WAKE UP !!! Rupert Murdoch n’est que l’épicentre d’un gigantesque voyeurisme médiatique international organisé !

Avant nous, d’autres ont entrepris, avec plus ou moins de succès, de dévoiler le dessous des cartes de la gigantesque tromperie médiatique. Ne vous méprenez pas : il ne s’agit aucunement d’un complot, au sens où l’entendent certains, mais d’une organisation antisociale effrontée et méthodique.

Récemment, quelque commentateur avisé – il en reste une poignée – expliquait à la télé que la fin d’un régime se marquait toujours par le fait de livrer en pâture  ses figures les plus emblématiques au Moloch populaire : la bête, que l’on a savamment mise au pain sec et à l’eau, a faim, voyez-vous, et il faut la nourrir ! Car la bête est entretenue, nul ne cherche à l’assagir, encore moins à l’affranchir, dans la mesure où elle joue un rôle prédéfini dans la spirale qui mène la Majestueuse Civilisation Occidentale au néant blanc ! Comme jadis, certains prêtres roublards des civilisations préchrétiennes sacrifiaient tantôt un animal, tantôt un membre innocent de la communauté (le plus jeune homme, parfois) sur l’autel improbable de la temporaire satisfaction de l’appétit céleste, en réalité pour asseoir leur autorité perverse – des offrandes auxquelles, à en croire un texte fondamental, Dieu a mis un terme définitif – nos prêtres cathodiques contemporains ont besoin de lyncher de temps à autre un membre éminent des leurs. Mais, ajoutait l’analyste, une telle offrande marque uniquement un passage de témoin dans les hautes sphères. La nouvelle garde souhaite se débarrasser de l’ancienne. Cette dernière se trouve dès lors absolument vilipendée par les masses poussées à bout, tandis que la première peut asseoir dans l’ombre son autorité nouvelle.

Le commentateur dont question évoquait-il des dictatures tropicales ? Que non : c’est du cas Murdoch qu’il était question ! Murdoch, ce magnat international de la presse, aujourd’hui passablement en déclin, qui faisait chanter tout l’appareil politique anglo-saxon, britannique en particulier, s’est fait trucider pour quelques écoutes téléphoniques, dont certaines, qui visaient l’entourage d’une jeune fille kidnappée et assassinée, étaient proprement diaboliques.

Ainsi, comme si la pièce de théâtre s’était déroulée au milieu du XXe siècle, quelques dizaines d’années après l’invention du téléphone par Bell, ses metteurs en scène ont tenté de faire croire à l’opinion publique qu’une technologie complètement obsolète – les écoutes téléphoniques – étaient à l’origine du scandale. A l’époque d’Echelon, ce gigantesque réseau de surveillance et d’interception de données de toutes sortes, militaires mais aussi civiles (privées et professionnelles), à l’époque de la surveillance constante et tous azimuts d’individus par des satellites militaires et commerciaux – le cocaïné Branson se vantait encore récemment de la « privatisation de l’espace » ! – capables de zoomer jusqu’au dixième de centimètre, même en oblique depuis une dizaine d’années – il s’agissait de rassurer le citoyen lambda sur le semblant de vie privée qu’il lui reste. Or, comme le citoyen lambda est lassé après la dure journée de labeur que d’autres metteurs en scène lui imposent, obnubilé par les factures à payer à la fin du mois, son conjoint (sa conjointe) qui lui tape sur les nerfs et la bouffe à procurer à ses gosses, il ne réfléchit pas plus loin. Comme pour clore ce cercle imparfait, cette caverne néoplatonicienne éternelle, c’est aux mêmes médias qu’il s’en remet pour libérer son semblant de conscience de ses tracas quotidiens. « La télé, c’est tout ce qu’il me reste… » Combien de fois n’a-t-on entendu, dans les couches populaires, cet aveu d’abandon qui résonne comme une gifle pour le(s) convive(s) d’un soir ?

S’il réfléchissait davantage, l’électeur-esclave se poserait toutefois des questions hautement dérangeantes, l’ironie consistant dans les quelques clés de compréhension qui lui sont délivrées par une frange du spectacle américain scénarisé : comment se fait-il, par exemple, que dans une société de surveillance permanente et de fichage généralisé, un tueur sanguinaire comme Breivik ait pu passer à l’acte ? Qui l’a laissé faire ?

La consanguinité intellectuelle des médias est établie : le droit de cuissage y est la règle, y compris au cinéma. Tout ce petit monde se baise allègrement au propre pour baiser ensuite le public dans son ensemble au figuré. Ceux qui tentent vainement d’apporter quelque clarté aux débats renoncent bien vite devant l’énorme appareil de désinformation auquel ils font face : d’une certaine manière, les médias occidentaux (certains plus que d’autres) sont les gardiens d’un temple en voie d’effondrement. Ils considèrent, à juste titre, qu’il convient de circonscrire la parole médiatique à ceux qui respectent certaines règles démocratiques (ne pas appeler à la haine, par exemple), mais parallèlement, comme dans n’importe quel régime autoritaire, ils défendent le pouvoir en place. Pourquoi le siège de la télévision nationale est-il systématiquement, lors de toute révolte ou révolution, l’un des premiers lieux de pouvoir à être pris d’assaut ? Le pouvoir de broadcaster, quoique réduit par l’influence d’internet, est énorme : c’est la faculté de délivrer une vérité publique, même noyée sous les oripeaux du multipartisme, que des millions d’individus feront leur. C’est le formatage du « temps de cerveau disponible ».

Or, s’il est aisément compréhensible que des insurgés, dans tel ou tel pays plus exotique aux yeux des occidentaux, bouillent de renverser la voix de leur maître, tant la démocratie est pour eux un horizon, pourquoi semble-t-il si malaisé de faire passer dans les médias occidentaux quelque idée iconoclaste que ce soit ? Nous avons notre réponse : pas plus qu’ailleurs, les détenteurs autoproclamés et cooptés de notre pouvoir, à l’opacité avérée lui aussi, ne souhaitent-ils voir disparaître leurs prérogatives. Mais, au-delà de ce souci, commun à tout groupe influent, trône la conviction bien ancrée que notre système est le meilleur et, par conséquent, qu’il est fini, donc imperfectible puisque parfait !

Il est tellement parfait, d’ailleurs, ce système, qu’il entretient en permanence, ici plus que là, la nécessité de se fondre dans le moule crasseux de l’abandon total de soi et des autres au profit de la logique mathématique : les idoles de pacotille sont vénérées non pour leur créativité, mais pour le fric qu’elles génèrent et empochent. Les couches populaires sont piétinées en permanence par l’arrogance médiatique et le seul salut réservé à tel ou tel populo qui se distinguerait des autres est de souscrire indistinctement à cette logique socialement suicidaire ! La mélancolie du Tout est noyée dans un bain brunâtre de pisse, de rires forcés, de foutre, de touzes, de coke, de merde, de domination et de mépris dont plus rien ne distingue les éléments, alors que, dans l’indifférence suscitée, crèvent dans la rue les rebuts de la société.

Prenez Omar et Fred, par exemple, ces deux boursouflures médiatiques qui gagnent des ponts en abreuvant leurs spectateurs de prive jokes en boucle et de pitreries prépubères. Sympa, le homard, pourtant ? Oh oui, très sympa : intouchable, vecteur d’une meilleure compréhension interculturelle dans son dernier film, il nourrit pour ainsi dire toute sa vaste famille. C’est un héros ! Vraiment ? Et que leur apprend-il, à ses petits frères et sœurs et à tous les autres gosses ? Quel modèle de société véhicule-t-il ? Quelles perspectives leur offre-t-il à terme ? Ah, mais j’oubliais : les vaches sacrées, ça ne se critique pas !

Prenez Denisot, cette clette bourrée de fric qui, toujours et à toute occasion, s’efforce de demeurer superficiel, interroge toujours à côté de la plaque et en focalisant sur la personne plutôt que sur les enjeux ou les objectifs. Prenez Massenet, cette blondasse écervelée qui se la joue. Prenez Ardisson, le prince de la nuit sur le retour à la déco kitsch et criarde, qui essaie, qui essaie en s’y croyant à fond lui aussi, mais qui jamais ne dépassera le niveau de son nombril. Songez au cercle de plus en plus restreint de célébrités qui, elliptiquement, nous abreuvent de ce qu’il faut penser. MAIS QUI SONT CES GENS, BON DIEU ?

Des suppôts du pouvoir, de la servitude, du néant, qui, par leur gouaille, contribuent à rendre impossible tout mouvement, toute évolution, à lisser les profils, à faire croire que tout se vaut, à décérébrer, tel un Barthès et ses séquences de quelques secondes destinées à brouiller les esprits, à glorifier le bling et le fake, bref à maintenir le populo dans le gigantesque bain dont référence ci-dessus.

Récemment, le président Chavez s’interrogeait publiquement sur les pouvoirs réels des puissances occidentales : il trouvait curieux que l’ensemble des dirigeants sud-américains de gauche aient tous été soudainement frappés par le sale C. Récemment, Ahmadinejad clamait que l’Europe disposait d’un outil satellitaire destiné à influencer, voire contrôler, les masses nuageuses. Quelques dizaines d’années après Reagan et sa guerre des étoiles et, dans la foulée, Bush Sr. et son « new world order », que de sottes superstitions, en effet, auxquels les médias occidentaux libres ont bien fait de n’accorder aucun intérêt…

« Service après-vente, bonsoir ! » …

“All we are saying is give peace a chance…”

« Noir Océan », le nouveau film de la Belge Marion Hansel, vient de sortir. Il s’agit d’une plongée dans l’intimité des jeunes marins envoyés en 1972 par « Pom-Pompidou » dans le magnifique atoll de Mururoa, au sud-est de Tahiti, dans ce qu’il a été convenu d’appeler la Polynésie française, dans le cadre d’essais nucléaires grandeur nature. La même année furent engagés par Nixon et Brejnev les fameux pourparlers SALT (pour « Strategic Arms Limitation Talks »), prolongés dans les années ’90  par les traités bilatéraux START (« Strategic Arms Reduction Treaty »).

L’initiative était née de la prise de conscience, un peu tardive, que le complexe militaro-industriel, une expression d’Eisenhower et une réalité grandissante contre laquelle ce dernier, un républicain et un ancien général pourtant, avait mis ses successeurs en garde, à la fin de son mandat, avait rendu possible la constitution d’un arsenal nucléaire capable de détruire jusqu’à trente fois la planète et qui grevait lourdement les budgets des deux grandes puissances d’alors, allant jusqu’à provoquer – selon nombre d’historiens – le déclin et le démantèlement du conglomérat bolchevik.

En ce qui les concerne, les Soviétiques ne se sont pas gênés non plus en matière de tests nucléaires : certaines régions de l’extrême Oural, y compris dans l’océan arctique, en seraient devenues impraticables pour plus de 100.000 ans (oui, oui, cent mille ans !). Les Etats-Unis ont, quant à eux, plombé le désert du Nevada pour une période équivalente. Pensez-y la prochaine fois que vous allez au casino…

La France, elle non plus, n’était donc pas en reste. Pour ceux qui ont la mémoire courte, le président Chirac avait d’ailleurs, lui aussi, décidé, à peine entamé son premier mandat, en 1995, de relancer une série de tests nucléaires à Mururoa, qui avaient pour but, disait la Grande Muette, de permettre une miniaturisation desdites « armes stratégiques », provoquant l’indignation de nombreux autres pays et d’innombrables ONG, Greenpeace en tête. C’est pratique : c’est loin de chez nous, et puis, il n’y avait objectivement aucune raison que ces Polynésiens bénéficient de paysages paradisiaques sans contribuer à l’effort de défense « national »…

Les traités START entre la Russie et les U.S.A. étaient supposé prendre fin en décembre 2009, mais, en raison de désaccords qui portent notamment sur le bouclier anti-missiles promu par l’OTAN (1) mais vivement contesté par la Russie, l’accord qui devait prendre le relais des traités antérieurs n’a pas encore vu le jour, de telle sorte que, un peu à l’image de ces centrales nucléaires dont certains gouvernements européens ont décidé la prolongation artificielle de la durée d’utilisation – à coup sûr un cadeau pour les générations futures (2)– l’application desdits traités a été prolongée pour une durée indéterminée.

On ne sait dans quelle mesure la Strategic Defence Initiative, aussi connue sous le surnom plus glamour de « Star Wars », lancée en ’83 par l’acteur de westerns choisi pour jouer le rôle d’épouvantail cowboy et adversaire résolu de l’ « Evil Empire » soviétique, s’inscrivait dans lesdits traités. « Secret Défense », sans doute…

La paranoïa délétère et réciproque qui régnait entre l’URSS et les USA a contribué, sous l’impulsion de l’Inquisiteur général fascistoïde  McCarthy notamment, à instaurer un climat d’angoisse qui a rendu possible les pires débordements… une leçon de l’Histoire qu’il s’agit de se rappeler alors que se profile l’hydre du Tea Party, qui a remporté les dernières midterms de façon éclatante et ne limite pas sa plate-forme à une réduction a minima de l’Etat, un autre dada de The Hellcat, en son temps…

Parmi ces débordements (et c’est un euphémisme !), les expérimentations nucléaires inhumaines et tout simplement sidérantes (injections de plutonium, d’uranium ou d’autres matériaux radioactifs, parfois à fortes doses, irradiation, etc.), menées sur des patients non informés et sciemment trompés par plusieurs hôpitaux et cliniques (militaires, mais aussi universitaires) aux Etats-Unis dès le lancement du tristement célèbre « Manhattan Project» (qui aboutira aux bombardements d’Hiroshima et Nagasaki) jusqu’aux années ’70. Des bébés, des femmes enceintes, des prisonniers (souvent noirs) ont ainsi fait les frais, à leur insu, de recherches qui ont sans doute permis, à moyen terme, le développement de la médecine moderne, mais qui avaient un caractère absolument illégal et amoral.

Aux agités anti-conspirationnistes rabiques, il ne s’agit pas ici de fantaisies délirantes (encore qu’un esprit profane pourrait être tenté de le penser, tellement il a été fait peu de cas des droits fondamentaux de ces personnes), mais de la triste réalité des faits, telle que détaillée dans les innombrables rapports et documents secrets qui ont été déclassifiés depuis lors (3) et ont fait l’objet, au milieu des années ’90, sous la présidence de Bill Clinton, des travaux de l’Advisory Committee on Human Radiation Experiments. Et il est bien sûr plus que vraisemblable que les autorités des Etats-Unis ne soient pas les seules à porter cette tache indélébile dans leur conscience ; les archives d’autres Etats sont sans doute juste plus difficiles à percer à jour…

Par ailleurs, il est de notoriété publique que les tests nucléaires (aux Iles Marshall, en ce qui concerne les US, en Sibérie pour l’URSS, en Polynésie pour la France, comme on l’a vu) avaient également pour but de mesurer l’impact des radiations et des retombées radioactives sur les soldats et les populations locales, l’objectif étant sans doute d’établir s’il serait possible à l’Humanité de survivre à une guerre nucléaire de grande ampleur.

Dans son film, Marion Hansel « corrobore », en tant que modeste cinéaste, le culte du secret qui entourait ces expérimentations : les jeunes marins qui étaient renvoyés en France suite à des troubles divers provoqués par leur exposition à des radiations nucléaires qui dépassaient largement la norme n’avaient même pas le droit de consulter leur dossier médical ! Complot, disiez-vous ?…

Il aura fallu attendre 2009 pour voir le ministre français de la Défense d’alors reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans cette abjecte aventure et débloquer une maigrelette enveloppe destinée à indemniser les victimes. Mais quels soldats se verront-ils conférer le statut de victimes, et selon quels critères ? Et que dire des populations civiles exposées elles aussi à l’insu de leur plein gré ? Voilà un dossier que ne manquera pas de traiter avec tout le sérieux qu’on lui prête le successeur d’Hervé Morin à la Défense, le « vétéran » Alain Juppé, dont de mauvaises langues disent qu’il regrette déjà d’avoir accepté son maroquin…

La leçon de tout ce gâchis ? Elle me paraît évidente : il y aura toujours, dans tous les recoins du globe, de sombres crétins qui seront convaincus qu’un prétendu intérêt supérieur justifie de traiter les êtres humains comme de la matière inerte et de bafouer leurs droits élémentaires d’hommes et de femmes libres. Ceci doit-il nous encourager à imaginer des complots partout, même où il n’y en a pas ? Certaines vociférations, complètement irrationnelles, dégagent un parfum nauséabond, mais cela ne doit pas nous empêcher d’être vigilants, car la résignation intellectuelle n’est jamais bonne conseillère !…

_______________________________

(1) Souvenons-nous que, lors de la vente par la France de centrales nucléaires à la Lybie du Tout-Tout-Grand-Leader-Visionnaire-Et-Démocrate Kadhafi, accueilli en grandes pompes à Paris car adjuvant de la balance commerciale et bien utile à certains, par ailleurs, pour juguler l’immigration méridionale aux portes de l’Europe, Louis de Funès avait affirmé disposer d’outils tactiques pour bloquer le fonctionnement desdites centrales à distance…

(2) Soit dit en passant, le Parlement a été dissout avant que ne puisse être entériné l’accord conclu entre le gouvernement Leterme et GDF Suez à cette fin… Il devra donc être renégocié.

(3) lire notamment :

– Wayne D. LeBaron, America’s nuclear legacy, Nova Publishers, 1998

– Wolfgang Uwe Eckhart, Man, Medicine and the State : the human body as an object of government sponsored medical research in the 2Oth century, Franz Steiner Verlag, 2006

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