2/ La minute ‘divan’ – Aujourd’hui : le climat (médiatique), par Marcel Musset

The ideas flow through the essence, drippaman…

Forbes établit un classement des plus grandes fortunes. Les politiques soumettent une déclaration de patrimoine. L’agressivité télévisuelle d’hier soir en moins, ne serait-il malgré tout sain qu’un jour, une statistique soit réalisée sur base volontaire au départ d’informations salariales non nominatives de l’élite médiatique, en tant que co-contributrice notoire à la parole publique, afin de déterminer des échelles moyennes ?… Puis, il y a les études sociologiques…

Subsidiairement, j’aime pas la série B. Dans le « c’est toi qu’as commencé », en revanche, le côté kindergartenien, par sa métaphore CoBrA arrière-petite-filiale allusive – l’art télévisuel par tous – n’a pas été sans susciter en moi une flamme passionnelle, celle dont seul a le secret l’art brut, bercé de la tendresse de l’air dans les champs de tulipes…

Puis, soudain, le réveil, les pieds dans l’eau du nord, où le réchauffement climatique est craint. Réchauffement climatique ? Un post précédent y a été consacré (20/11/10). Je vais tenter de le reformuler.

Une certitude est établie : la pollution est délétère à bien des égards ; ce sont les piétons qui s’en rendent le mieux compte. Il importe donc de développer des machines, des voitures notamment, qui émettent beaucoup moins de particules toxiques dans l’air. Si elles pouvaient, en outre, être silencieuses, l’éden serait de nouveau à portée. C’est une révolution de l’industrie à l’heure où celle-ci déserte l’occident. Résumé : il faut diminuer la pollution drastiquement.

Une autre chose est certaine : réchauffement climatique, il y a, à raison d’un peu plus de deux degrés depuis l’entame du siècle dernier. Que les « semeurs de doutes », les contestataires de la version officielle des causes dudit phénomène semblent par ailleurs avoir pu être influencés dans le passé par des lobbies redoutables et fourbes tels que celui du tabac, ne modifie pas la nécessité d’éléments probants qui permettraient d’accréditer cette dernière. De preuve scientifique, en la matière, il n’y a pas, à l’heure actuelle ; il n’y a que supputations. Ces dernières doivent donc être considérées avec la rigueur requise, étayées et, le cas échéant, validées.

C’est là – ellipse du post présent, cette évidence n’aura pas fui vos méninges – le rôle des journalistes. Or, ce qu’il peut arriver à l’un ou l’autre de reprocher, plus ou moins gauchement ou adroitement, selon l’aise du moment, le tempérament de l’intéressé et son agilité naturelle, à la corporation de fait qu’est le pilier médiatique, ne serait-ce que par la nature des informations qui y circulent et qui, non validées ou validables selon les méthodes requises ou, plus rarement, on l’espère, en raison d’impératifs princiers, ne peuvent en l’état être communiquées au public – tout cela, ne soyons pas de mauvaise foi, fermente son microcosme, en tant qu’il est groupe humain, et non organisateur de conspirations – c’est la playliste des questions, qui très souvent se ressemblent et se gardent d’excéder un périmètre abstrait et difficilement identifiable de retenue journalistique.

Pour que les climatistes , des personnes que je respecte par ailleurs pour la ferveur de leurs convictions démocratiques et leur engagement sincère, parviennent à me convaincre, il faudrait toutefois qu’ils répondent de manière scientifiquement incontestable, aux questions suivantes :

1/Est-il établi que le nucléaire civil, par exemple les QUELQUE 700 « INCIDENTS ANNUELS SIGNIFICATIFS » DANS DES CENTRALES NUCLEAIRES FRANÇAISES rapportés par EDF mais loin d’être tous rendus publics (1), mentionnées dans un rapport d’experts de mai 2007 commandité par une parlementaire européenne, est-il établi, disions-nous, qu’il ne contribue en rien au réchauffement climatique ?

2/ Peut-on me prouver que l’activité satellitaire massivement générée par l’homme et l’émission d’ondes qu’elle suppose n’ont aucune influence sur le climat terrestre ?

3/ Peut-on, de grâce, confirmer ou infirmer l’influence sur le climat d’une éventuelle variation infime de la vitesse de rotation ou de la polarisation magnétique de la Terre ?

4/ Enfin, aurait-on l’obligeance d’étudier l’impact de l’accroissement important de l’activité solaire, et de communiquer au public les conclusions de ces études ?

Ce serait sympa, Messieurs de la Profession…

___________

(1)    Source dans ce précédent post, en anglais (imprimez tout le document en queue de texte, en particulier sa page 5… et essayez de dormir…) : https://intrgalaktiklyon.wordpress.com/2011/03/19/ce-nest-ni-la-demagogie-ni-le-catastrophisme-encore-moins-la-peur-mais-la-raison-qui-commande-de-sortir-asap-du-nucleaire/

Le réchauffement climatique ? Je vais lui dire mes quatre vérités !…

Il est malaisé – pour ne pas écrire risqué – de nos jours, d’envisager et de dire qu’il existe peut-être d’autres raisons aux phénomènes  de sécheresse extrême ici, d’inondations massives là, auxquels on assiste depuis quelques années à présent, à échelle globale.

L’exercice est encore plus périlleux lorsque l’on est soi-même convaincu d’une pertinence écologique inscrite dans les astres. C’est précisément parce que je ne souhaite pas voir s’enliser dans de dangereux sables mouvants un mouvement que j’estime porteur de renouveau que je m’y risque malgré tout.

Les experts, pour reprendre la formule consacrée, constatent tout au plus une tendance qui indique un réchauffement climatique ascendant. Ceci, à ma connaissance, n’est contesté par personne, pas même par Allègre, qui critique un certain obscurantisme, un certain sectarisme, mais a lui aussi été, notamment chez Durand, très approximatif dans certaines de ses réponses, affichant parfois une tendance à la généralisation et à l’excès théorique inverse.

Toutefois, si cette thèse est validée – à Bruxelles, l’Institut royal météorologique (ou I.R.M.) a mesuré une hausse d’un degré en 1917 et d’un degré supplémentaire en 1988 (1) – est-il bien raisonnable de baser l’énergie et l’existence du mouvement écologique entier sur une tendance ? Si, demain, d’autres priorités causales sont établies (au hasard, pour un non-spécialiste, une modification de l’axe de rotation ou de révolution de la Terre, une possible activité plus intense du Soleil, les effets des ondes des nombreux satellites de fabrication humaine qui gravitent autour de notre bleu refuge), et que, par conséquent, le lien exclusif entre pollution et surconsommation d’une part, et réchauffement climatique d’autre part, est discrédité, le mouvement prendra des années à s’en remettre, et la lutte contre le productivisme et en faveur d’une relation bien comprise avec son cadre avec lui.

En effet, mettre, en matière d’environnement, l’intégralité de ses billes dans le panier du changement climatique  est une erreur tactique, politique, et intellectuelle. Changement climatique ou pas : « les gens » ne sont pas idiots : ils savent qu’ils sont en train de consommer, à quelques dizaines d’années près, parmi les dernières gouttes de pétrole. Qu’il faille investir massivement dans les autres sources d’énergie ne devrait donc pas être trop difficile à faire comprendre. S’ils se promènent de temps à autre dans une grande ville, ils ne  connaissent aussi que trop bien l’odeur qui émane des pots d’échappement, et ils savent que tôt ou tard, la pollution (celle produite par l’industrie y compris) devra être sérieusement endiguée (2), à défaut d’être proscrite, et que, dans l’immédiat, modérer la consommation est une impérieuse nécessité, que des textes législatifs de plus en plus contraignants (en matière d’utilisation urbaine de véhicules 4 x 4, comme c’est déjà le cas à Louvain, par exemple) viendront confirmer.

Oui, mais voilà, en insistant sur l’effet de serre uniquement, responsable présumé du changement climatique, à son tour supposé à l’origine des récents phénomènes naturels violents, et causé, foi de recherche expérimentale, par les rejets toxiques issus des réservoirs de nos chères quatre-roues et des déodorants cheaps, que c’est que les baraki ils se mettent après le fitness, en insistant sur tout cela, donc, en le martelant même, transformant l’observation d’une tendance en une corrélation vérifiée, sacralisant cette dernière et vilipendant jusqu’à tout discours critique, créant ainsi une nouvelle religion dont l’U R G E E E N C E ! est sans cesse rappelée, ne se prépare-t-on pas une belle douche froide en cas de développements scientifiques contraires, ou juste divergents, et ne fait-on pas le jeu des producteurs de nucléaire, énergie dont on suppose qu’elle n’a aucun lien avec le réchauffement climatique ?

D’un coup de baguette, en vertu de ces choix de com’, pollution rime donc uniquement avec pétrole, et on en oublie les résidus nucléaires générés, pour l’instant inutilisables et entassés dans des conditions qui, dans même pas cinquante ans, indigneront ou feront s’esclaffer – c’est selon…– les humains d’alors, s’il y en a encore.

Enfin, moi, ce que j’en dis, hein…

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(1)    Juste en passant, comment expliquer que, la pollution s’accroissant drastiquement entre ces deux mesures, le réchauffement mesuré en 1988 n’ait pas été plus important ? Et qu’en est-il aujourd’hui ?

(2)    Là est le paradoxe intellectuel, et de nombreuses personnes le traînent dans leur inconscient lorsqu’elles ne sont pas encore parvenues à le formuler clairement : malgré les catastrophes naturelles en hausse exponentielle, mais qui se déroulent le plus souvent, selon notre perspective, loin de « chez nous », qui instillent sans doute chez certains une peur du Divin de ce que les chrétjiens appellent l’Ancien Testament, jamais un signe « = » ne pourra être placé entre urgence et échéance pétrolière de 50 à 80 ans, selon « la demande »…

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