“And then, at the top of the Holy Mountain, appeared the (former) King of Kings, conquering Viscount Steevie on his proud charger…” (third and final act)

 

 

Etienne Davignon, “à n’importe quel prix” !

VP of Suez Tractebel (subsidiary of GDF Suez)

Assigned “mentor” of Belgian princes

and various other past and present responsibilities (too many to mention – detailed list here : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Davignon)

Place du Trône, 1

1000  Brussels

TEL +32 (2) 503.07.80

FAX +32 (2) 503.07.00

etienne.davignon@gdfsuez.com

http://www.academieroyale.be/n3432/Étienne.Davignon

“Il n’y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d’expression, il n’en existe qu’un usage insuffisant.”

(Raoul Vaneigem in “Rien n’est sacré, tout peut se dire“, Ed. La Découverte, Paris, 2003)

Shall the Truth set y’all free once y’all know it ?

Belgique : fascisme et pédophilie d’Etat sous Vanden Boeynants, la fin de la rumeur ?…

Il est des histoires que l’on préfère oublier, des histoires qui nous mettent mal à l’aise, rappellent une époque pas si révolue où puissant rimait avec passe-droits, petits arrangements entre amis, impunité d’Etat… L’histoire qui nous occupe se résume en trois lettres, VDB…

Boucher de son état (un métier prémonitoire ?), l’ancien opperbevelhebber des restes du Parti catholique, aux allures de rascal intimidant et de dirty rotten scoundrel à qui aucune mère de famille saine d’esprit ne confierait son enfant, a écrit l’une des pages les plus sombres de l’histoire de la Belgique.

Fervent partisan, avec d’autres, du réseau Gladio (ce glaive secret d’inspiration italienne qui visait à préparer militairement, via des loges ad hoc, une invasion soviétique et à assurer la riposte), autoritaire, fraudeur notoire et architecte de la bruxellisation, c’est-à-dire de l’incohérence architecturale bétonneuse, Paulo était une erreur de casting, une erreur de l’Histoire, qui n’en a pas moins laissé de grosses taches de merde derrière lui…

Mais, comme il était protégé par tout un système, un système qui a uni son destin à une abjecte confusion de principes, et qu’il pouvait compter sur une armée de nettoyeurs pour couvrir ses arrières, Vanden Boeynants, le ketje autoproclamé, n’a jamais vraiment été inquiété.

Aaah, la rumeur… cette perfide maîtresse ! Tendez quelque peu l’oreille : l’un vous parlera de ballets roses, assez précisément localisés au demeurant, l’autre évoquera des abus de pouvoir manifestes en matière sexuelle, un troisième, enfin, pourrait même vous entretenir de snuff movies pour lesquels des milliardaires détraqués auraient ouvert grand leur portefeuille.

Ces allégations ne sont pas sans rappeler le scandale pédophile portugais de la Casa Pia, mis en lumière en 2003 et qui vient de connaître, l’an dernier, son épilogue, à savoir la condamnation de plusieurs anciens officiels, d’avocats, de médecins, qui avaient pris l’habitude, des années durant, de se servir en orphelins, en enfant handicapés, abandonnés, pour satisfaire leur envie de cul bien ferme ! Courageux Portugal (qui aurait pu aller plus loin, toutefois…) !

L’affaire de la Casa Pia démontre, de manière rationnelle et non ambiguë, que l’existence passée de tels réseaux au sommet de l’Etat n’est pas nécessairement le fruit d’une imagination morbide. Elle nous rappelle aussi que s’il sied de se méfier comme de la peste de toute rumeur – car les propagateurs de rumeurs ont souvent, eux aussi, un intérêt à distiller celles-ci – rejeter par avance et par principe l’hypothèse de son bien-fondé n’est pas scientifique ! Dans le doute, en effet, toutes les portes restent ouvertes, même si, fréquemment, l’esprit humain tend, par facilité, à ne retenir que la possibilité qui arrange le mieux la paix de ses méninges.

Mais quel est aujourd’hui l’intérêt, me demanderez-vous, de remuer merde et cendres, à l’heure où ont été libérés l’essentiel des protagonistes du meurtre de Cools, où l’affaire des tueries du Brabant n’en finit pas de s’enliser dans les méandres de choix judiciaires dès l’entame contestables, et où le dixième anniversaire de la mort du porc vient d’être célébré, en début d’année ? La réponse est simple : de la même manière qu’aux dictateurs, faire comprendre aux auteurs de crimes atroces que ces derniers ne resteront pas sans suite, et que, jusque dans le cercueil, les poursuivront les fantômes de ceux (celles) qui ont été les victimes de leurs méfaits, en guise de contre-exemples pour les générations futures.

Subversion ? Volonté à peine voilée de s’en prendre à l’Etat et à ce qu’il représente ? Mais réveillez-vous donc : l’Etat s’écroule ! Et peut-être s’écroule-t-il précisément parce que ses fondations sont instables ! Attitude irresponsable ? Comme s’il était responsable de couvrir de tels actes, s’ils ont eu lieu, quels qu’en soient les coupables…

Nombreux sont ceux qui, tels des phares dans l’obscurité, guidés par leur humanité, ont voulu connaître le fin mot de cette histoire : tous ont été persécutés dans l’ombre et déviés vers une voie de garage par leur hiérarchie : il y a des choses dont on ne parle pas, des boîtes (de Pandore) que l’on n’ouvre pas ! Il y a des gens, des catégories de gens, à qui on ne touche pas ! Bref, il y a les principes et leur brinquebalante application !

Eh bien, messieurs les censeurs, dussiez-vous ne pas encore vous en être rendu compte : avec Internet, ce temps-là est bel et bien révolu !

Si de pauvres gosses, mineurs sans défense, ont été violés par et / ou tués sur ordre d’un quarteron de pseudo-dignitaires égarés et si cette nouvelle est de nature à précipiter la fin de la Belgique, eh bien, ainsi soit-il !!!

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(source : www.raisondetat.forumactif.be)

 “La nébuleuse noire autour de Nihoul: Vanden Boeynants, Demol, de Bonvoisin, Deprêtre

Message par 6clopes le Jeu 25 Fév – 13:11

L’extrême droite se mobilise pour Nihoul: Dis-moi qui sont tes amis…
Herwig Lerouge
22-12-1999
 
Manifestement, beaucoup de gens ont intérêt à ce que la justice ne remue pas trop la boue amassée par le milieu que fréquentait Nihoul à Bruxelles. On ne peut s’empêcher de remarquer l’étrange coalition d’extrême droite pour enterrer les enquêtes qui se dirigent vers les milieux de la droite et de l’extrême droite à Bruxelles. Au milieu de l’année 1997, l’adjudant De Baets et ses collègues réexaminent certains dossiers de meurtres d’enfants ou d’adolescents dans les années 80. L’un de ces dossiers concerne le meurtre de Christine Van Hees, une fille de 16 ans tuée en 1984 dans des circonstances atroces. Dans le dossier de 84-85, De Baets trouve des pistes qui mènent vers le Dolo et ‘Radio Activité’, où Nihoul jouait un rôle important. Les enquêteurs de l’époque n’ont jamais examiné ces pistes.

Immédiatement, c’est le branle-bas de combat. Le procureur-général de Bruxelles fait savoir à la commission Verwilghen qu’il n’est pas question de mettre son nez dans cette affaire. Le juge d’instruction Van Espen écarte De Baets et Bille de l’affaire et le 30 septembre1997, De Baets est inculpé de ‘faux et usage de faux par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions’. Le juge d’instruction bruxellois Pignolet ouvre un dossier contre lui sur base d’une plainte du commandant de gendarmerie Duterme.

L’accusation contre De Baets est fausse. L’affaire est déjà classée. Il existe un procès verbal de cet interrogatoire, il est dans le dossier accessible à tous et aussi au juge Pignolet. Mais suite à cette plainte, De Baets sera écarté de l’enquête sur les X et on ne cherchera plus à savoir ce qui est vrai ou faux dans les déclarations sur l’implication de Nihoul et son milieu dans l’assassinat de Van Hees, ni sur les liens entre Nihoul et Dutroux dans les années quatre-vingt.

Le gendarme et le procureur

Le commandant Duterme est à la base de la chute de De Baets. Ce n’est pas la première fois qu’il arrive à faire écarter des gendarmes qui veulent enquêter sur les agissements de l’extrême-droite chic de Bruxelles.

En 1984, il dirige une équipe de la BSR et de la Police Judiciaire à Nivelles. Il est le bras droit du Procureur Deprêtre, en charge du dossier des Tueurs du Brabant wallon. A l’époque Duterme a écarté les gendarmes Bihay et Balfroid de Wavre. Ils étaient sur la piste des gendarmes d’extrême droite Bouhouche, Beyer, Amory dont on suspecte aujourd’hui qu’ils sont liés aux tueurs. Mais Deprêtre ne veut pas entendre parler de cette piste.

Deprêtre a empêché qu’on enquête sur les ballets roses du Brabant wallon. Il s’agit de partouzes impliquant entre autres l’ancien premier ministre Vanden Boeynants, le général Beaurir (commandant de la gendarmerie à l’époque), l’entrepreneur Blaton et même le roi Albert II, dit-on. Lors des partouzes, un juge de la jeunesse amenait des mineurs d’âge. L’un d’entre eux se serait suicidé.

 
 
 
Deprêtre a également effacé les traces vers les clients et les organisateurs d’un réseau de prostitution lors de la conclusion d’un contrat sur un grand hôpital en Arabie saoudite, l’affaire Eurosystems. A nouveau, l’entourage de Vanden Boeynants et le roi Albert II étaient impliqués.
 
Le commissaire, le baron et le militaire
 
Dès qu’il apprend que De Baets est en difficulté, Johan Demol, l’ancien commissaire de Schaerbeek, ex-membre du Front de la Jeunesse et actuel député Vlaams Blok se précipite chez le juge Pignolet. ‘De Baets a des intérêts dans des bars de prostituées dans le quartier de la Gare du Nord’, dit-il. Accusation fantaisiste. Demol appartenait dans les années 80 au milieu d’extrême-droite que fréquentait aussi Nihoul. Il était membre de la brigade Dyane et sans doute du Groupe G, une cellule fasciste au sein de la gendarmerie, à l’époque de la Bande du Brabant wallon.

Le suivant à se rendre chez Pignolet est le baron noir de Bonvoisin. De Bonvoisin est membre de l’aile droite du Parti Social Chrétien de Vanden Boeynants et financier de l’extrême droite dans les années 80. Il accuse De Baets d’avoir profité d’une perquisition chez lui, dans le cadre d’une affaire de fraude, pour trouver la liste Galopin. Cette liste contiendrait les noms des industriels qui ont collaboré avec les Allemands. Galopin est assassiné en 1944. Le père de De Baets aurait été lui-même un collabo et peut-être avait-il assassiné Galopin, dit-il. Tout faux. Le père de De Baets est un résistant et De Baets n’a pas assisté à cette perquisition chez de Bonvoisin.

Le dernier à contacter Pignolet est André Moyen. Il lui envoie un rapport ‘secret’ sur la vie privée de De Baets. Moyen est un militant d’extrême-droite, anticommuniste actif. Il est lié aux milieux royalistes qui ont assassiné Julien Lahaut. Décidément, l’extrême droite est très désireuse de disculper Nihoul et d’empêcher quiconque de chercher des liens entre les réseaux de prostitution d’enfants.

Le journaliste

Le 12 décembre, l’émission Controverse (RTL) propose un panel sur le thème de la libération de Nihoul. Parmi les invités, le journaliste Philippe Créteur, de La Dernière Heure, grand défenseur de Nihoul.

En mai 1982, Solidaire (à l’époque il s’appelait encore Concret) publie un dossier sur les infiltrations fascistes dans les organisations démocratiques en Belgique. Un des personnages centraux de ce dossier est… Philippe Créteur.

Dans les années 70, Créteur est membre du Front de la Jeunesse, une organisation d’extrême droite qui dispose, depuis 1976 au moins, d’un ‘service de renseignements’. Ce service rassemble des masses d’informations sur des organisations de gauche en Belgique. Dès 1977, des scissions apparaissent au sein du Front. Quelques dissidents, parmi lesquels Créteur, fondent une nouvelle organisation, l’Association Politique Ordre Nouveau (APON), qui se rebaptisera plus tard Mouvement Social Populaire (MSP).

Les fascistes ont bien l’intention de passer à l’action: c’est ce qui ressort de leurs multiples tentatives d’infiltrations dans des organisations de gauche. Ainsi, dès 1978, Créteur reçoit la mission de s’infiltrer dans le Front Antifasciste et dans le Comité Afghanistan. Le PTB le démasque après qu’il ait tenté d’infiltrer la rédaction de Concret.
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livre: Les dossiers X

Ce que la Belgique devrait savoir au sujet des réseaux de pédophilie et de la gigantesque opération ‘oubliette’ orchestrée par tous les niveaux de l’Etat et par la plupart des médias. Un livre hallucinant, d’une lecture exigeante et néanmoins indispensable.

 
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NB : les inserts vidéo sont bien sûr “de la rédaction”…

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