Le nouvel impérialisme mondial américain – SLAVES NO MORE : 4/ MIT ODER OHNE PNAC ?

« Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous. Il n’y a pas de juste milieu ! » Voilà, certes résumé en un postillon plus ou moins articulé, le principe de base de la doctrine américaine vis-à-vis de l’Etranger. Exprimée de manière tantôt agressive, tantôt plus subtile, se traduisant ici et là par des coups d’Etat avortés (la baie des Cochons, à Cuba, par exemple), d’autres extraordinairement réussis (la mise à mort d’Allende et son remplacement par le ch(il)ien aux lunettes noires et au masque de fer, par exemple), des attentats et / ou assassinats divers et variés (au Pakistan, en Iran, en Belgique, en des temps pas si lointains ?), une telle conception du monde ne trahit-elle pas le peu d’assurance, l’infantilité morale et intellectuelle de ceux qui s’en réclament ? Ne constitue-t-elle pas un patent aveu d’incapacité, pour la jeune nation que sont les Etats-Unis, en termes relatifs, et une certaine catégorie de ses dirigeants en particulier, que ceux-ci officient devant les caméras ou dans l’ombre, à dépasser l’Œdipe ? Mettez à la disposition d’un enfant malaimé un arsenal militaire et paramilitaire (de renseignement), entourez-le de vizirs fourbes et obscènes, et vous obtenez… Qu’obtenez-vous, au fait ?…

Qui de Gore ou de Bushito aurait mené la présidence américaine la plus gore ? On ne le saura jamais… Y avait-il un agenda invariable ou la tragédie de 2001 était-elle destinée à une présidence, à une administration, en particulier ? Bien avant l’interminable contestation du résultat du vote en Floride, un panel d’experts conservateurs attitrés ou revendiqués, une espèce de think tank d’un genre particulier, avait coutume de se réunir aux fins d’examiner l’état du monde et les moyens dont disposaient les Etats-Unis pour le faire leur plus encore.

Regroupant notamment D. Rumsfeld, qui deviendrait ministre de la Défense sous le premier mandat du fils à, avant d’être contraint à un piteux retrait, D. Cheney, l’homme aux mille visages, tel que le définissait, dans les années 1980 déjà, Gil Scott Heron dans sa chanson “The Revolution Will Not Be Televised“, l’homme d’Halliburton, le contractant paramilitaire qui, avec Blackwater (devenu Academi l’an dernier)  et quelques autres, s’est fait des couilles en or en Irak et en Afghanistan, accessoirement vice-président (ou devrait-on écrire président faisant fonction ?), P. Wolfowitz, qui ferait, après le Pentagone, un bref passage à la Banque mondiale, dont il dut démissionner pour cause de chaussettes trouées, et une flopée de joyeux drilles tous plus compétents et souriants les uns que les autres. « Aucune morale, rien que des intérêts, des partenaires stratégiques plutôt que des alliés pour atteindre des objectifs nationalistes, si nécessaire par la force », voilà comment pourrait se résumer la philosophie conservatrice américaine du siècle dernier, qui a malheureusement éclos au début du siècle présent…

En 2000, deux penseurs de la troupe publiaient en effet un livre-événement :

… un livre dont la quatrième de couverture est sans ambages quant à ses objectifs et à ceux qu’il assigne aux Etats-Unis. La presse européenne a, dans sa majorité, accueilli ces réflexions conservatrices d’outre-Atlantique avec, pour le moins, une certaine circonspection. En voici quelques extraits particulièrement révélateurs :

« […] Durant les années 1990 […], au lieu de saisir un moment unique, les Etats-Unis se sont laissés aller à un désarmement moral et stratégique […] menant à une situation d’incertitude et de danger. […] Plus inquiétant encore est le déclin continu de la capacité militaire américaine et le refus de développer des systèmes de défense avancés. […] Les auteurs […] conviennent qu’ il est temps de se réarmer moralement, intellectuellement, ainsi que militairement. [Ce livre] invite les Etats-Unis à redéfinir qui sont ses adversaires et ses partenaires stratégiques, et à utiliser la force pour faire avancer ses intérêts et ses principes à l’étranger. [En tant que tel, il s’agit] d’une alarme réveil pour une nation complaisante. »

S’agissait-il donc, pour les USA, de s’inventer de nouveaux ennemis ?

Poursuivons notre lecture :

« Les conservateurs américains purent toujours compter sur les Européens, en particulier les conservateurs européens, pour leur apporter un soutien intellectuel afin de résister aux schémas de l’internationalisme abstrait. Toutefois, la situation actuelle se caractérise par le fait que les Européens – en ce compris maints conservateurs – courtisent souvent, pour des raisons assez  compréhensibles, les idées internationalistes. Tandis que nos alliés reconnaissent qu’ils ont besoin du pouvoir militaire américain, ils se rendent compte également que ce dernier est tellement disproportionnel au leur (ou à celui de quelque nation que ce soit) qu’il ne peut être égalé. »

(pp. 36-37)

Ouvertement cynique et d’une infinie arrogance pour ces infimes parties restantes du monde qui ne sont pas états-uniennes, le bouquin – dont, cette fois, je dois l’avouer, je n’ai lu que les bonnes feuilles (ce qui est suffisant, en l’occurrence, pour s’imprimer de son atmosphère et de ses lignes directrices, ainsi que de l’influence qu’il a pu avoir sur l’élaboration de la politique qui serait menée sous Bushito Premier) – énonce en près de cinq cent pages l’état des Etats-Unis dans le monde des années 1990, sous une présidence Clinton que ses auteurs jugent calamiteuse, et les moyens dont dispose et que ne devrait hésiter à utiliser, selon eux, leur pays pour rester – ou redevenir – number one. Vous noterez au passage que, sous les effets conjugués des coups de boutoir de la crise financière et du délai de transfert et d’application des idées entre officines spécialisées des deux côtés de l’Atlantique, l’internationalisme des Européens, en particulier celui des conservateurs, s’est depuis lors mâtiné de l’une ou l’autre réserve…

Après un chapitre intitulé « Russie, le défi d’une puissance en déclin » (Eltsine venait de passer le relais), voici ce que l’on peut lire dans la boule de Kristol (l’un des auteurs) à propos de la Chine :

« Pendant la décennie écoulée, le débat relatif à la politique étrangère des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine s’est concentré en priorité non sur la menace stratégique que fait peser la Chine sur les Etats-Unis, mais sur la répression des droits humains fondamentaux, qui un l’un des principaux outils du régime de Pékin pour demeurer au pouvoir. […] L’argument de « l’inévitable évolution » – selon lequel le commerce et les investissements des Etats-Unis favoriseront la croissance économique, laquelle, en retour, forcera a minima le régime à assouplir sa répression et, en fin de compte, à ouvrir la voie à la démocratie – est de moins en mois crédible. Ceci pour de bonnes raisons : après plus de deux décennies de croissance économique rapide, la Chine régresse aujourd’hui, elle ne progresse pas, dans le domaine des droits humains et des libertés politiques.

Pourtant, si les Etats-Unis ne peuvent pas directement faire grand-chose pour remplacer la dictature par la démocratie en Chine, nous pouvons faire énormément de choses indirectement pour saper le régime dictatorial de Pékin, et pour faire avancer des intérêts économiques et militaires américains concrets. »

(p. 69-70)

Need we write more ? « Tizza me da masta of da wol ! »

Peut-être les adversaires résolus des Etats-Unis  – quelquefois essentiellement manichéens eux-aussi – devraient-ils, en vérité, remercier ce think tank ultraconservateur pour avoir, par le minimalisme et l’étroitesse d’esprit qui caractérise ses prises de position illustrées in vivo, fait en sorte que le XXIe siècle devienne en réalité un Non-(Exclusively) American Century

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– Site du PNAC (sur lequel sont disponibles les références de publications plus récentes) : http://www.newamericancentury.org/

– La traduction des extraits du livre repris sur ce blog est libre.

Le nouvel impérialisme mondial américain – SLAVES NO MORE : 3/ LA TROISIEME GUERRE MONDIALE, UN DETERMINISME INEVITABLE ?

Suite de notre série entamée par les posts du 21/05/12

La pente qui se dessine devant le monde industrialisé, depuis la crise de 2008, pourrait être bien plus abrupte que certains ne l’imaginent. D’abord sourd et latent, le profond malaise qui agite tant les consciences que les peuples d’Europe et des Etats-Unis, commence aujourd’hui à s’afficher à visage découvert. Mouvement Occupy, effondrement sporadique des bourses, ralentissement économique qui prend des allures de récession, violentes émeutes un peu partout : ces phénomènes pourraient refléter plus que des soubresauts. Ils pourraient, comme d’autres le suggèrent à présent ouvertement, être annonciateurs d’une nouvelle lame de fond. Or, en raison du progrès technique inouï engrangé depuis la deuxième guerre mondiale (1), dont le grand public ne soupçonne pas l’étendue, la destruction qu’une telle vague est susceptible de provoquer serait à nulle autre pareille dans l’histoire, pourtant très sanglante, de l’Humanité.

Une source à l’OTAN m’avait confié, à la veille de l’aventure afghane, que des organisations militaires surpuissantes telles que le Pentagone et l’OTAN avaient entre autres pour mission d’anticiper et d’échafauder tous types de scénarios possibles, y compris celui d’un affrontement thermonucléaire global. Un tel cynisme répond aux objectifs qui leur sont assignés par leur tutelle politique. Si, demain, un pays X faisait l’objet d’un attentat non conventionnel, l’on peut imaginer que la plus haute autorité dudit pays souhaite disposer le plus rapidement possible des outils qui lui permettent de cerner la problématique et d’effectuer en conséquence  les choix qu’elle estimera pertinents.

Ainsi, de plus en plus d’historiens affirment que l’invasion nazie de l’Europe aurait pu être contrée bien avant. Peu suspects de sympathies douteuses, ceux-ci affirment depuis quelque temps, preuves à l’appui, que les appareils politique et militaire anglo-saxons disposaient, dès 1942, de renseignements suffisants pour leur permettre de mesurer les conséquences de la décision funeste prise à Wannsee la même année (2).

Que nous apprend cette information quant aux motifs des alliés ? D’une part, il y a les explications officielles embarrassées, qui consistent en une réfutation de la moindre possibilité d’intervenir à ce moment-là : débarquer dans la hâte aurait pu avoir des conséquences ravageuses sur l’issue du conflit. Selon cette thèse, le 6 juin 1944 constituait la première fenêtre de tir crédible, la première option viable. D’autre part, il y a la ronde de spéculations – certains diraient le secret de Polichinelle – relative à la bienveillance tacite des Alliés quant à la part de la politique nazie qui consistait à contenir l’influence soviétique, une léthargie volontaire qui aurait justifié ultérieurement le soutien britannique inconditionnel à la réalisation du projet de Herzl. Tout cela est connu.

Ce qui a été moins examiné, en revanche, c’est à qui, si l’on ose écrire sans être irrespectueux, a profité le crime du côté anglo-saxon : ni aux classes laborieuses, ni à une classe moyenne embryonnaire. Par conséquent, pour dire les choses crûment, qui sont les représentants de l’élite anglo-saxonne qui se sont enrichis sur le dos des déportés ? Les grandes entreprises allemandes qui ont participé à l’effort de guerre, de Krupp à Siemens en passant par VW, sont loin d’être les seules à avoir conforté leur empire… Au-delà des cas de collaboration notoire de grandes entreprises avec l’envahisseur dans les pays occupés, un sujet explosif qui reste aujourd’hui encore largement tabou, car susceptible de révéler ici et là des fondations économiques pour le moins vacillantes auxquelles seuls quelques esprits ronchons trouveraient encore à redire, il s’agirait de veiller à ne pas oublier la dimension extraordinaire de la manne économique réservée de facto aux libérateurs par l’entremise des plans de reconstruction inévitables, qui prendraient le nom de plan Marshall… Voici un exemple typique des scénarios étudiés par les commandements militaires alliés, à la différence près que le délai pour les imaginer a, comme tout le reste, à travers la globalisation, connu une accélération fulgurante : il s’agit donc d’accepter (ou de s’indigner et de combattre fermement) le fait que nos destins massifiés soient déterminés, selon une logique doublement arithmétique (profit escompté et nombre de victimes supposées) par des maîtres qui n’ont à répondre qu’à d’autres maîtres…

Si les mécanismes économiques contemporains, dont l’absence de rationalité, et même de réflexion prospective, est autrement plus patente qu’en 1929, semblent comparables, à des échelles autrement plus imposantes, à ceux de la crise du second tiers du siècle dernier, il convient toutefois de se garder d’extrapoler de manière trop unidirectionnelle quant aux issues possibles du long tunnel que nous traversons.

En effet, l’Europe d’aujourd’hui n’est pas Weimar : nous ne sortons pas d’une boucherie, et les capitaux et investissements qui nous permettent de garder la tête hors de l’eau ont des origines très diverses : Chine, Russie (pour le gaz principalement), monarchies pétrolières, et Etats-Unis, bien sûr. Ces derniers ne représentent donc qu’une des quatre roues du carrosse du train de vie européen. L’Europe, pour l’heure largement leur vassale, sur les plans militaire et politique, n’est l’ennemie d’aucun de ces groupes, d’aucune de ces puissances, pas plus qu’elle ne l’est du Brésil ou de L’Inde, appelés, sans doute, à y jouer un rôle plus important ! Elle n’est un bloc monolithique ni à l’intérieur, ni à l’extérieur, de sorte qu’elle ne représente pas pour celles-ci de danger significatif.

A vrai dire, les Etats-Unis sont dans une position bien plus délicate que le vieux continent. L’acceptation tacite du dollar comme monnaie de référence par le reste du monde, qui permet une inflation incontrôlée (c’est-à-dire la fabrication quasi infinie de monnaie) est, en effet, non une constante, mais une variable. Outre qu’elles permettent à quelques spéculateurs sans scrupules de se payer l’une ou l’autre île exotique sur le dos des peuples, les violentes offensives contre la zone euro ne traduisent-elles pas, de manière beaucoup plus structurelle et profonde, la volonté acharnée des Etats-Unis d’empêcher coûte que coûte que leur sacro-sainte monnaie, leur dieu à eux en quelque sorte, perde ce statut si envié, alors qu’ouvertement, des puissances mondiales de premier plan en appelaient, avant la crise, à son remplacement par l’euro, une monnaie aux fondamentaux (aujourd’hui encore) plus solides, en dépit de la cacophonie politique ?

Ecrivons-le tout net : sans ce statut de référent monétaire, les Etats-Unis, qui se dépatouillaient, en 2011, dans une dette publique littéralement astronomique (et croissante) de plus de 15 billions de dollars (3) (Vous suivez ?), un déficit budgétaire de 8,5 % de son produit intérieur brut (4) (bien au-delà des critères de Maastricht…) et un déficit de sa balance commerciale, en hausse de 12,6 % par rapport à l’année antérieure (5), les Etats-Unis, donc, sombrent immédiatement et irrémédiablement dans le chaos total. A plus ou moins court terme, malgré toutes les rodomontades de leurs représentants politiques et les violents affrontements qui continuent de les opposer à ce sujet, ce scénario-là est d’ailleurs inévitable, et il est très dubitable que les ex-maîtres du monde acceptent ce nouvel état de fait without a fight… Ce dont ils ne se rendent pas encore réellement compte, c’est qu’ils se trouvent coincés entre le marteau et l’enclume.

L’Europe ne pourra ôter ses billes de ce jeu de Cassandre et se construire enfin un destin propre qu’à deux conditions, impératives : il lui faudra tout d’abord tourner le dos à toute ambition impérialiste, donc refuser de singer la stratégie hégémonique qui a conduit les Etats-Unis où ils sont – voilà pour l’extérieur – et, que cela plaise ou non, s’inscrire pleinement dans la logique du cosmopolitisme assumé, dont elle deviendrait un nouveau creuset  – volet intérieur. Voilà, en réalité, les deux piliers fondamentaux de Lumières nouvelles !

Cette dernière condition sera, pour l’Europe, la garantie de son nouveau rôle de tête-de-pont occidentale entre les grandes puissances, mais aussi, ENFIN, entre le nord et le sud, tandis que la première devra l’amener à rompre avec toute logique va-t-en-guerre ou néo-missionnaire ! A cet égard, la montée en force du Tea Party et l’influence idéologique et financière malsaine de ce dernier auprès des parlementaires américains républicains, quoiqu’apparemment circonscrites, sont sources d’inquiétude…

Obama, lui, a bien compris, malgré les intenses pressions de lobbies pro-guerre divers et variés, qu’il n’était nullement dans l’intérêt de son pays d’ouvrir de nouvelles lignes de front : chat échaudé craint l’eau froide… En effet, les perspectives financières potentielles d’une nouvelle guerre de petite ou moyenne ampleur ne sont pas suffisantes que pour justifier, a fortiori sans certitude de victoire, et pire, avec le possible embrasement de toute une région instable et difficilement scénarisable (6), une telle odyssée. Quant à une nouvelle guerre mondiale, elle ne pourrait manquer d’amener à recourir à l’arme absolue, annihilant par le même coup toute possibilité de reconstruction et donc tout enrichissement éventuel. Par conséquent, seul un fou pourrait l’envisager sérieusement !

Sur le plan militaire, l’Union devra, quant à elle, s’essayer au casse-tête chinois, à savoir imposer son indépendance militaire, c’est-à-dire structurer son appareil de défense, en évitant, notamment par l’entremise de règles d’engagement claires et contraignantes (7) la constitution de ce qu’un Eisenhower inquiet a qualifié, au terme de son mandat, de « complexe militaro-industriel ».

Depuis que la Défense belge est gérée par l’ultra-catholique De Crem, unanimement reconnu désormais comme le toutou à sa mémère Clinton (après avoir été le puppet du républicain Robert Gates), c’est au contraire la stratégie américaine et atlantiste qui a été privilégiée, notamment à travers des trains de nominations dont la préférence linguistique très marquée n’a pas été la seule à provoquer des remous dans la hiérarchie militaire, allant jusqu’à des demandes publiques et répétées de démission de la part de son plus haut gradé, le général Delcour, enfin acceptée, fin mars dernier, par Monsieur « Le-dentifrice-est-sorti-du-tube » (8) … Il n’empêche : effectuez une courte balade dans les couloirs, à Evère, et vous entendrez les grondements d’insatisfaction de moins en moins discrets de nombre de gradés et de diplomates européens par rapport à l’oncle très envahissant… Pas étonnant, dès lors, que le même ministre de la Défense belge ait pu être tenté d’appeler à un contrôle renforcé de la blogosphère, qu’il juge dangereuse, un contrôle devenu réalité dans la foulée du vote, sous l’impulsion d’une ministre socialiste, du paquet de lois liberticides plus ou moins imposé à la Belgique en guise de transcription locale du “Patriot Act” !…

L’écrire relève de la lapalissade mais le déterminisme, si déterminisme il y a, ne verra sa concrétisation que si les rapports de force actuels ne parviennent à s’extraire de leur carcan habituel, c’est-à-dire celui de puissants intérêts financiers anglo-saxons.

Oui, l’Europe est l’avenir de l’occident, mais il lui faut, principalement parmi le personnel politique, des visionnaires téméraires à la hauteur des ambitions qu’elle n’a pas encore ! Plusieurs posts qui suivent  mettent cruellement en lumière ce déficit. Les hommes et femmes d’Etat européens de demain n’existent pas encore ; ils restent à inventer !

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(1)    ‘Seconde’ est, dans ce cas, l’expression consacrée, que j’ai choisi de remplacer par ‘deuxième’ dans la mesure où une troisième ne peut être exclue…

(2)    Lire, à ce sujet, Richard Breitman, “Secrets officiels. Ce que les nazis planifiaient, ce que les Britanniques et les Américains savaient“, Calmann-Lévy, Paris, 2005.

L’article suivant du monde fait état des principales controverses suscitées par (ou auxquelles s’intéresse) cet ouvrage : http://www.lemonde.fr/shoah-les-derniers-temoins-racontent/article/2005/07/18/les-allies-savaient-ils_673523_641295.html

(3)    Source : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/11/17/la-dette-publique-americaine-depasse-les-15-000-milliards-de-dollars_1604817_3222.html

(4)    Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120510.AFP5819/etats-unis-excedent-budgetaire-en-avril-apres-trois-ans-et-demi-de-rouge.html

(5)    Source : http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/article/2011/07/20110714172258×0.9815594.html#axzz1vexMuJ6w

(6)    Il suffit de considérer le couac monumental des scénarios de reconstruction en Irak.

(7)    Cela passe par une définition la moins ambiguë possible du type de théâtre de conflits dans lesquels elle estime avoir un rôle à jouer, des conséquences de toutes natures escomptées de telles interventions, et par la confection d’une laisse à étranglement pour le budget de la Défense.

(8)    … en référence à l’une des nombreuses métaphores colorées utilisées (tout à fait sérieusement !) par le lascar. En l’occurrence, l’expression pouvait être traduite par : « la décision a été prise », ou encore  « le dossier est sur la table ».

Gr8, it’s “European Festival” today !!!

FOR THE THIRD TIME IN THIS BLOG, I ENCOURAGE EVERYONE TO LOOK UP BARROSO ‘S RELATION TO GREEK BILLIONAIR SPIROS LATSIS !

I know it’s inconvenient to just use slogans, to bring down an adversary without elaborating, but sincerely, when confronted with such greedy opportunists without the slightest vision, corrupt assholes who, against all fascist warnings, keep implementing a policy that benefits solely to finance and to the wealthy, illiterate third rank rulers who are unable to articulate (The word “competiveness’, often used by the Master Clown of the EC, does not exist !), when confronted with such douchebags who never try to convince, but always impose, it’s time to use a clear vocabulary :

GREECE WITHIN THE EU & THE EUROZONE !

NO MORE CUTS ON PUBLIC SPENDINGS !

EUROPE WILL BEND !

WHY DON’T YOU JUST FUCK OFF, BROSO !!!

“O Europe, WHERE ART THOU ?”

« You gotta give up what you take », chantait naguère le poète, entouré de douces et fragiles nymphes à l’éclat multicolore.

Ca va très loin, fieu : ça veut dire que la liberté que j’essaye de te subtiliser, c’est en fait à moi-même que je la dérobe !!! Give some, take some, tu saisis ? C’est karmique, man !

Genre, tu flashes sur les grosses loches, et ça se voit à la télé : ton tribut aux grosses loches tu auras à payer, mon gars, pour de ton obsession te délivrer. Capice ?

Prends mon pote Eddy. Il travaillait dans l’underground, mais ça rapportait rien sinon des débouchés de merde. Il s’est dit : je passerais bien à la télé, et il s’y retrouva fissa ! Le problème, c’est que underground, il était sexy et mystérieux, alors qu’on the ground, il s’avère fadasse et lississime. C’est précisément pour vulgariser l’underground qu’ils l’ont engagé : il est pipolisateur, désormais !

Son rôle ? Embarrasser les invités pour de rire. Exemple : l’autre jour, il avait invité Alexis Vastine, le célèbre boxeur, à qui il a demandé à brûle-pourpoint, en présence des autres invités et chroniqueurs, Philippe Corti en tête, ainsi que de Marcel Demongeot, le MC : « Eh, j’ai lu dans WikiLeaks qu’elle est hyper bonne, ta meuf. Paraît même qu’elle aime prendre dans les deux trous… ». L’épilogue fut classique : le fist d’Alexis eut raison du côté cheerful de mon pauvre Eddie…

C’est qu’il se prend déjà pour un journaliste, le petit jeune. « Calme », lui ai-je dit, « t’as tout le temps, mek,  t’as rien à prouver. Si tu t’appliques, tu pourrais être un bon journaliste quand tu seras grand. Fais ton jihad dans la quiétude et l’harmonie… » Au jour qu’il est, je ne suis pas encore parvenu à identifier clairement le motif de son insatisfaction. Certes, il doit se trouver un créneau, mais il y a autre chose : je me demande s’il est bien dans sa peau. Je lui ai dit : « Eddie, quand tu joues à la balle-pelote avec tes invités, tu dois leur laisser un peu de marge de manœuvre. Avec Alexis, tu t’es dit : il me répond pas ? J’ai gagné parce que j’ai eu le dernier mot. Il me répond, enragé ? J’ai gagné parce que je l’ai fait sortir de ses gonds. Gotta play fair, buddy », ai-je tenté de le réconforter, « si t’essaies de castrer ton interlocuteur, la seule chose que tu dévoiles, c’est ta petite bite… » J’ai dû mal m’y prendre, parce que ça l’a fait sangloter pendant au moins un quart d’heure. « Gotta give up what you take », ai-je encore murmuré subrepticement à son oreille gauche, mais il était visiblement échaudé : « Putain, mais t’es malade, fous-moi la paix maintenant, gros porc ! »

A l’échelle continentale, l’adjonction est fort semblable : nul ne peut espérer, faute de se retrouver noyé sous un gros tas de purin, s’en tirer par le haut en plaçant la Grèce devant les choix de prendre dans le cul ou de prendre dans le cul.

C’est pourquoi, à stratégie inchangée, l’Europe – pas uniquement l’euro – est vouée par l’obstination incantatoire de leaders à rebours à péricliter lamentablement. Ca aussi, je l’ai dit à ma copine Hermione…

LES RESPONSABLES POLITIQUES EUROPEENS SAVENT QUELLES MESURES PRENDRE POUR EN FINIR AVEC LA CRISE !

POURQUOI NE LES PRENNENT-ILS PAS ?

PARCE QU’ILS NE GOUVERNENT PLUS POUR LE PEUPLE !!!

PARCE QUE LA CRISE ARRANGE LES AFFAIRES DES PLUS RICHES !!!

 

SEPARATION DES ACTIVITES : BANQUE DE DETAIL / BANQUE D’AFFAIRES

IMPOT SUR LA RENTE NUCLEAIRE

IMPOT SUR LA FORTUNE

 “Latsis et Lassie”

 (nos’ Josey avec son Kamarat Spiros Latsis, milliardaire grec)

HARMONISATION FISCALE (y compris paradis fiscaux)

DELAI DE SECURITE DE 6 MOIS POUR TOUT ACHAT D’ACTIONS ET / OU D’OBLIGATIONS

 A DEFAUT, TAXE TOBIN 

James Tobin

« En deux mots, hein, Hermione », j’lui ai dit, « c’est ça » :

« … ou ça, hein, copine » :

“L’euro, la fin d’un rêve néolibéral” (says the Guardian…)

Sum food 4 thought 4 alla y’all…

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“Why the euro is not worth saving

This crisis has exposed the fact that – unlike the EU itself – the eurozone’s monetary union was always a rightwing project.

Mark Weisbrot (guardian.co.uk, Monday 11 July 2011, 20.30 BST)

The euro is crashing to record lows against the Swiss franc, and interest rates on Italian and Spanish bonds have hit record highs. This latest episode in the eurozone crisis is a result of fears that the contagion is now hitting Italy. With a $2tn economy and $2.45tn in debt, Italy is too big to fail and the European authorities are worried.

Although there is currently little basis for the concern that Italy’s interest rates could rise high enough to put its solvency in jeopardy, financial markets are acting irrationally and elevating both the fear and the prospects of a self-fulfilling prophesy. The fact that the European authorities cannot even agree on how to handle the debt of Greece – an economy less than one sixth the size of Italy – does not inspire confidence in their capacity to manage a bigger crisis.

The weaker eurozone economies – Greece, Portugal, Ireland and Spain – are already facing the prospect of years of economic punishment, including extremely high levels of unemployment (16%, 12%, 14% and 21%, respectively). Since the point of all this self-inflicted misery is to save the euro, it is worth asking whether the euro is worth saving. And it is worth asking this question from the point of view of the majority of Europeans who work for a living – that is, from a progressive point of view.

It is often argued that the monetary union, which now includes 17 countries, must be maintained for the sake of the European project. This includes such worthy ideals as European solidarity, building common standards for human rights and social inclusion, keeping rightwing nationalism in check and, of course, the economic and political integration that underlies such progress.

But this confuses the monetary union, or eurozone, with the European Union itself.

Denmark, Sweden and the UK, for example, are part of the EU but not part of the monetary union. There is no reason that the European project cannot proceed, and the EU prosper, without the euro.

And there are good reasons to hope that this may happen. The problem is that the monetary union, unlike the EU itself, is an unambiguously rightwing project. If this has not been clear from its inception, it should be painfully clear now, as the weaker eurozone economies are being subjected to punishment that had previously been reserved for low- and middle-income countries caught in the grip of the International Monetary Fund (IMF) and its G7 governors. Instead of trying to get out of recession through fiscal and/or monetary stimulus, as most of the world’s governments did in 2009, these governments are being forced to do the opposite, at enormous social cost.

Insults have been added to the injury: the privatisations in Greece or “labour market reform” in Spain; the regressive effects of the measures taken on the distribution of income and wealth; and the shrinking and weakening of the welfare state, while banks are bailed out at taxpayer expense – all this advertises the clear rightwing agenda of the European authorities, as well as their attempt to take advantage of the crisis to institute rightwing political changes.

The rightwing nature of the monetary union had been institutionalised from the beginning. The rules limiting public debt to 60% of GDP and annual budget deficits to 3% of GDP, while violated in practice, are unnecessarily restrictive in times of recession and high unemployment. The European Central Bank’s mandate to care only about inflation, and not at all about employment, is another ugly indicator. The US Federal Reserve, for example, is a conservative institution but it is, at least, required by law to concern itself with employment as well as inflation.

And the Fed – for all its incompetence in failing to recognise an $8tn housing bubble that crashed the US economy – has proved to be flexible in the face of recession and a weak recovery, creating more than $2tn as part of an expansionary monetary policy. By comparison, the extremists running the European Central Bank have been raising interest rates since April, despite depression-level unemployment in the weaker eurozone economies.

Some economists and political observers argue that the eurozone needs a fiscal union, with greater co-ordination of budgetary policies, in order to make it work. But rightwing fiscal policy is counter-productive, as we are witnessing, even if it were better co-ordinated. Other economists […] have argued that the large differences in productivity among the member economies present serious difficulties for a monetary union. But even if these problems could be overcome, the eurozone would not be worth the effort if it is a rightwing project.

European economic integration prior to the eurozone was of a different nature. Unlike the “race-to-the-bottom” approach of the North American Free Trade Agreement (Nafta) – which displaced hundreds of thousands of Mexican farmers while contributing to reduced wages and manufacturing employment in the US and Canada – the European Union made some efforts to pull the lower-income economies upward and protect the vulnerable. But the European authorities have proved to be ruthless in their monetary union.

The idea that the euro must be saved for the sake of European solidarity also plays on an oversimplified notion of the resistance that taxpayers in countries such as Germany, the Netherlands and Finland have demonstrated to “bailing out” Greece. While it is undeniable that some of this resistance is based on nationalist prejudice – often inflamed by the mass media – that is not the whole story. Many Europeans don’t like to pay the bill for bailing out European banks that made bad loans. And the EU authorities are not “helping” Greece, any more than the US and Nato are “helping” Afghanistan – to take a somewhat analogous debate where those who oppose destructive policies are labeled “backward” and “isolationist”.

It appears that much of the European left does not understand the rightwing nature of the institutions, authorities and especially macroeconomic policies, which they are facing in the eurozone. This is part of a more general problem with the public misunderstanding of macroeconomic policy worldwide, which has allowed rightwing central banks to implement destructive policies, sometimes even under leftwing governments. These misunderstandings, along with the lack of democratic input, might help explain the paradox that Europe currently has more rightwing macroeconomic policies than the United States, despite having much stronger labour unions and other institutional bases for more progressive economic policy.”

[Les inserts soniques sont de la rédaction]

Du mauvais usage du mot “dépression”…

Affirmer que la psychiatrie est une imposture dans sa globalité, c’est comme réclamer la fermeture de toutes les prisons : cela ne peut être qu’une vision de long terme, la vision d’une société composée d’individus réellement libres, parce qu’éclairés, respectés et soutenus par leur entourage et par le groupe dans son ensemble, indépendamment de leurs choix individuels inaliénables. Répéter que tel n’est pas le modèle social vers lequel tend la société globale relève de l’euphémisme caractérisé !…

Les piliers de la société marchande globale sont en fait des impératifs, des diktats, des exigences : l’exigence de compétitivité, l’exigence de performance, l’exigence de rapidité et  l’exigence de communication, qui, sur fond de superficialité revendiquée et d’hypocrisie cardinale, battent en brèche  respectivement la quête de découverte, le principe de réalité, la recherche d’harmonie et la possibilité de conversation, pour clore le cercle de l’aliénation parfaite…

Face à un tel anti-modèle de société, la psychiatrie contemporaine peut sans doute, en dépit de ses racines inquisitrices et de sa vocation normative, c’est-à-dire essentiellement politique, aider certaines personnes à garder la tête hors de l’eau aussi longtemps qu’elles souscrivent à l’addiction de leur cure.

« Avant de juger son frère, il faut avoir marché plusieurs lunes dans ses souliers. »

(proverbe amérindien)

Toutefois, précisément en raison de ladite vocation, qui consiste à examiner quiconque s’écarte de la voie pavée et à lui instiller l’idée d’un bonheur possible, voire nécessaire, sur le chemin emprunté par le plus grand nombre, le projet psychiatrique est profondément conservateur, en ce qu’il s’intéresse uniquement à l’angle personnel, inhibant toute velléité de transformation sociale : la société telle qu’elle est serait ainsi un pis-aller auquel nous n’aurions d’autre choix que de nous soumettre pour espérer dénicher, dans l’interaction fonctionnelle formatée, quelque bribe de bien-être (1)… Face à l’infinie palette du divers, susceptible de constituer le fondement d’une société refondée mais déclarée irréaliste avant même toute tentative d’exposé, c’est le triomphe de la norme socio-psychiatrique, qui combat les conséquences sans s’attarder sur les causes !

A mon humble estime, la psychiatrie, dont il est utile de rappeler qu’elle n’est nullement une science exacte, relève plutôt d’une discipline certes vantée pour ses vertus apaisantes, mais non moins marginale : la prostitution. Que peut prétendre être un psy sinon une pute de l’esprit ? Quelle est donc cette société qui ne semble s’émouvoir aucunement qu’il faille, contre rançon, recourir à des personnes extérieures à son environnement affectif pour s’épancher, pour pouvoir exprimer des sentiments de l’ordre de l’intime ? Quelle est donc cette société qui recourt de plus en plus massivement aux antidépresseurs, aux anti-anxiolytiques, aux neuroleptiques pour étouffer, le plus souvent, de légitimes aspirations ?

A y regarder de plus près, un tel schéma répond à une logique, celle de la domination de la nature, forcément ennemie, par l’étouffement, qui est la base biaisée de l’idée occidentale de progrès. Si, grippé, vous vous rendez chez votre médecin, grande est la probabilité qu’il vous prescrive des antibiotiques. Peut-être ceux-ci sont-ils, dans certains cas, incontournables, mais un automatisme de l’esprit (dû en grande partie, sans doute, à sa formation, teintée de propagande pharmaco-industrielle) lui fera vous en prescrire même dans les autres cas. Pendant quelque temps, vous vous sentirez alors groggy, incapable d’effort mais, convaincu que c’est pour la bonne cause, vous n’y rechignerez pas. Faire table rase de tout, y compris des adjuvants naturels de l’organisme, pour avoir raison de cette saleté de virus, tel est le mot d’ordre ! Rares sont les praticiens qui prendront la peine d’envisager un autre type de traitement, à savoir renforcer lesdits adjuvants (2) pour qu’ils aient eux-mêmes raison de la crasse.

Il en va de même pour de nombreux psychiatres et de nombreux médecins traitants, dans le champ de la psychiatrie : une petite drogue dure par-ci, une autre par-là, toutes largement et massivement remboursées par la sécu déficitaire, et l’affaire n’est-elle pas dans le sac ?…

_________________

(1)    Ce leitmotiv s’est d’ailleurs étendu à l’ensemble des disciplines liées peu ou prou à la psychologie, à commencer par la charlatanerie qu’est la psychologie d’entreprise : combien de boîtes ne font-elles appel, en effet, à tel Profyle Group ou à tel HR Consulting Group pour dresser un portrait sommaire et contrefait de leurs candidats et de leurs employés, à travers lequel il ne s’agit pas d’essayer de comprendre qui ceux-ci sont réellement – occupation trop chronovore – mais de les enfermer, à l’aide de mises en situation sottes et de réponses prédéterminées, toujours fermées, dans des carcans qui limitent leur potentiel véritable. C’est non plus la psychologie au service du réel, mais l’inverse !

(2)    Par de la gelée royale ? Du sirop de sureau ? Des comprimés d’échinacée ? Vous souriez déjà, n’est-ce pas ?

De Gucht (COMMISSION EUROPEENNE) et Sutherland (GOLDMAN SACHS) copains comme cochons…

“EU Trade Commissioner Karel De Gucht welcomes the Bhagwati-Sutherland [Goldman Sachs] Doha Report

(01/28/2011)

Statement by EU Trade Commissioner Karel De Gucht on the Doha Report led by Professor Jagdish Bhagwati and Peter Sutherland (Chairman Goldman Sachs International):

“I welcome the international expert report on the need to conclude the Doha round – just ahead of the EU’s and its trade partners’ gathering in Davos to look at giving the negotiations a real kick-start. Today’s report is a timely reminder of the huge economic benefits that striking a deal will bring to all corners of the globe as well as the importance of reinforcing the role of the WTO in global trade governance. At the same time, it sends a healthy warning of the risks associated with failure.”

(source : www.trade.ec.europa.eu)

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Bankster’s & Bitch’s Day Off” (collage inspired by Benetton [TM])

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« La pieuvre Goldman Sachs

Publié le 18-11-11 (Reuters)

La toute-puissante banque américaine Goldman Sachs, surnommée “Government Sachs” à Washington, dispose aussi d’un réseau impressionnant dans les instances dirigeantes européennes.

Qu’on en juge : les deux “Super Mario” ont travaillé pour elle. Le premier, Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne depuis le 1er novembre, a été vice-président de la branche européenne de la banque d’affaires de 2002 à 2005, au moment même où la banque a aidé la Grèce à maquiller ses comptes.

Le second, Mario Monti (photo), nouveau président du Conseil italien, est entré dans le cercle très fermé des conseillers internationaux de la banque lorsqu’il a quitté son poste de commissaire européen en 2005.

Un Français et un Allemand

Deux autres anciens de Goldman Sachs sont à la manoeuvre dans le sauvetage de la zone euro.

Côté allemand, Paul Achleitner, le président du géant allemand de l’assurance Allianz, conseille le directeur général du Fonds européen de Stabilité financière (FESF), Klaus Regling. Avant de rejoindre Allianz, il a travaillé pendant douze ans pour la banque d’affaires américaine.

Côté français, Philippe Gudin de Vallerin, chef du service des politiques macroéconomiques et des affaires européennes à la direction générale du Trésor, épaule le directeur du Trésor Ramon Fernandez dans la préparation technique des sommets et des négociations européennes. Il a été de 1997 à 2003 économiste de Goldman Sachs à Paris, puis responsable de la division obligataire, qu’il précise avoir quittée du fait d’un désaccord sur les orientations stratégiques.

Sophie Fay »

(source : www.nouvelobs.com)

NIE WIEDER VAKUUMKAPITALISMUS !!! What do you STINKING POLITICIANS need in order to WAKE UP ?

“It’s all because of these fucking Jewish bankers !”

For the umpteenth time, a confused YouTuber made a racist comment on a vid about Goldman Sachs. For the umpteenth time, I had to explain to him / her that no all Jewish people live in luxury and that even those who do are not all assholes. Culture and / or race have got nothing to do with the ruthless assaults on democracy and on the people by the banking scum of the Earth.

The dichotomy lies elsewhere, namely in the distinction between civilized and uncivilized. The Lloyd Blankfeins (CEO of Goldman Sachs) of this world are predators, they’re animals, but without souls (“anima“), they’re barbarians, without any regard for humanity, justice or culture, modern day Machiaveli’s for whom the end justifies all means. They’re empty creatures who want it all for themselves and who listen to Beethoven while they crush the poor and the helpless…

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« Warren Buffett soutient Goldman Sachs

 L’Expansion.com (publié le 03/05/2010)

Le milliardaire américain, qui avait investi cinq milliards de dollars dans la banque en pleine crise financière, a apporté lundi son soutien à Goldman et à son PDG Lloyd Blankfein.

 

Warren Buffett contrôle la holding Berkshire Hathaway

(Ceci n’est pas la photo annexée à l’article !)

L’investisseur américain Warren Buffett, qui contrôle la holding Berkshire Hathaway, a apporté lundi son soutien à la banque d’affaires Goldman Sachs et à son PDG Lloyd Blankfein, disant qu’il ne voyait pas de problème avec une transaction ayant déclenché une plainte des autorités.

“Je ne vois pas de problème avec la transaction en question”, a souligné M. Buffett, interrogé sur la chaîne de télévision américaine CNBC sur la “fraude” dont est accusé Goldman Sachs. “Il y a toujours quelqu’un de l’autre côté d’une transaction”, a-t-il précisé.

La banque est accusée par le gendarme de la Bourse, la SEC, d’avoir vendu à des investisseurs un produit financier complexe, adossé à des actifs immobiliers à risque, sans leur dire que ce produit avait été conçu par le fonds d’investissement Paulson qui pariait sur la chute de ces actifs.

Cette affaire, et une enquête parallèle du Congrès puis de la justice fédérale américaine, ont fait chuter le cours de Goldman Sachs la semaine dernière.

Mais lundi, M. Buffett, qui avait investi cinq milliards de dollars dans la banque en pleine crise financière en 2008, a apporté son entier soutien à un établissement avec lequel il est en affaires “depuis 44 ans”. “Nous sommes une bien plus grande société grâce à Goldman Sachs”, a-t-il souligné.

Quant à son PDG, dont certains évoquent une possible démission pour tourner la page, M. Buffett a souligné que “Lloyd Blankfein a fait un très bon travail pour diriger Goldman Sachs”. “Je préfère le voir lui que qui que ce soit d’autre à cette place”, a-t-il ajouté.

Lundi l’action Goldman Sachs reprenait 2,31% à 148,56 dollars vers 14h30 à la Bourse de New York.

M. Buffett, le troisième homme le plus riche du monde, est surnommé “l’oracle d’Omaha” en raison de la sagesse et de la prudence de ses investissements. »

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Watch the little bitch sing in tune in front of Sen. Levin. What these bastards need, the only thing they truly understand is (political) force !

SO HOW MUCH LONGER ARE YOU STINKING POLITICIANS GOING TO BE THE ACCOMPLICES OF THIS SILENT TYRANNY ???

And you ?…

Yes, you ! Who paid for the German reunification ? Don’t you think you ought to be a little humbler ?…

Que cette Europe du fric, cette Europe des commissaires non élus, cette EUROPE ANTIDEMOCRATIQUE aille se faire foutre grave !!!

Que l’on mette une fois pour toutes un terme aux accusations de poujadisme ou de démogagie ! S’ils ne sont pas des chienchiens de la finance, les pantins ci-dessus (et bien d’autres) n’en sont pas moins des incompétents notoires régis par des dogmes obscurs et irrationnels qui leur imposent de renier ceux qui les ont, par leur voix, portés au pouvoir ! Qu’ils assument donc d’être la lie de la civilisation, ou qu’ils changent leur fusil d’épaule ! On ne peut pas continuer de demander au citoyen lambda de bêler avec le troupeau si, en même temps, il ne cesse de se faire enculer par ceux qui sont supposé guider celui-ci !

Oui, il faut une Europe unifiée (ne serait-ce que pour éviter une réédition des bains de sang du siècle dernier), mais pas n’importe comment ! Imaginer fonder les Etats-Unis d’Europe n’a strictement aucun sens, car les Etats qui constituent les USA n’avaient pas, préalablement à leur unification, d’histoire ou de culture séculaire propre derrière eux. Souhaite-t-on unir l’Europe en faisant table rase de tout ce qui a précédé, de tout ce qui contribue à façonner et à faire la vraie richesse de notre continent ? Veut-on une Europe-hamburger où seul compte le fric ?

QUELQUES EXIGENCES DE BASE :

1/ la fin de toute nomination à des postes publics européens d’envergure : l’élection doit devenir la règle ! Dans cette attente, les commissaires et autre pseudo-président de l’Union doivent fermer leur grande gueule et s’abstenir de donner des leçons aux Etats. De Gucht, si tu voulais continuer de jouer dans le bac à sable belge, il ne fallait pas te faire nommer fonctionnaire européen ! Arrête donc d’emmerder Rehn pour qu’il fasse pression sur la gauche belge et boucle-là, ça te changera ! Une Europe majoritairement non élue et à la botte des puissances du fric n’a aucune légitimité pour contester ou influencer les politiques que choisissent de mener les Etats ! Si la Commission ou le Conseil s’avisait malgré tout de mettre la Belgique à l’amende en raison d’un budget qui n’aurait pas été remis dans les temps ou qui ne tiendrait pas compte des nouveaux diktats de la droite européenne, leur image serait écornée et l’Europe en serait vilipendée jusque dans l’un des pays les plus europhiles (ou mous, c’est selon). Par conséquent, il va sans dire qu’ils s’en abstiendront, et tout le monde le sait ! Inutile, donc, d’agiter cette pseudo-menace. On t’a assez vu maintenant, toi et ta clique d’aliens, Karelke !

2/ la fin de la pensée unique européenne, qui voit gauche et droite applaudir de concert toute avancée, fût-elle minime, simplement parce que “c’est l’Europe et qu’il faut faire avancer l’Europe”. Ce temps-là est révolu ! Fi des démocrates et des républicains européens ! Ce dont l’Europe a besoin, c’est de débat et de confrontation d’idées, si tant est que tous les acteurs politiques ne soient pas encore brainwashés, dans leur petite ville dans la ville (Parlement européen) ou leurs petites forteresses (Conseil, Commission), à l’abri de la puante plèbe, qui, décidément, ne comprend vraiment rien à ce qui est bon pour elle ! Il faut qu’une vraie gauche européenne – ni communiste à l’ancienne, ni libérale capitaliste délavée à la Cohn Bendit – se lève enfin pour rendre aux individus, aux citoyens et aux peuples l’espoir d’une alternative à la société pyramidale d’esclaves contemporains qu’est en train de dessiner au forceps la droite Goldman-Sachs-Merkozy ! Si elle ne le fait pas maintenant, elle ne le fera jamais et elle signe d’ores et déjà son extinction ! Il serait donc temps que la gauche actuelle se penche sur ses errances idéologiques et gestionnaires depuis la chute du Mur, en analysant ce que ces dernières ont bien pu, depuis lors, lui rapporter !

3/ une Europe citoyenne et démocratique qui ne vende pas son cul à la finance. Les fauteurs de troubles sont clairement identifiés : ce ne sont pas les citoyens qui ont imaginé les Credit Default Swaps et pollué ainsi l’économie dans son ensemble. Ce n’est donc pas aux citoyens qu’ il appartient de nettoyer la merde des fumeurs de cigares ! Ce sont les banques, les agences de notation, les bourses qu’il convient de mettre au pas, non le volet ‘dépenses’ du budget des Etats !

4/ le rejet virulent de toute harmonisation sociale européenne par le bas : c’est le standard le plus haut qui doit prévaloir pour tous, dans tous les domaines ! Proprement révolutionnaire alors que l’on invite le Belge à concurrencer le Chinois, n’est-ce pas ? Dans le cas contraire, l’Europe n’a aucun sens et elle n’a qu’à aller se faire foutre !

5/ la fin du dogme de concurrence : l’homme ne pourra s’affranchir de sa condition animale et ainsi poursuivre son évolution que s’il n’y est pas perpétuellement rappelé ! La concurrence ne structure pas, elle fragmente, divise, oppose et, poussée dans sa logique ultime, anéantit ! La concurrence est donc idiote sauf pour qui divise aux fins de régner, et il importe de démolir le pilier qui a été érigé en son honneur dans le temple de Barcelone !

En d’autres termes, mieux vaut pas d’Europe du tout que celle que Goldman Sachs est en train de nous pondre !

NB : ce qui précède n’a pas été écrit par quelque tête brûlée, mais par quelqu’un qui s’est engagé politiquement pendant près de vingt ans (sans espérer ni exiger le moindre petit poste de pistonné !), et a donc pratiqué la politique d’assez près pour savoir que toutes les marques de savon qu’on nous vend utilisent, à peu de choses près, les mêmes ingrédients, que les pêcheurs qui lancent leur ligne à l’approche des élections se retrouvent quasiment tous autour de la même mare, qu’un sujet tabou chez les uns l’est aussi chez les autres, qu’aucun ne se donne les moyens de concevoir une véritable alternative, tant tous sont pris dans le tourbillon de l’immédiateté, que le vrai changement et la différence leur font peur, en réalité, et que les idéaux ne sont plus que des vitrines, les mots des pièges, et le langage des clichés figés.

“Si tous les dégoûtés s’en vont, il ne reste que les dégoûtants”, dit l’expression. Mais c’est une expression à double tranchant, car si les dégoûtés restent, qu’est-ce qui les empêchera, une fois lucides, de devenir dégoûtants à leur tour face aux petits soldats du parti bien obéissants et dénués de capacité de réflexion, face aux petits autocrates bouffés par leur ego mais qui seraient bien en peine de nommer une seule réalisation significative à mettre à leur actif, face à tous les petits intrigants dont l’occupation première est de se débarrasser des idéalistes qui pourraient faire de l’ombre à leur médiocrité, face, en somme, à cette nuée de Narcisse putrides en vase clos qui s’imaginent être nés pour décider pour autrui !

Grèce : “un homme qui a faim n’examine pas la sauce”… (Socrate)

Tous ensemble unis pour le meilleur

Mais je ne me sentais pas de taille

Poids plume parmi les conquérants

Avec mes vieilles idées, mes ruines

Eros, philos, agora, demos

Sophia, Thanatos, khaos, theos

Autant de chimères qui ne battent pas monnaie…

Mais, toi, ma reine, tu t’es souvenue de moi

« Viens », m’as-tu lancé comme une sirène

Et je t’ai suivie…

Tu m’as parlé de lignes à ne pas dépasser,

De frontières

Puis d’épreuves structurantes

Je n’ai pas tout compris

Puis tu m’as dit : « adapte-toi »

« Transpire, produis, accélère la cadence ! »

Faisant de moi l’expiatoire victime

D’un hédonisme honni…

______________

Photos personnelles :

1/ un pope qui passe devant le Parthénon

2/ l’Acropole, vue depuis le Pnyx

3/ la prison de Socrate

4/ l’escalier d’accès au Parthénon

5/ le théâtre de Dyonisos

6/ la relève de la garde, place Syntagma

Photo Google :

7/ Europe, La Femme chevauchant la Bête (statue à l’entrée du Juste Lipse, le bâtiment qui abrite le Conseil européen)

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