquoi, Mon dieu, avez-vous donc poussé Van Gheluwe à tester les limites de l’enfance ? Pourquoi donc avoir poussé au suicide plusieurs autres victimes de la pédosexualité ecclésiale, oh Seigneur ? » pourraient en être de pervers prolongements. « Miserere, miserere… »

Car, que diable !, si l’on est convaincu que plus rien, dans le technomonde qui est aujourd’hui le nôtre, n’est l’œuvre du hasard, il faudra bien que l’on ose s’interroger un jour publiquement sur la fatalité, non ? Cet accident de car en relève-t-il ? Je postule que non, et quiconque s’oppose à l’idée d’un Dessein immuable sans être nihiliste sera dans l’impossibilité intellectuelle de me contredire sur ce point.

Dieu n’a pas voulu que ces enfants périssent. Nous cesserons de nous comporter comme de pathétiques Playmobil le jour où nous oserons, en adultes debout et responsables, sans exemple et sans rites surannés, mais avec des principes, nous poser la question suivante : qu’est-ce qui, dans la disharmonie globale des rapports humains, a provoqué cet accident en Suisse ? Le jour où nous parviendrons à y répondre, en tant qu’individus et en tant que société, et où nous agirons volontairement en conséquence, il en sera fini de l’Eglise totalitaire et récupératrice. Nous serons alors véritablement les enfants de Dieu…

 _____________________

(1)    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-10-14/le-sida-justice-immanente-mgr-leonard-choque-798261.php

http://www.tetu.com/actualites/international/belgique-nouveau-requisitoire-de-mgr-leonard-contre-les-droits-des-homos–20836

http://portfolio.lesoir.be/v/belgique/leonard/avortement.html

NB a posteriori (16/03/12) : cet article a été rédigé avant que je ne prenne conaissance de la polémique autour de la rapacité de certains médias, y compris écrits, dans la diffusion souveraine des photos des enfants concernés. Voilà une autre consternante tentative de récupération qui devrait tout de même inciter la profession, me semble-t-il, à réinterroger collectivement son code de bonne conduite. Le sophisme qu’exprime la formule standard “si ce n’avait été moi, c’eût été un autre” serait inapproprié dans la circonstance.)

VAN G. : A GENOUX, SALOPE !

 

“Ad Fundum, zwijn !” (collage, 2011)

P.S. : all episodes available 4 free on YT (tags : QAF US)

http://www.xvideos.com/video193188/the_young_priest (!!! 18 + !!!)

Alors que, dans le cadre de la pédophilie ecclésiale structurelle mise au jour,…

… de plus en pus de Belges demandent que leur nom soit rayé du registre des baptêmes, lesquels permettent à l’Eglise catholique de pavoiser fallacieusement quant à son nombre supposé de “fidèles”, le viol de dizaines d’enfants par des porteurs de chasuble ne revêt-il pas, dans une institution qui, par principe, viole consciemment et systématiquement, par l’entremise du baptême, le libre arbitre de milliers de nourissons, un caractère immanent ?…

Et voici une autre question en prime : est-il moralement nécessaire, pour un individu baptisé contre son gré (un acte qui n’impliquait de sa part aucun engagement moral) de demander à être “débaptisé”, ou sont-ce les paramètres, intrinsèquement pervers, de décompte d’âmes prétendument catholiques qu’il siérait de revoir ? Curieusement, il n’est plus trop fait référence, ces jours-ci, à l’impôt dédié

Ne serait-il pas temps, en outre, de réintroduire dans nos sociétés égoïsto-nihilistes quelque empathie ? Une telle empathie ne permettrait-elle, en effet, de se rendre compte que le rituel malsain du baptême tel qu’aujourd’hui conçu n’est rien d’autre, pour les pauvres gosses à l’agonie, qu’une source de cauchemars ???

Le moment n’est-il pas venu, enfin, de dissocier une fois pour toutes croyance et foi d’Eglise ? Le berger auquel se réfère le troupeau catholique prônait-il le questionnement métaphysique ou les diktats totalitaires ? L’Eglise, dès sa conception, n’est-elle pas qu’une OPA sur une com’ alternative (pour l’époque) destinée à fonder une puissante multinationale à vocation hégémonique ? Et pourquoi, aujourd’hui, les papes, lorsqu’ils passent de vie à trépas, ne se font-ils plus crucifier tête en bas, comme, jadis, Satan et Pierre ?…

Ratzinger et la capote…

Que de trop nombreuses personnes continuent, en ce XXIe siècle, même sous nos latitudes, à ressentir le besoin de faire appel à des directeurs de conscience pour les guider dans leurs choix privés et intimes en dit long sur le chemin qu’il reste à l’Humanité à parcourir…

Probablement les plus ouvertes d’entre elles considéreront-elles toutefois avec bienveillance les écrits récents du capo supposé de tutti capi relatifs à l’utilisation, à présent tolérée, du préservatif dans certaines circonstances.

Certes, ne sont concernés, en théorie, par les injonctions papales que ceux qui, pour reprendre une expression de Charb, “ont demandé leur affiliation au club”. Point besoin d’être grand-clerc, cependant, pour se rendre compte de l’influence encore bien réelle du Vatican dans les sphères politiques européennes (nationales et communautaire), comme en témoignent la pression exercée par ledit Etat sur les travaux de la “Convention VGE” ou encore les manœuvres de coulisse mises en œuvre pour empêcher l’adhésion de la Turquie, Etat mécréant comme chacun sait, à l’U.E.

En assouplissant la position de la Chiesa  sur le sujet du préservatif, Ben Sayz a-t-il bradé un dogme essentiel, comme l’affirment certains ? Peut-être conviendrait-il de définir d’abord cette notion… S’agit-il d’un dogme fondateur, dont ses partisans postuleraient qu’il est inscrit dans les Ecritures – il serait alors question d’intégrisme – ou  “simplement” d’un dogme inventé ex nihilo par les détenteurs de pouvoir d’une institution afin de tenter de préserver l’autorité de cette dernière (comme il y en a beaucoup dans toutes les religions du Livre), auquel cas ce serait plutôt la déclinaison d’une forme de puritanisme bourgeois.

Quoi qu’il en soit, même un athée doit, en l’occurrence, à la vérité de prendre acte de la cohérence intellectuelle du raisonnement papal en la matière : le préservatif demeure un pis-aller, mais, pour la première fois, la nécessité de préserver la vie est clamée, et l’usage du préservatif lui est subordonné ! Ce n’est pas tout : qui lit entre les lignes aura saisi la reconnaissance implicite, parmi le troupeau catholique, des prostitués masculins : ils ne sont donc plus condamnés à brûler en enfer ! Or, même si leur relation à leur religion s’apparente au syndrome de Stockholm, ceci sera perçu comme une bonne nouvelle par les gays cathos (Oui, oui, ça existe !).

Ratzinger en devient-il pour autant sympathique ? En tout état de cause, il a démontré qu’il était un fin manoeuvrier politique : face à la tempête d’indignation qu’ont suscité – et que ne manqueront pas de susciter encore, dans les mois et les années qui viennent – auprès des “fidèles” européens l’avalanche de scandales de “pédophilie ecclésiale”, une indignation relayée voire partagée par nombre d’évêques occidentaux, il ne pouvait, faute de voir son maigre pouvoir fondre un peu plus encore – sa nomination a été très contestée et, si elle n’a pas provoqué de schisme, elle n’en a pas moins instauré de profonds clivages en Europe – s’abstenir de donner à ceux-ci l’un ou l’autre “gage”.

La position centrale de l’Eglise sur cette question, à présent décrétée, est en réalité largement conforme non seulement aux pratiques des individus, mais aussi aux discours des prêtres et de nombreux évêques européens. Ceci posé, il n’y a pas une Eglise, il y en a une multitude : non seulement il y a les courants, les ordres divers et variés qui se sont constitués au fil des siècles, mais il y a aussi des pratiques religieuses, des discours catholiques qui fluctuent considérablement en fonction de la localisation géographique : la position des évêques européens concernant la capote était loin d’être partagée par leur homologues africains, par exemple, plus proches de la doxa conservatrice.

En réalité, en prenant cette position, Ratzinger affirme trois choses :

1/ L’Eglise n’est pas nécessairement condamnée en Europe; elle peut y avoir un avenir autre que purement régulier et son salut peut passer par autre chose que la Réaction;

2/ Pour garantir cette pérennité, d’exclusif et par trop moralisateur, le discours doit se faire inclusif, car “l’union fait la force”;

3/ Son discours de Yaoundé, en mars 2009, était une erreur, voire une faute.

Ces trois conclusions portent en elles de bénéfiques développements, dont même les adversaires les plus rabiques des descendants spirituels de Pierre devraient se réjouir : en effet, ne peut-on considérer qu’une adhésion morale à une doctrine telle que celle de l’Eglise catholique ne peut être envisagée valide que si le niveau d’éducation et de connaissance scientifique global de la population d’un pays donné est tel qu’il permette aux “fidèles” de s’affranchir, le cas échéant, de leur tutelle de pensée ?

Alors que le SIDA (entre autres choses) décime l’Afrique dans l’indifférence quasi générale, ce message nouveau apparaît, qu’on le veuille ou non, comme une source de lumière pour l’Humanité entière. Il faut donc espérer qu’il y sera correctement relayé !

Enfin, ledit message peut être porteur d’une nouvelle conception du rôle du Vatican : jusqu’ici, il était communément admis, dans les cercles d’ “initiés”, que l’avenir de l’Eglise passerait immanquablement par les pays émergents, et la rhétorique vaticane dure, depuis JP2, était conforme à ce postulat. L’acceptation sous conditions du préservatif ne signe-t-elle pas la fin de cette époque ? Ne marque-t-elle, pour les optimistes, le début d’une ère nouvelle où le Vatican serait forcé de jouer les équilibristes entre des positions parfois divergentes ? En d’autres termes, n’assiste-t-on pas à l’émergence forcée d’une horizontalisation (certes encore très limitée) de l’Eglise, ou pour l’écrire plus simplement, à l’amorce tant attendue de sa démocratisation ? La maîtresse est fourbe, mais il est permis d’ “espérer”…

LEONARD, Bouffon !… Ton boss à poil dans une tournante !

Ainsi, quelques semaines à peine après la publication du rapport fracassant qui a mis en évidence la pédophilie structurelle qui règne (régnait ?) au sein de la détestable institution dont il est chez nous le principal représentant de commerce, voici que Léonard, ce trou de cul impénitent, considère opportun, une fois encore, de théoriser sur les muqueuses. C’est donc reparti : pourquoi, en effet, bouder une stratégie de communication diversive si bien rodée ?

Mais comment diable faire comprendre à tous ces Ratzinger, ces Léonard, ainsi qu’à leurs abjects séides, tous des cas d’école en matière de refoulement pervers – ma voisine ou moi avons-nous jamais mandaté quelque répugnant évêque pour s’occuper de ce qu’elle fait de sa chatte, ou moi de ma bite ? – que dans un pays auquel l’hypocrisie du préchi, précha bien-pensant a donné la nausée, n’en déplaise au nazillon nostalgique Sauwens et à ses phalanges de l’ordre catho, un pays dont les élus pourraient, dès qu’ils auront repris leurs esprits, supprimer ou modifier structurellement le financement public d’un culte moribond qui n’a pas respecté son cahier de charges – à charge, alors, pour la Banque du Vatican, de recourir à ses connexions mafieuses afin d’assurer la pérennité du business – il est crucialement dans l’intérêt des suppôts de Pierre de fermer enfin leur gueule puante, remplie à ras bord de cyniques vomissures verbales projetées avec aplomb et condescendance à la figure des plus faibles, et de diktats antédiluviens assénés à la manière d’un mainate, mais dont jamais n’émane la moindre compréhension, la moindre compassion ?…

cette compassion qui leur permettrait de comprendre (“intelligere”, en latin), d’être réceptif à la douleur humaine (non pour l’exalter, mais pour la combattre !), plutôt que de claironner, du haut de leur tour de vitraux, toutes sortes d’injonctions surréalistes, déplacées, surannées, irrespectueuses et despotiques !

D’où cette seconde question, plus fondamentale encore : comment rompre une fois pour toutes avec ce germe de fascisme qu’est et qu’a toujours été la machine catholique ? Car si la tolérance est une saine vertu, Léonard & Co l’ont rudement mise à l’épreuve (1). Après tout, Dieu est-Il Amour ou n’est-Il qu’ire immanente, espèce d’irresponsable raclure ?

(1) In de Panorama-uitzending van 03/10/10 werd de aartsbisschop ondervraagd over de pedofilieschandalen in de Kerk :

– Léonard : “[…] De Kerk bestaat niet vooral, en zeker niet uitsluitend, om die problematiek aan te pakken. Ze moet aangepakt worden maar…” [verwarde blik]

– Journalist : “Kan het zijn dat men zich geneerde voor die problematiek ?”

– Léonard : “Nee, hoegenaamd niet, maar ze stond niet op de voorgrond.”

En hiermee is alles gezegd : opmerkelijk toch hoe de kerkelijke hiërarchie, wanneer het haar schikt, beroep doet op seculiere begrippen…

Archives

October 2019
M T W T F S S
« May    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Enter your email address to subscribe to this blog and receive notifications of new posts by email.

Join 5 other followers